Ordre du Temple solaire .

27/09/2011 17:49 par TueursEnSerie

  • Ordre du Temple solaire .

    Ordre du Temple solaire .

    27/09/2011 17:49 par TueursEnSerie

L'Ordre du Temple Solaire (OTS), autrefois nommé Ordre International Chevaleresque de Tradition Solaire, était un groupe ésotérique néo-templier fondé en 1984 à Genève par Luc Jouret. L'OTS est considéré comme une secte par le rapport de la commission d'enquête parlementaire de 1995, et principalement actif en France, en Suisse et au Canada. Ce groupe a été impliqué dans des affaires de suicides collectifs dans ces trois pays.

 

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 ' la salle de culte de l'Ordre du Temple du soleil '


 

Dogme et croyance :

 

 Selon "Peronnik" (un pseudonyme recouvrant plusieurs auteurs appartenant à la même école spirituelle) dans le livre Pourquoi la Résurgence de l'Ordre du Temple ?

Tome Premier : Le Corps 1975, les buts de "l'Ordre Souverain du Temple Solaire" étaient au nombre de sept : Rétablir la notion exacte d'Autorité et de Pouvoir dans le monde. Affirmer la primauté du spirituel sur le temporel. Redonner à l'homme la conscience de sa dignité. Aider l'humanité en son passage. Participer à l'Assomption de la Terre sur les trois plans : corps, âme, esprit. Concourir à l'unité des Églises. Œuvrer à la jonction Chrétienté-Islam. Préparer le Retour du Christ en gloire solaire. Enfin, aucun lien n'existe entre ce groupe spirituel, dont l'appellation est bien antérieur à 1984 (la preuve, ce livre) et les fondateurs de l'OTS. Il est probable que l'appellation choisie en 1984 était volontairement ambiguë, car quelques textes d'enseignement de l'OTS reprenaient, en les déformant, certaines idées exprimées dans l'ouvrage ici cité.

 

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Fonctionnement :

 

 A double sens : Fonctionnement interne et caché : "L'Ordre du Temple Solaire est placé sous l'obédience absolue de la Synarchie du Temple. A cet effet, la Synarchie détient les pouvoirs les plus étendus ; ses membres sont et resteront secrets". Le Conseil de l'Ordre regroupe les membres dans des "loges" dirigées par un Commandeur de Région et trois Veilleurs. Progression par niveaux et grades (trois par niveau) : les Frères du Parvis, les Chevaliers de l'Alliance, les Frères des Temps Anciens. Fonctionnement externe manifesté : propagation de concepts thérapeutico-ésotériques par des associations et des sociétés commerciales : Association internationale Archedia Sciences et Tradition, Clubs Archedia, Clubs Amenta, Clubs Agata puis Clubs Atlanta. Les Clubs dispensent l'enseignement de Jouret à deux niveaux : La "Branche Sciences et Tradition", ouverte à tous publics, offre une "formation expérimentale". La "Branche Tradition Solaire", réservée aux adhérents de la première Branche, assure une "formation spirituelle et philosophique" ou une "connaissance intuitive".

 

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Caractère sectaire :

 

 Prééminence de Di Mambro, l'ordonnateur, et de Luc Jouret, l'illuminé. Ils commandent, tous les autres doivent obéir. Contrôle hiérarchique absolu, dépendance totale pour la progression dans l'Ordre. Explications exclusives sur tout. Celles qui viennent d'ailleurs sont repoussées et interdites : "Hormis l'enseignement donné ... aucun autre enseignement, doctrine, théologie, philosophie, théorie ou concept à caractère spirituel, initiatique, ésotérique ou métaphysique, ne peut être propagé, dispensé ou introduit par quiconque à l'intérieur de l'Ordre TS" (Article 23 Règles de l'Ordre TS). Assujettissement des adeptes Templiers. Ils remettent des fortunes pour faire triompher l'Ordre dans le monde. Ils se rendent d'un pays à l'autre sur ordre, de la Martinique, lieu de refuge, au Canada, lieu de sauvetage quand la fin des temps viendra. Ils entassent provisions et armes, construisent des abris souterrains pour passer le cap de l'apocalypse. Au "Jour de l'Appel" décidé par le couple Mambro/Jouret, les convoqués se rendront en Suisse.

 

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Historique :

 

 Les deux dirigeants de l'OTS sont Joseph Di Mambro, cerveau et maître des finances de l'organisation, et Luc Jouret, médecin, fondateur de l'Ordre et recruteur. Luc Jouret (1947, ex-Congo belge - 1994, Salvan, Suisse) a eu une carrière chaotique. Diplômé en médecine à l'Université Libre de Bruxelles en 1974, il se spécialise en homéopathie, qu'il exercera plus ou moins régulièrement quinze ans durant, mais il s'intéresse parallèlement à des thérapies alternatives (macrobiotique, iridologie, etc...) et prend parti inconsidérément pour les guérisseurs à mains nues philippins qu'il a rencontrés à Manille à plusieurs reprises. Faisant fi de la déontologie médicale, Jouret soutient ces charlatans d'une chirurgie illusionniste par des conférences en France et à l'étranger. Sa rencontre en 1976 avec le suisse Di Mambro va le faire basculer définitivement dans la mouvance ésotérico-occultiste. Di Mambro, né en 1924, ancien patron horloger, fondateur en 1974 d'un mouvement ésotérique, la Fondation Golden Way, va devenir son guide. Jouret entre en 1983 dans l'Ordre rénové du Temple dirigé par Julien Origas et en sera même le grand maître éphémère de 1983 à 1984, après le décès de celui-ci. Il quitte cet ordre néo-templier pour créer le sien, l'OICTS. C'est Di Mambro, inspirateur et financier, qui tient les rênes de l'Ordre. Jouret s'emploiera de 1983 à 1993 à recruter des membres pour l'Ordre, privilégiant des postulants nantis, bien établis professionnellement et facilement manipulables. Plus tard, certains d'entre eux l'aideront à créer des ordres et centres affiliés en France métropolitaine, à la Martinique, au Canada, en Australie. Effectif maximal estimé à 350 personnes. Coup de froid au Québec avec la condamnation de Jouret à un an de probation pour une affaire embrouillée d'achat d'armes légères (juillet 1993). Des adeptes canadiens qui contestaient auparavant Luc Jouret obtiennent sa destitution de Grand Maître de la Fraternité Hermétique du Temple Universel. Il est remplacé par Robert Fallardeau. Di Mambro a regroupé l'élite dissidente de l'Ordre TS dans une École des Mystères. Une centaine d'adeptes convoqués à Avignon (84) en août 1994 apprennent que "l'Alliance Rose+Croix" (ARC) sera bientôt créée en remplacement de l'Ordre TS. Tout va alors se précipiter, les dissensions ne faisant qu'augmenter. Luc Jouret après avoir pris la succession du Grand Maître de l'ordre rénové du Temple, en 1983, fut expulsé de l'ORT en 1984. Extrait de la lettre expédiée par la Commanderie Générale de l'Ordre Rénové du Temple le 16 juillet 1984 : « Malgré tous nos efforts de conciliation, la scission a été inévitable, non pas de notre fait, mais du fait de Maître LUC qui a créé son propre Ordre "Tradition Solaire" avec siège en Suisse, n'entrainant avec lui, heureusement que peu de membres. Nous précisons que cette association n'a rien à voir avec l'Ordre Rénové du Temple. » Autre lettre datée du 25 février 1985 : « Nous savons que certains d'entre vous reçoivent encore du courrier en provenance de l'association "Tradition solaire" dirigée par le Dr Luc JOURET et dont le siège est en Suisse. Nous vous demandons :

 1. de refuser dorénavant toute correspondance émanant de cette association, avec mention "retour à l'envoyeur"

2. de refuser également tout rendez vous qui pourrait vous être proposé par un membre de cette association. »

 L'OTS fut plus tard renommé « Ordre du Temple Solaire ». Officiellement, il fut dissous en 1994.

5 octobre 1994 : 48 membres périssent assassinés par balle et brûlés en Suisse (Cheiry et Salvan) et au Canada (Morin-Heights). La part d'assassinat et de suicide reste mystérieuse.

 23 décembre 1995 : 16 adeptes (dont 3 enfants) sont brûlés en France dans le massif du Vercors, près de la commune de Saint-Pierre-de-Chérennes.

1997 : Unique prévenu dans le cadre de l'affaire du Temple solaire, le chef d'orchestre et compositeur Michel Tabachnik publie pour sa défense Bouc émissaire. Dans le piège du Temple Solaire, avec une préface de Pierre Boulez.

25 juin 2001 : le tribunal correctionnel de Grenoble relaxe Michel Tabachnik. 27 oct 2006 : Le cinéaste Yves Boisset a affirmé devant la Cour d'appel de Grenoble que les enquêteurs travaillant sur l'Ordre du temple solaire (OTS) et la « tuerie-suicide » en 1995 de 16 adeptes de cette secte dans une forêt du Vercors avaient négligé le côté « politico-mafieux » de l'affaire. Il a nommément mis en cause Charles Pasqua et a parlé de « trafics d'armes entre le Canada et l'Angola », ce que le journal Le Monde a nommé Angolagate.



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_ Octobre 1994 1er massacre :



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Crimes, suicides et incendies en série du 4 au 6 octobre 1994. 53 morts, tous membres de l'Ordre, recensés au Québec (5) et en Suisse (48). Ils ont été découverts carbonisés dans des demeures incendiées, après avoir été poignardés à Morin Heights, Québec ; tués par balles à Cheiry ou drogués à Salvan, Suisse. Victimes toutes identifiées. En Suisse : 19 français, 17 suisses, 9 canadiens. 25 femmes, 17 hommes et 6 enfants. Au Canada : 3 canadiens, 2 suisses. Les médias de nombreux pays ont relaté cet événement-choc. C'était la première fois qu'un massacre de cette importance se produisait en Europe, provoqué bien entendu par un groupe sectaire privé. Le 6 octobre, Joseph Di Mambro, membre de la Synarchie du Temple, remet à Patrick Vuarnet, membre suisse de l'Ordre qui a été épargné, 300 enveloppes avec mission de les expédier de Genève le lendemain. Dans ces enveloppes quelques textes titrés "Transit pour le Futur, La Rose-Croix, Aux Épris de Justice, A tous ceux qui peuvent encore entendre la voix de la Sagesse ..., nous adressons cet ultime message". S'y ajoute, dans quelques unes, copie d'une lettre adressée au Ministre de l'Intérieur français, à la formule d'appel irrévérencieuse, "Très cher Charlie". La lettre se veut explicative : "rétablir la vérité quant aux faits qui ont précipité notre départ", mais ne contient aucun fait tangible, sinon la condamnation (infime) de Luc Jouret au Québec en 1991. Alors qu'aucun fait n'a affecté l'Ordre en France, la responsabilité de l'issue fatale est imputée aux pouvoirs français. "Nous vous accusons d'avoir délibérément voulu détruire notre Ordre et d'en avoir fait une raison d'état", "Nous vous accusons, Monsieur Pasqua, d'avoir prémédité un assassinat collectif", "Nous avons par conséquent décidé de quitter les plans terrestres prématurément car nous sommes conscients de votre volonté de détruire l'Oeuvre que nous avons accomplie". Les autres textes cités ci-avant, fortement chargés d'ésotérisme, sont parfois tout aussi révélateurs de desseins funestes : "Ceux qui ont enfreint notre code d'honneur sont considérés comme des traîtres. Ils ont subi et subiront le châtiment qu'ils méritent dans les siècles des siècles" (Ultime message, page 2). Dans leur paranoïa, les deux gourous de l'Ordre, Di Mambro et Jouret, s'estimant menacés gravement par des adeptes et des autorités policières et fiscales ont décidé de précéder l'Apocalypse en supprimant tout le produit de leur oeuvre. Ce fut le carnage infernal.

 

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Décembre 1995  2ème massacre :

 

 Dans la nuit du 15 au 16 décembre 1995, seize personnes - treize adultes et trois enfants de 2, 4 et 6 ans - ont été immolés par le feu dans une clairière d'un plateau du Vercors, près de Saint-Pierre-de-Chérennes (Isère). Huit Suisses et huit Français, dont notamment : côté Suisse, André Friedli, architecte, et Ute Vérona, fiancée de Patrick Vuarnet, qui sacrifiera Tanya, sa fillette de 6 ans côté France, Edith Vuarnet (elle fut triple championne de France de ski alpin) et son fils Patrick, Jean-Pierre Lardanchet, inspecteur à la Diccilee (ex-police de l'air et des frontières) et son épouse qui conduisirent à la mort leurs deux fils Aldwin et Curval âgés de 4 et 2 ans, Patrick Rustand, inspecteur à la Police judiciaire de Paris. L'enquête policière, rapidement menée, a déterminé que quatorze personnes avaient été tuées par une ou deux décharges de pistolet 22 long rifle, après avoir absorbé des sédatifs, puis incendiées à l'aide de white spirit. Les deux exécuteurs sont Jean-Pierre Lardanchet et Friedli. Ils se sont aspergés de white spirit et ont péri par le feu après s'être tiré une balle de 9 mm parabellum dans la tête (armes retrouvées près de leurs corps). Le Procureur de Grenoble a ouvert une information judiciaire pour "assassinats" et "association de malfaiteurs" avec possibilité de complicité extérieure.

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Mars 1997  3ème massacre :

 

 L'OTS a encore provoqué un "suicide collectif" de 5 nouvelles personnes à Saint Casimir au Québec le 22 mars ; 3 adolescents ont été retrouvés saufs. La police a découvert sur place des lettres "faisant état d'un départ de façon parabolique"

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  Belgique :

 ( Lien vers le site )

 

 

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Canada :

 

 Di Mambro et Jouret arrivent à Toronto en 1984, puis s'installent à Sainte-Anne-de-la-Pérade. Les membres sont initiés dans le club Archédia et travaillent pour la société Hydro-Québec. Ils élaborent une doctrine millénariste et apocalyptique, s'associent au Nouvel-Âge et à l'écologisme et ajoutent des références à l'ésotérisme et aux extraterrestres.

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France :

 

 le Procès de 2001 à Grenoble La commission d'enquête est reportée au mois d'octobre 2006. Le procès de l'ordre Temple Solaire ne cesse d'être repoussé. Peter Shirley Mc Boutin est toujours emprisonnée. Théories du complot autour de l'affaire[modifier] Selon le fils et frère de deux des victimes, Alain Vuarnet, les « suicides collectifs » des membres de l'Ordre du Temple Solaire en décembre 1995 dans le Vercors n'ont toujours pas été véritablement élucidés. Il s'est plaint de l'absence de coopération de la justice, qui a toujours refusé d'enquêter sur la piste d'un assassinat. Selon lui, du phosphore a été trouvé sur des lieux, dénotant l'usage de lance-flammes » certaines victimes avaient des sacs en plastique sur la tête, ce qui, selon la thèse de l'instruction, était un signe rituel ; enfin, certaines victimes ont été droguées. Quoi qu'il en soit, le fondateur de l'OTS, Luc Jouret, a eu des liens dans les années 1970 avec des membres de Gladio (L'Ordre du Temple Solaire : les secrets d'une manipulation). En outre, après avoir longtemps défendu la thèse du suicide collectif, le psychiatre Jean-Marie Abgrall a prétendu que l'ancêtre de l'OTS, l'Ordre Rénové du Temple - cité comme secte de 50 à 500 membres dans le rapport parlementaire français sur les sectes de 1995 - avait des liens avec Gladio. Selon une dépêche Reuters, l'avocat des parties civiles, Alain Leclerc, affirme que « Jean-Marie Abgrall a révélé que l'Ordre du Temple Solaire, de même que l'ORT avaient été créés et contrôlés par les services secrets français et étrangers ».

 25 février 2009. La thèse d'un « suicide collectif » à motivations « ésotériques », n'a pas non plus été explorée en tant que telle mais elle a été retenue comme version officielle . En effet, il y a la théorie de l'égrégore qui, selon un document rédigé en Suisse signé Ourdek de 1985, déclare :

« La destruction d'un égrégore ne peut être obtenue que par la mort par le feu de ses membres vivants, la destruction des symboles qui le concrétisent ou s'y rattachent, ainsi que tous les écrits qui y ont trait (rituel, archives, instruction, etc.). » Il s'agit d'un élément occulte et classique (y compris en magie) de destruction par le feu du corps physique, du double en détruisant l'image et tout ce qui s'y rattache (ce qui est confié au feu perdure, ce qui est détruit par le feu l'est à jamais). Ceci validerait plutôt l'hypothèse d'une décision concertée dans "le cercle intérieur" des décideurs et exécutants. Cette décision aurait été prise pour éviter "toute profanation" et tout "sacrilège" en terme occulte, lorsque les dirigeants se sont sentis menacés.

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Suisse :

 

 Le 5 octobre 1994, 25 personnes sont retrouvées mortes à Salvan, en Valais

 Le 5 octobre 1994, 23 personnes sont retrouvées mortes à Cheiry, dans le canton de Fribourg

Charles Manson .

27/09/2011 16:57 par TueursEnSerie

  • Charles Manson .

    Charles Manson .

    27/09/2011 16:57 par TueursEnSerie

Nom de naissance : Charles Milles Manson

Naissance : 12 novembre 1934 (76 ans) Cincinnati

         Ohio, (États-Unis)

Condamnation : 25 janvier 1971

Sentence : Prison à perpétuité

         Meurtres

Nombre de victimes : 9 à 35

 Période : 9 août 1969 – 5 septembre 1975

Pays : États-Unis

 État(s) : Californie




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Charles Milles Manson, né le 12 novembre 1934 à Cincinnati, en Ohio, aux États-Unis, est un criminel américain. Leader d'une communauté appelée « la famille » en pleine période hippie à la fin des années 1960, il s'est rendu célèbre par une série d'assassinats dans la région de Los Angeles en 1969. Il a été reconnu coupable, en 1971, du meurtre très médiatisé de l'actrice américaine Sharon Tate, épouse du réalisateur Roman Polanski alors enceinte, et de trois de ses amis. Il n'a pas commis lui-même les crimes, mais il en a été le commanditaire.

 

 

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' Sharon tate '

 

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Une enfance chaotique :

 

Charles Manson est né en 1934 de Kathleen Maddox et d'un certain colonel Scott. En 1939, alors que Charles Manson a cinq ans, sa mère est envoyée en prison cinq ans pour vol à main armée. L'enfant est alors placé chez son oncle et sa tante. Quand sa mère revient, son alcoolisme lui interdit d'avoir la garde de son enfant. Charles Manson est placé dans une école spéciale dans l'Indiana. À l'âge de 14 ans, il vole dans une épicerie. Il alternera alors les peines d'internement en « maison de redressement » et les périodes de liberté. À 16 ans, des médecins le jugent « agressivement antisocial ». À 18 ans, un psychiatre de la prison diagnostique un traumatisme psychique et « une grande sensibilité qui n'est pas parvenue à recevoir de l'amour et de l'affection ». Il se marie en 1957 et a un enfant. Mais sa femme le quitte lors de son incarcération suivante. En 1958, il tente de devenir proxénète et est incarcéré pour un chèque en bois. Selon certaines sources, Manson manifeste au début des années 1960 un bref intérêt pour la Scientologie, puis au milieu des années 1960 il développe une fascination pour les Beatles. Par la suite, il signera l'un de ces meurtres par Helter Skelter . Quand il est relâché de sa dernière peine, en 1967, il demande à rester en prison, qui est toute sa vie, mais sa demande est rejetée. Toutefois, une fois dehors, Charles Manson découvre une société transformée. Il va vivre sur la côte ouest et se fond dans les milieux hippie où il mène la vie de musicien routard.

 

 

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La « famille » dans le mouvement hippie :

 

 C'est à l'âge de 32 ans qu'il fonde une communauté hippie, dont il devient le leader charismatique, une réincarnation du Christ. Le groupe, qui finit par s'appeler « la famille », s'établit dans divers ranchs abandonnés de Death Valley, une région aride située à la frontière de la Californie et du Nevada. Ils y vivent de vols et de trafic de drogue. Les membres du groupe prennent des drogues, comme le veut le mouvement hippie de l'époque. De nombreux bébés naissent également. En associant des extraits de la Bible avec des textes de l'album blanc des Beatles, il conçoit une étrange prophétie selon laquelle les Noirs allaient bientôt dominer les Blancs et se tourneraient vers lui pour diriger leur nouvelle nation. Afin de précipiter cette prophétie, il demande en août 1969 à quelques-uns des membres de sa communauté d'aller commettre des assassinats dans les beaux quartiers de Los Angeles, meurtres dont il voulait ensuite faire accuser les Noirs.

 

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Helter Skelter et l'album blanc :

 

 The Beatles (communément appelé Double Blanc ou White Album en anglais) est un album des Beatles sorti en novembre 1968 dont Charles Manson fera une interprétation toute particulière, utilisant le sens prétendu des textes pour provoquer puis justifier les meurtres de l'été 1969. La chanson Helter Skelter désigne une attraction de fête foraine qui consiste en un toboggan en spirale. Manson utilise les mots « helter skelter » dans le sens de « désordonné » et « confusion ». Il donnera ce nom à sa vision d'une guerre apocalyptique entre les Noirs et les Blancs, qui doit commencer en 1969 et dont lui et sa communauté devraient être, au final, bénéficiaires puisque les Noirs, après leur victoire, incapables de contrôler le monde, se tourneront vers lui pour bénéficier de ses conseils. Dans l'attente de cette apothéose, la « famille » doit se cacher dans un abri dans le désert de la Vallée de la Mort. Dans Piggies (« Cochons »), une chanson de l'album écrite par George Harrison, métaphore dans laquelle les piggies sont les membres (blancs) de l'Establishment, il est dit ; « Ce dont ils ont besoin, c'est d'une sacrée bonne raclée » (« What they need's a damn good whacking. »), une phrase que Manson appréciait particulièrement. Le procureur, Vincent Bugliosi fera un parallèle avec ce passage ; « Vous pouvez les voir sortir dîner, avec leurs femmes cochon, attrapant fourchettes et couteaux, pour manger leur bacon » (« You can see them out for dinner / With their piggy wives / Clutching forks and knives / To eat their bacon »), et le fait que Leno LaBianca fut retrouvé avec un couteau dans la gorge et une fourchette plantée dans l'abdomen. Dans I Will, une autre des chansons de l'album blanc, Manson interprète un couplet qui dit « Et quand finalement je te trouverai, ta chanson remplira les airs. Chante-la fort que je puisse t'entendre et qu'il soit facile de te rejoindre » (« And when at last I find you / Your song will fill the air / Sing it loud so I can hear you / Make it easy to be near you ») comme une indication qui lui est donnée d'écrire une chanson (il avait un album en projet) pour qu'on puisse le retrouver dans son abri dans le désert.

 

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Les assassinats et le procès :

 

 Le 9 août 1969, Charles « Tex » Watson, Patricia Krenwinkel et Susan Atkins, membres de la « famille », pénètrent dans la maison de Sharon Tate, femme de Roman Polanski, alors enceinte de 8 mois, et la tuent, ainsi que quatre autres personnes (Abigail Folger, Jay Sebring, Wojciech Frykowski et Steven Parent, un ami du gardien). L'une des adeptes, Linda Kasabian, qui faisait le guet, obtient plus tard une immunité juridique pour avoir témoigné contre le groupe. Le lendemain, Watson, Atkins et Van Houten assassinent Leno et Rosemary LaBianca, un riche couple de Los Angeles. Les membres de la « famille » sont également responsables du meurtre de Gary Hinman, professeur de musique à Topanga Canyon. Ils sont suspectés d'avoir commis bien d'autres meurtres, notamment celui de Donald Shea. Le procès de la « famille Manson » sera le plus long et le plus coûteux de l'histoire judiciaire des États-Unis. Charles Manson n'était pas présent sur les lieux des meurtres, mais il est déclaré coupable le 25 janvier 1971 pour avoir dirigé les assassins et condamné le 29 mars à la peine de mort. Cette sentence est commuée en une peine de prison à vie après l'annulation par la Cour Suprême des peines capitales jugées avant 1972. Dès le premier jour de son procès, il arbore un « X » incisé sur le front avec un couteau. Plus tard, ses disciples en liberté, en signe de loyauté, marqueront également leur front avec un « X ». Le « X » de Manson deviendra une croix gammée des années plus tard, sa première apparition publique avec la croix gammée sera l'interview qu'il donne au journaliste Tom Snyder pour l'émission Tomorrow de la NBC, le 13 juin 1981.

 

 

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'Adaptes  de Manson '


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Depuis 1975 :

 

 Le 5 septembre 1975, un autre membre de la « famille », Lynette « Squeaky » Fromme, tente, sans succès, d'assassiner Gerald Ford, le président des États-Unis. Le 23 mai 2007, la onzième demande depuis 1978 de liberté conditionnelle de Charles Manson est rejetée par l'administration pénitentiaire de Californie (il est actuellement détenu à la Prison d'État de Corcoran). Charles Manson n'est plus admissible à une nouvelle audience avant 2012.

 

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 ' Charles Manson en 2009 '

 

 En novembre 2009, Matthew Roberts, un DJ californien de 41 ans, a annoncé qu'il avait découvert à 29 ans que son père biologique était Charles Manson. Enfant adopté, Matthew avait d'abord retrouvé sa mère biologique, qui lui avait expliqué avoir appartenu brièvement à la secte de Manson et être tombée enceinte après qu'il l'eut violée en 1967. Elle était ensuite retournée dans sa famille, puis avait donné à l'adoption l'enfant après sa naissance, en mars 1968. Matthew Roberts a publié plusieurs documents, dont des éléments de correspondance avec Manson dans lesquels il aurait confirmé avoir connu la mère en 1967 et déclare qu'il pourrait être le père. Il y eut en effet de nombreuses naissances au sein de la communauté de Manson, dont plusieurs bébés nés de viols. Charles Manson eut un enfant, Michael Valentine Manson, avec l'une des adeptes, Mary Brunner.

Ottis Toole .

27/09/2011 14:17 par TueursEnSerie

  • Ottis Toole .

    Ottis Toole .

    27/09/2011 14:17 par TueursEnSerie

Naissance : 5 mars 1947 Jacksonville

          Floride, (États-Unis)

Décès : 15 septembre 1996 (à 49 ans)

(États-Unis)

Cause du décès : Maladied du foie

                (due au sida)

 Condamnation : 1984

Sentence : Peine capitale commuée en prison à perpétuité

   Meurtres

Nombre de victimes : 114

Période : 1976 – 1983

Pays : États-Unis

État(s) : Floride

Arrestation : 1983



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Ottis Toole (5 mars 1947 - 15 septembre 1996) était un tueur en série et cannibale américain qui a été reconnu coupable de six meurtres en 1984 alors qu'il en confessait une centaine. Il est né en 1947 à Jacksonville, en Floride. Violé depuis son plus jeune âge par son père, puis par son beau-père, il est poussé à la prostitution masculine par sa sœur aînée et initié à des rituels diaboliques par sa grand-mère. En effet, cette dernière étant sataniste, elle l'oblige à participer à des sacrifices d'animaux et à des profanations de cadavres qu'elle déterre elle-même dans les cimetières. Il commet son premier meurtre avec cannibalisme à 14 ans. Arrêté pour la première fois en août 1964 pour vol, il est très vite relâché. Sa vraie carrière d'assassin commence en 1976, quand il rencontre Henry Lee Lucas, qui devient son amant. Il est de nouveau arrêté en 1983 en Floride, et est reconnu coupable du meurtre de George Sonnenberg et Ada Johnson puis avoue 4 autres meurtres dont celui de Adam Walsh. Il avoue ensuite avoir commis 108 homicides avec Lucas. Ottis Toole est condamné à la peine de mort en 1984, peine commuée ensuite en prison à vie. Il meurt en détention d'une maladie opportuniste du foie liée au sida le 15 septembre 1996.


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Gerard Schaefer .

27/09/2011 11:43 par TueursEnSerie

  • Gerard Schaefer .

    Gerard Schaefer .

    27/09/2011 11:43 par TueursEnSerie

Nom de naissance : Gerard John Schaefer

 Naissance : 25 mars 1946 Atlanta

               Géorgie (États-Unis)

Décès : 3 décembre 1995 (à 49 ans)

           Prison d'État de Starke, Floride

 (États-Unis)

Cause du décès : Coups de couteau (40 coups)

Condamnation : Octobre 1973

Sentence : Prison à perpétuité

           Meurtres

Nombre de victimes : 2-34

Période : 27 septembre 1972 – Avril 1973

 Pays : États-Unis

État(s) : Floride

Arrestation : 1973



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Gerard John Schaefer, né le 25 mars 1946 et mort le 3 décembre 1995, était un tueur en série américain qui présente la particularité d'avoir sévi alors qu'il exerçait la profession de policier. Alors qu'il n'a été condamné que pour 2 meurtres, il est pourtant suspecté de nombreux autres homicides. Bien qu'il ait de nombreuses fois clamé son innocence, en privé, Schaefer s'est vanté - à l'oral et par écrit - d'avoir tué plus de 30 femmes et jeunes filles.

 

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Jeunesse :

 

 Gerard John Schaefer fut élevé à Atlanta, Georgie jusqu'en 1960, date à laquelle sa famille et lui emménagèrent à Fort Lauderdale en Floride. Schaefer ne s'entendait pas très bien avec son père. Il pensait qu'il lui préférait sa sœur. Durant son adolescence, Schaefer devint obsédé par les culottes de femmes et devint un voyeur, espionnant une petite voisine du nom de Leigh Hainline. Plus tard, il admettra avoir tué des animaux dans son enfance et s'être travesti, bien que certaines fois il ait argué que c'était uniquement pour éviter l'enrôlement pour la guerre du Viêt Nam (qu'il finit par faire quand même) Le Q.I. de Schaefer a été évalué à 130, donc dans la tranche très supérieure, et il était un autodidacte qui s'investissait énormément sur les sujets qui l'intéressaient. Après avoir obtenu son diplôme au lycée St. Thomas Aquinas à Fort Lauderdale en Floride en 1966, Schaefer entra à l'Université, période pendant laquelle il se maria. En 1969 il devint enseignant mais fut rapidement licencié pour "comportement totalement inapproprié" selon le principal. Après avoir tenté de devenir prêtre, Schaefer se tourna vers un métier de loi et fut diplômé de l'école de police fin 1971 à l'âge de 25 ans.

 

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Arrestation :

 

 Le 21 juillet 1972, Schaefer, alors qu'il était en patrouille, prit deux adolescentes en stop. Il les enleva, les emmena dans un coin isolé d'une forêt, les attacha à un arbre et menaça de les tuer ou de les vendre à un réseau de prostitution. Cependant, il reçut un appel du central et dut partir en mission, laissant les filles là. Il promit de revenir "finir ce qu'il avait commencé". Les deux jeunes filles qui avaient entre 17 et 18 ans, réussirent à se détacher et à aller au commissariat le plus proche qui s'avéra être celui de leur propre ravisseur. Quand Schaefer retourna dans les bois et constata que ses victimes n'étaient plus là, il appela le commissariat et dit qu'il avait fait « quelque chose de stupide », expliquant qu'il avait fait semblant d'enlever deux auto-stoppeuses et de les menacer de mort pour leur faire peur et les dissuader d'utiliser un moyen de transport aussi irresponsable. Le supérieur de Schaefer ne le crut pas et le fit revenir au commissariat où il lui retira son insigne et l'inculpa de séquestration et agression. Schaefer paya sa caution et fut relâché. Deux mois plus tard, le 27 septembre 1972, Schaefer enleva, tortura et tua Susan Place, 17 ans, et Georgia Jessup, 16 ans. Il les enterra sur l'Île Hutchinson. En décembre de cette même année, Schaefer fut jugé pour l'enlèvement des deux adolescentes qui s'étaient échappées en juillet. Grâce à un accord, il plaida coupable sur le seul chef d'accusation d'agression aggravée et il ne fut condamné qu'à un an d'emprisonnement.

 

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Condamnation pour meurtres :

 

 En avril 1973, plus de six mois après leur disparition, les restes décomposés de Susan Place et Georgia Jessup furent retrouvés. Elles avaient été attachées à un arbre d'une certaine façon et avaient disparu alors qu'elles faisaient de l'auto-stop. Les similarités avec l'affaire des deux filles qui s'étaient échappées firent que la police obtint un mandat de perquisition pour la maison de Schaefer qu'il partageait avec sa femme et sa mère qui était à l'époque divorcée. Dans la chambre de Schaefer, la police trouva des nouvelles morbides qu'il avait écrites. Elles étaient remplies de descriptions de tortures, viols et meurtres de femmes que Schaefer désignait communément comme « putes » et « salopes ». Plus accablant, les autorités trouvèrent dans ses affaires personnelles des bijoux, des journaux intimes ainsi que des dents d'au moins 8 jeunes femmes et adolescentes qui avaient disparu les années précédentes. Certains bijoux appartenaient à Leigh Hainline, qui était sa voisine lorsqu'ils étaient adolescents; Hainline avait disparu en 1969 après avoir dit à son mari qu'elle le quittait pour un ami d'enfance. On trouva aussi parmi ses affaires un porte-monnaie qui fut identifié comme étant celui de Susan Place. La mère de Susan reconnut plus tard Schaefer comme étant l'homme qu'elle avait vu avec sa fille et Georgia Jessup juste avant leur disparition. La fouille à son domicile a permis également de retrouver chez lui des papiers d'identité ayant appartenu à une trentaine de filles qui avaient disparu et dont on n'a jamais retrouvé les corps ainsi que des écrits où Schaefer exprime ses fantasmes nécrologiques, nécrophiliques, de strangulation, etc... Schaefer fut inculpé des meurtres de Place et Jessup. En octobre 1973, il fut déclaré coupable et il écopa de 2 peines d'emprisonnement à perpétuité (et non à la peine capitale, puisqu'à l'époque de son procès, en 1973, la peine de mort avait été suspendue en Floride). Les autorités conclurent rapidement qu'il était très probablement lié à la disparition d'environ 30 femmes et adolescentes. Place et Jessup ne furent probablement pas les dernières victimes de Schaefer. 2 adolescentes de 14 ans disparurent alors qu'elles faisaient de l'auto-stop quelques semaines après les meurtres de Susan Place et Georgia Jessup. Leurs corps furent découverts plus tard et des bijoux appartenant à l'une des victimes furent également trouvés dans la maison de Schaefer.

 

 

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 Mode opératoire :

 

 Schaefer utilisait sa fonction d'adjoint avec sa voiture de service pour prendre des jeunes auto-stoppeuses en les mettant en garde sur le danger de l'auto-stop. Il les raccompagnait chez elles et ils s'échangeaient les numéros de téléphone. Schaefer les recontactait pour leur proposer de les accompagner aux endroits qu'elles souhaitaient. Il les emmenait dans un bois, les ligotait avec des cordes et les pendait à des branches d'arbre de façon à ce que leurs doigts de pied touchent à peine le sol pour qu'elles puissent après quelques heures se pendre elles-mêmes, mais Schaefer les détachait juste à temps avant qu'elles aient péri! Il les obligeait à boire de l'alcool pour par la suite les photographier pendant qu'elles urinaient et déféquaient, c'était l'un de ses fantasmes. Ensuite il les pendait à nouveau et terminait par la strangulation qui d'ailleurs était véritablement une obsession chez lui. Pour finir, il violait les corps, il les démembrait et se masturbait au-dessus des restes.

 

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Emprisonnement et mort :

 

 Schaefer fit appel de sa condamnation, clamant que c'était un coup monté. Tous ses pourvois furent rejetés. Plus tard, Schaefer commença à vouloir poursuivre en justice certaines personnes pour des motifs extravagants, par exemple un écrivain parce qu'il l'avait décrit comme un homme étant en surpoids. Il essaya également de poursuivre en justice les auteurs Colin Wilson et Michael Newton et l'ancien agent du FBI Robert Ressler pour l'avoir décrit (Schaefer) comme un tueur en série. Toutes les plaintes de Shaefer furent déboutées. Le 3 décembre 1995, Schaefer fut retrouvé poignardé à mort dans sa cellule de la prison de Starke, la prison d'État de Floride. Il avait reçu 40 coups de couteau à la tête et à la nuque par un co-détenu, Vincent Rivera. En 1999, Rivera fut reconnu coupable d'avoir tué Schaefer et écopa de 53 ans et 10 mois à purger en plus de la condamnation à perpétuité plus 20 ans qu'il purgeait déjà pour un double meurtre. Rivera n'avoua pas le meurtre ni ne donna de mobile. La sœur de Schaefer prétendit que c'était pour empêcher Schaefer d'essayer de prouver que le meurtre d'Adam Walsh n'était pas d' Ottis Toole (Il avait avoué puis s'était rétracté). D'autres suggérèrent que c'était parce que Schaefer devait de l'argent à des prisonniers. Des rumeurs affirmaient également que Schaefer était une "balance" et donnait des informations sur les autres détenus. Sondra London  prétendit que Rivera avait tué Schaefer pour une banale dispute à propos d'une tasse de café. À l'époque de la mort de Schaefer, un détective de Fort Lauderdale avait proposé d'inculper celui-ci de 3 meurtres non résolus afin de s'assurer qu'il ne sortirait jamais de prison.

 

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Killer Fiction :

 

 Au lycée, Schaefer était sorti avec Sondra London, qui devint par la suite auteure de romans policiers. Elle était restée en contact avec Schaefer après sa condamnation et en 1989 elle publia Killer Fiction qui est un recueil de nouvelles et de dessins trouvés dans la maison de Schaefer après son arrestation. Une suite intitulée Beyond Killer Fiction, fut publiée peu après. Après la mort de Schaefer, London publia une nouvelle édition de Killer Fiction, contenant les histoires qui figuraient déjà dans les deux livres précédents et ajouta les lettres que lui avait envoyées Schaefer où il se vantait d'avoir tué 34 femmes et adolescentes et à quel point il était admiré pour cela par son codétenu Ted Bundy avec qui il partage sa cellule1. À la même époque où il se vantait de ces faits, Schaefer était débouté de toutes ses requêtes à poursuivre en justice n'importe qui le traitant de tueur en série ainsi que ses nombreux appels de sa condamnation. Les nouvelles qu'avait écrites Schaefer parlaient toutes de tortures barbares et de meurtres perpétrés sur des femmes. Elles étaient souvent écrites du point de vue du meurtrier qui était souvent un policier, comme Schaefer. Dans ses écrits, Schaefer prétendit avoir commencé à tuer des femmes dès 1965, alors qu'il n'avait que 19 ans. Deux écolières, Peggy Rahn, 9 ans et Wendy Stevenson, 8 ans, disparurent fin 1970 après avoir été aperçues en compagnie d'un homme correspondant à la description de Schaefer. Schaefer nia être impliqué dans cette affaire lorsqu'il fut publiquement accusé. Mais dans une lettre à Sondra London en 1989, il se vanta de les avoir tuées et mangées. London et Schaefer furent brièvement fiancés en 1991 mais London rompit et se fiança à un autre homme qui se trouve être aussi un tueur en série (Danny Rolling). Schaefer ne prit pas très bien la rupture et commença à envoyer à London des menaces de mort. Il essaya sans succès par trois fois de la poursuivre pour lui avoir « volé » son travail.

 

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Divers :

 

 Schaefer a fait l'objet d'une interview de la part du spécialiste français des serial killers Stéphane Bourgoin qui, bien qu'habitué à ces situations puisqu'ayant rencontré la plupart des grands criminels contemporains de ce type, le décrit, sous des dehors débonnaires, comme laissant la sensation d'être :

« le mal absolu ».




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John Wayne Gacy Jr. (Pogo The Clown, Killer Clown ) .Parti 1.

26/09/2011 15:29 par TueursEnSerie

  • John Wayne Gacy Jr. (Pogo The Clown, Killer Clown ) .Parti 1.

    John Wayne Gacy Jr. (Pogo The Clown, Killer Clown ) .Parti 1.

    26/09/2011 15:29 par TueursEnSerie

Nom de naissance : John Wayne Gacy Jr.

 Surnom(s) : Pogo The Clown, Killer Clown

Naissance : 17 mars 1942 Chicago

            Illinois, (États-Unis)

Décès : 10 mai 1994 (à 52 ans) Joliet

 Illinois, (États-Unis)

Cause du décès : Injection létale

 Sentence : Peine capitale

     Meurtres

Nombre de victimes : 36+

 Pays :  États-Unis

 État(s) : Illinois

Arrestation : 1978 à Chicago



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John Wayne Gacy Jr., né le 17 mars 1942 à Chicago (Illinois, États-Unis) et décédé le 10 mai 1994 à Joliet (Illinois, É.-U.), est l’un des tueurs en série américains les plus connus, surnommé le « clown tueur » du fait qu'il avait l'habitude de se déguiser en clown pour amuser les enfants dans les hôpitaux.



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Informations personnelles :

 

 John Wayne Gacy Junior, le premier fils de Marian Elaine Robinson (d’origine danoise) et John Gacy Senior (d’origine polonaise), des ouvriers, est né en 1942, le jour de la saint Patrick, à Chicago. Gacy avait une grande sœur, Joanne, et allait avoir une petite sœur, Karen. Les enfants furent élevés dans la foi catholique et suivirent leur scolarité dans des écoles privées au nord de Chicago. John Wayne Gacy Jr grandit dans un quartier de classe moyenne, dans le nord de Chicago. Il fut membre des Boy Scout et occupa de « petits boulots » après l’école : distribuer les journaux et mettre les courses des clients dans les sachets du supermarché local... Bien que n’étant pas particulièrement "populaire" à l’école, il était apprécié de ses enseignants, bien qu’ils le trouvaient un peu trop rêveur et souvent têtu. Il s’était fait de bons amis chez les Scouts : il adorait les uniformes et les activités extérieures du week-end. Il eut une enfance normale... jusqu’à un certain point. A onze ans, il jouait à côté d’une balançoire lorsque celle-ci, poussée par un autre enfant, le frappa à la tête, ce qui provoqua un caillot sanguin dans son cerveau. Ce dernier ne fut découvert que 5 ans plus tard, lorsque l’on voulut comprendre pourquoi John Gacy souffrait de fréquents évanouissements. Ils cessèrent lorsqu’on lui prescrivit des médicaments qui dissolurent le caillot.

 

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 'Mere de Gacy '

 

 

 En plus de ses problèmes de santé, Gacy dut subir le caractère de son père, notamment à partir de l’adolescence. Si sa mère l’adorait, son père était un alcoolique violent et autoritaire, un perfectionniste particulièrement sévère, qui battait son épouse et humiliait ses enfants. Il lui arrivait de battre « Junior » mais il passait surtout son temps à l’insulter, le traitant de « d’idiot » et de « crétin » lorsqu’il ne parvenait pas à réussir quelque chose, et de « tapette », de « fils à maman » ou de « pédé » lorsque sa mère voulait le défendre... Quoi que fasse « Junior », ça n’était jamais assez bien pour son père. Contrairement à ce dernier, Junior n’était pas sportif, et son père le trouvait donc efféminé. John Junior aimait toutefois beaucoup son père et désirait désespérément gagner son attention et son estime. Malheureusement, il ne fut jamais capable de les obtenir avant que son père ne meure. Gacy lutta toute sa vie pour reconquérir la confiance en lui que son père lui avait enlevée à force de mépris et de châtiments. Pourtant, lorsqu’on l’interrogea des années plus tard, Gacy nia avoir jamais détesté son père. Gacy eut quelques problèmes au lycée, même s’il obtenait de bonnes notes. Il quitta le lycée à 17 ans et partit à Las Vegas après une terrible dispute avec son père, au sujet de sa voiture. Gacy travailla, à mi-temps, comme concierge dans un salon funéraire et découvrit que les cadavres ne l’effrayaient pas, au contraire. Il ne parvint pas à trouver un travail plus intéressant et, sa mère étant tombée malade, il tenta désespérément de réunir assez d’argent pour rentrer à Chicago. Mais il existait peu d’emplois bien rémunérés pour quelqu’un qui n’avait pas son bac. Il fallut à Gacy trois longs mois pour gagner assez d’argent afin d’acheter le billet qui allait le ramener chez lui, en 1964. Cette expérience douloureuse fut pour lui un électrochoc. A son retour, il s’inscrivit à l’école de commerce de l’université de North Western. Il obtint son diplôme sans difficulté et perfectionna son talent naturel pour la vente. Gacy était un vendeur né, un beau parleur et un charmeur, qui pouvait convaincre n’importe qui de n’importe quoi. A sa sortie de l’école, il fut immédiatement embauché dans la compagnie Nunn-Bush Shoe et excella en tant que stagiaire en gestion. A 22 ans, on lui demanda de gérer un magasin de vêtements pour hommes à Springfield, dans l’Illinois. Seul, libéré de l’influence négative de son père, Gacy gravit les échelons avec bonheur. Il prit confiance en lui et développa ses talents de persuasion. En fait, Gacy était un vantard invétéré et ses nouveaux amis furent rapidement agacés par ses mensonges concernant son prétendu engagement dans l’Armée. Gacy prit également du poids mais réalisa que son embonpoint ne constituait pas un obstacle à sa réussite sociale. Il s’impliqua dans plusieurs organisations : - le Conseil Catholique Inter-Club, dont il devint membre du conseil - le Federal Civil Defense for Illinois et le Chicago Civil Defense, où Gacy fut capitaine - la Holy Name Society (une confraternité masculine encourageant la prière), où il fut nommé officier - les Jaycees (Jeune Chambre Economique, organisation civique de développement personnel) où Gacy passa énormément de temps. Gacy prenait très au sérieux son implication dans ces différentes organisations et leur dévouait tout son temps libre. Ceux qui connaissaient Gacy le considéraient comme un homme sympathique, mais très ambitieux, qui cherchait à se faire un nom. Gacy voulait absolument « être quelqu’un ». Il travaillait tellement qu’il fut hospitalisé pour épuisement nerveux. En septembre 1964, Gacy rencontra une collègue, Marlynn Myers, dont les parents possédaient des franchises de restaurants Kentucky Fried Chicken à Waterloo, dans l’Iowa. Gacy épousa Marlynn en 1965, et Fred Myers, son nouveau beau-père, lui proposa de diriger l’une de ses franchises dans l’Iowa. Son beau-père le considérait comme « un vantard et un menteur » mais il voulait que sa fille soit près de lui. Gacy accepta et déménagea dans l’Iowa avec son épouse. Gacy travaillait facilement 12 heures par jour et parfois même 14 heures. Il était très enthousiaste et avait envie de tout comprendre et de tout connaître de son nouvel emploi. Il espérait un jour récupérer toutes les franchises de son beau-père, lorsque celui-ci prendrait sa retraite. Il s’impliqua également auprès des Jaycees de Waterloo, auprès desquels il travailla bénévolement et inlassablement. Populaire et enthousiaste, il s’y fit beaucoup d’amis et l’un d’eux allait déclarer plus tard que Gacy « voulait réussir et être reconnu par ses pairs... Il travaillait toujours sur des projets et était totalement dévoué aux Jaycees. Le club était toute sa vie ».

 

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D’autres membres considéraient qu’il en faisait trop, qu’il voulait toujours attirer l’attention. Selon un membre qui battit Gacy à l’élection pour la présidence des Jaycees, « Ce n’était pas un homme qui se préoccupait de la vérité. Cela ne lui faisait vraiment rien lorsqu’il était pris en flagrant délit de mensonge. » Gacy trouva malgré tout du temps à consacrer à son épouse. Marlynn donna naissance à un garçon et, peu après, à une fille. Les Gacy étaient une véritable carte postale de famille heureuse. Ils possédaient une jolie maison dans la banlieue de Waterloo et avaient deux beaux enfants. Marlynn adorait s’occuper d’eux et Gacy était heureux dans son travail. Tout semblait trop beau. Tout était effectivement trop beau. Une seule chose gênait Marlynn chez son époux : il adorait la police et les uniformes, les véhicules d’urgence, qu’il suivait parfois à grande vitesse avec son gyrophare rouge personnel... Il aimait que les gens pensent qu’il avait une influence dans la police, alors qu’il lui arrivait seulement de porter du poulet gratuitement aux policiers ou aux pompiers de la ville. Selon certains de ses amis, il se vantait constamment de ses prouesses sexuelles auprès des femmes. Il ne montrait jamais la moindre affection en public envers son épouse. Gacy allait plus tard admettre avoir vécu sa première expérience homosexuelle après la naissance de son fils. Il s’était saoulé avec un ami et lui avait fait une fellation. Gacy était membre de la « patrouille des commerçants de Waterloo », une force de sécurité coopérative dont les membres surveillaient leurs propres commerces durant la nuit pour éviter les cambriolages. Les employés des restaurants que dirigeait Gacy participèrent un soir à l’une de ces patrouilles, avec lui, et s’introduire dans plusieurs bâtiments, volant des pièces de voitures et l’argent de distributeurs automatiques. Gacy avait réglé sa radio sur la fréquence de la police et surveillait leur conversation pour savoir si une patrouille s’approchait. Gacy abusait souvent de son autorité sur ses jeunes employés. Les gens le considéraient comme un homme gentil et très impliqué dans la communauté. Ses employés connaissaient son côté privé, bien plus sombre. Il avait créé une sorte de club dans la cave de sa maison, où les adolescents employés dans ses restaurants étaient autorisés à jouer au billard et à boire de l’alcool en échange d’un abonnement mensuel. Gacy força plusieurs des garçons à lui faire une fellation lorsqu’ils perdaient au billard. Il les intimidait, les contraignait, ou parvenait même à les convaincre qu’il menait des expériences scientifiques pour une commission d’État sur les comportements sexuels ! Durant l’été 1967, Gacy ramena chez lui un adolescent de 16 ans pour regarder des films, jouer au billard et boire de l’alcool. Son épouse était à l’hôpital après avoir donné naissance à leur deuxième enfant. Lorsque le garçon refusa de lui faire une fellation, Gacy l’attaqua avec un couteau et le coupa au bras. Toutefois, il lui présenta rapidement des excuses et insista pour que le garçon reste avec lui. Il usa de tous ses talents de persuasion, et l’adolescent accepta de visionner des films pornographiques. Ensuite, Gacy parvint à le convaincre de le laisser lui montrer son « tour de magie avec les menottes », et lorsque le garçon fut menotté, il tenta de le violer. Le garçon résista et Gacy commença à l’étrangler. L’adolescent fit semblant de s’évanouir. Gacy le lâcha, le réveilla et accepta de le ramener chez ses parents. L’adolescent ne porte pas plainte, peut-être honteux de s’être laissé berner. Peu de temps après, au restaurant, Gacy attacha l’un de ses jeunes employés, Edward Lynch, et l’étrangla jusqu’à l’inconscience, avant de le violer. Lynch fut licencié peu après et alla porter plainte à la police. Gacy affirma évidemment que Lynch voulait se venger d’avoir été congédié. La police le crut et l’affaire n’alla pas plus loin. En août 1967, Gacy agressa un autre de ses employés. Donal Vorhees, 15 ans, fut forcé de lui faire une fellation, un soir, après le travail. Gacy le paya pour garder le silence et s’en prit de nouveau à lui par la suite. En décembre 1967, Gacy devint premier vice-président des Jaycees et fut nommé « Homme de l’année ». Donal Vorhees, totalement déprimé, continuait de subir les viols de son patron sans oser réagir.

 

 

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Mais des rumeurs commencèrent à se répandre en ville et parmi les membres des Jaycees, concernant les préférences sexuelles de Gacy. Il était souvent vu en présence d’adolescents, on disait que Gacy était homosexuel et qu’il couchait avec les garçons qui travaillaient dans ses restaurants. Pourtant, les amis proches de Gacy refusaient de croire ses rumeurs... jusqu’en mai 1968, lorsqu’elles s’avérèrent être fondées. Durant le printemps 1968, Donal Vorhees, ne pouvant plus supporter les agressions sexuelles de Gacy, s’en était plaint à ses parents. Son père en avait immédiatement parlé à la police de Waterloo, qui avait commencé son enquête. Le 2 mai, Gacy passa au détecteur de mensonges. L’examinateur indiqua aux policiers qu’il mentait, mais Gacy continua de nier toute culpabilité. Le 10 mai, il fut inculpé de "sodomie". En juillet, il passa à nouveau au détecteur de mensonges avec le même résultat négatif, après quoi il admit avoir eu des "relations homosexuelles" avec Donald Vorhees mais affirma que l’adolescent était consentant, et qu’il l’avait payé pour cette relation. Il expliqua que certains membres des Jaycees cherchaient à lui nuire pour l’empêcher de se présenter à la présidence locale de l’organisation. Beaucoup de ses amis crurent cette explication et le jugement fut mis en délibéré... Mais, début septembre, Gacy fut inculpé pour avoir payé un jeune homme de 18 ans afin de tabasser Donald Vorhees. Gacy avait offert 10 dollars à un certain Russell Schroeder, plus 300 dollars supplémentaires pour louer une voiture. Le 30 août 1968, Schroeder avait persuadé Vorhees de monter dans cette voiture et l’avait conduit dans un bois, où il l’avait aveuglé avec du gaz lacrymogène puis avait commencé à le frapper. Vorhees s’était défendu et avait cassé le né de Schroeder, puis était parvenu à s’enfuir. Peu après qu’il ait prévenu la police, Schroeder avait été arrêté. Il avait expliqué que Gacy l’avait engagé pour s’en prendre à Donald Vorhees. Un juge ordonna à Gacy de subir une évaluation psychiatrique dans plusieurs établissements différents afin de définir s’il était mentalement compétent pour suivre son procès. Les psychiatres déclarèrent qu’il était totalement sain d’esprit et qu’il pouvait participer à son procès. Ils considéraient toutefois qu’il était un asocial, plus précisément un « sociopathe », qui ne pourrait être « guéri » par aucun traitement médical connu. « Gacy détourne la vérité de manière à ne pas être présenté comme un homme mauvais, il peut admettre des actions socialement inacceptables uniquement lorsqu’il est confronté directement. C’est un beau parleur et un menteur qui essait de se blanchir de tout acte répréhensible. Il a un haut degré d’intelligence sociale ou, si l’on veut, la conscience de la manière appropriée de se conduire dans le but d’influencer les gens. L’aspect le plus frappant des résultats est la négation totale par le patient de la responsabilité qu’il pourrait avoir pour quelque acte qu’il ait commis. Il peut présenter un alibi pour n’importe quoi. Il accuse tour à tour l’environnement en se présentant comme la victime des circonstances, ou accuse les autres personnes en se présentant comme la victime des jaloux qui lui en veulent. Bien que cela puisse être le comportement d’un paranoïaque, je ne considère pas que cela soit le cas. Le patient tente d’avoir l’air sympathique en se présentant comme étant à la merci d’un environnement hostile. Il fait les choses sans jamais penser aux conséquences, il n’a que peu de jugement. » Peu après, Gacy décida de plaider coupable pour les agressions sexuelles sur Donald Vorhees. Le 7 novembre 1968, il fut condamné à 10 ans d’emprisonnement à la prison d’État de l’Iowa, la peine maximum pour ce genre de crime. Il avait 26 ans et le joli petit monde qu’il avait patiemment construit s’écroulait autour de lui. Son épouse, abasourdie, demanda et obtint rapidement le divorce. En prison, Gacy accepta toutes les règles, obéit aux gardiens et ne chercha pas les ennuis. Il fut un prisonnier modèle, travailleur et respectueux du personnel, car il avait bien compris que s’il se montrait non violent et qu’il obéissait, il avait plus de chance d’être libéré pour bonne conduite. Gacy expliqua à ses codétenus qu’il avait été condamné pour avoir montré des films pornographiques à des adolescents. Il exprimait si souvent son mépris pour les homosexuels que ses codétenus furent convaincus que son incarcération résultait d’une beuverie s’étant mal terminée. Gacy fut employé aux cuisines et se mit à la tâche avec enthousiasme. Il y fut apprécié pour sa propreté frisant l’obsession et ses qualités de cuisinier. Il fut également aumônier et se déguisa en père Noël lors des fêtes de fin d’année. Il suivit même des cours de niveau universitaire. En mars 1970, il subit une nouvelle évaluation psychiatrique. L’un des psychiatres de la prison affirma qu’il avait une « personnalité passive agressive » et recommanda qu’il soit libéré sur parole, ajoutant : « la probabilité qu’il soit de nouveau accusé et reconnu coupable de conduite antisociale semble mince. » L’autre psychiatre, bien au contraire, affirma que Gacy était un « prédateur » qui présentait un « possible risque à venir ». La commission de libération préféra écouter l’avis du premier psychiatre. Après seulement 21 mois de prison, les espoirs de Gacy devinrent réalité et il fut mis en liberté conditionnelle. Il n’avait même pas fait un quart de sa peine... Le 18 octobre 1970, Gacy quitta la prison et, contrairement à ce qu’il avait assuré à ses amis de Waterloo, il repartit à Chicago... pour soigner sa mère malade.

John Wayne Gacy Jr. (Pogo The Clown, Killer Clown ) .Parti 2.

26/09/2011 15:31 par TueursEnSerie

  • John Wayne Gacy Jr. (Pogo The Clown, Killer Clown ) .Parti 2.

    John Wayne Gacy Jr. (Pogo The Clown, Killer Clown ) .Parti 2.

    26/09/2011 15:31 par TueursEnSerie

Crimes et châtiment  :

 

 

 Gacy décida de commencer une nouvelle vie en ne laissant personne connaître quoi que ce soit de sa condamnation passée. Il avait l’intention de reprendre une place de choix dans la communauté. Mais ses ambitions furent d’abord freinées par une période de dépression due au décès de son père. Gacy regrettait de ne pas avoir pu le revoir une dernière fois, car il était mort le Noël qui avait précédé sa sortie de prison. Il avait l’impression qu’on lui avait enlevé sa dernière chance d’améliorer ses relations avec un homme qu’il aimait énormément malgré son comportement violent et abusif. Gacy s’installa chez sa mère et obtint grâce à un ami de la famille un emploi de cuisinier dans un restaurant de Chicago, un travail qu’il appréciait beaucoup. Ce restaurant était fréquenté par de nombreux policiers et politiciens. Il tenta d’obtenir un droit de visite pour voir ses enfants, mais son ex-épouse ne répondit jamais à ses lettres. Fou de rage, Gacy lui annonça qu’il ne voulait plus jamais les voir et qu’il les considérait tous les trois comme morts. Gacy sortit brièvement avec une serveuse du restaurant où il travaillait, mais cela ne dura pas longtemps et il préféra rapidement les rencontres homosexuelles. En novembre 1970, il amena même l’un de ses amants, un jeune homme de 20 ans, dans l’appartement de sa mère, sans qu’elle le sache. Après 4 mois, comme tout se passait bien au restaurant, Gacy put acheter une maison dans la banlieue de Chicago, avec l’aide de sa mère, impressionnée par les efforts accomplis par son fils pour retrouver une vie « normale ». Gacy possédait la moitié de sa maison, située au 8213 West Summerdale Avenue, à Northwood Park, et sa mère - qui déménagea avec lui - possédait l’autre moitié. La maison, un pavillon style années 1950, était située dans un quartier calme où vivaient de nombreuses familles. Gacy se lia rapidement d’amitié avec ses voisins, Edward et Lillie Grexa, qui vivait dans le quartier depuis sa construction. Sept mois plus tard, il passait Noël avec les Grexa, qu’il avait conviés à dîner avec sa mère. Ils s’invitaient souvent pour boire un verre ou jouer au poker, et les Grexa n’avaient pas la moindre idée du passé criminel de Gacy. Ses voisins le considéraient comme un homme bon, amical et généreux. Certains, toutefois, avaient l’impression qu’il en faisait trop et cherchait à obtenir un statut social qu’il n’atteindrait jamais. À Chicago, Gacy était soumis à la tentation et laissa le champ libre à ses pulsions violentes. Des bars homosexuels avaient pignon sur rue et des prostitués mâles acceptaient de partir avec un inconnu pour quelques dollars. Des adolescents fugueurs ou sans abris arrivaient quotidiennement à la gare routière, toute proche, ne sachant où aller, et appréciaient qu’un « gentil monsieur » leur propose de l’aide... Le 12 février 1971, Gacy fut inculpé pour agression. Il avait ramené chez lui un adolescent, qu’il avait trouvé à la gare routière, et avait tenté de le forcer à lui faire une fellation. Toutefois, il ne fut pas condamné et toutes les charges contre lui furent abandonnées, car le garçon ne se montra pas lors de l’audience préliminaire. Personne ne vérifia le casier judiciaire de Gacy. Personne ne prévint donc les autorités de l’Iowa de l’arrestation de Gacy, qui termina tranquillement sa liberté conditionnelle. En mai 1971, Gacy rencontra Carole Hoff, une divorcée mère de deux filles qu’il connaissait depuis l’adolescence. Ils étaient sortis ensemble au collège et recommencèrent à se fréquenter. Gacy tua pour la première fois trois mois après la fin de sa liberté conditionnelle, le 1er janvier 1972. Il voulait ramener sa mère chez lui, vers minuit, après la soirée de Nouvel An. Mais elle refusa, préférant rester un peu et être raccompagnée par quelqu’un d’autre. Vexé, Gacy s’en alla seul et conduisit dans Chicago à la recherche de compagnie. Il rencontra un jeune homme de 18 ans à la gare routière et l’emmena chez lui. Prostitué, sans abris ou fugueur, Gacy ne s’en souvint pas. Ils burent de l’alcool et eurent des relations sexuelles. Il allait par la suite expliquer que le garçon avait tenté de le poignarder et qu’en se défendant, Gacy lui avait pris le couteau et l’avait tué. Il allait d’ailleurs toujours trouver une « bonne raison » d’avoir assassiné ses victimes... Gacy enterra le corps du jeune homme sous sa maison. Il ne tua plus durant plusieurs années, mais fut arrêté le 22 juin 1972 pour « inconduite sexuelle ». Un jeune homme de 24 ans expliqua à la police que Gacy l’avait fait monter dans sa voiture. Il s’était présenté comme un officier de police du comté et lui avait montré un insigne en lui expliquant qu’il était en état d’arrêt. Il lui avait ensuite expliqué que s’il lui faisait une fellation, il le laisserait partir. Il l’avait conduit jusqu’à un bâtiment à Northbrook mais le jeune homme avait refusé. Gacy l’avait alors frappé et s’était jeté sur lui, mais le jeune homme était parvenu à s’échapper et à courir jusqu’à une station essence. Gacy expliqua aux policiers que le jeune homme l’avait menacée et qu’il essayait seulement de lui extorquer de l’argent. Après avoir trouvé sur le jeune homme de l’argent donné par Gacy, la police abandonna les charges. En juillet 1972, Gacy épousa Carole Hoff, après que sa mère ait déménagé dans une autre maison. Il avait séduit cette femme émotionnellement vulnérable, divorcée depuis peu, et elle était immédiatement tombée amoureuse de lui. Elle était attirée par son charme, sa chaleur et sa générosité, et pensait qu’il s’occuperait bien d’elle et de ses filles. Elle savait qu’il avait passé plusieurs mois en prison - il ne lui avait pas avoué le véritable motif - mais était persuadée qu’il avait totalement changé de vie. Elle emménagea rapidement avec ses filles dans la maison de Gacy. Évidemment, Gacy n’attira des adolescents chez lui que lorsque son épouse fut absente. Le couple maintint une relation amicale avec les voisins et les Grexa furent encore invités à des fêtes et des barbecues. Ils étaient toujours heureux d’accepter les invitations de leurs jeunes voisins, mais ne pouvaient faire abstraction de l’odeur nauséabonde qui régnait dans leur maison. Lillie Grexa pensait qu’un rat avait dû mourir sous les planches de la maison et encouragea Gacy à les soulever pour le trouver. Mais Gacy affirma que l’odeur provenait de moisissures dues à l’humidité régnant dans le vide sanitaire situé sous la maison. Il connaissait la véritable raison mais, évidemment, il ne la révéla pas. Bien que de nombreux amis, membres de la famille et voisins se plaignirent de l’étrange odeur venant de la maison, ils continuèrent de se rendre chez Gacy. Il organisa deux grandes « barbecues party » durant lesquelles il invita tous les gens qu’il connaissait. L’une d’elles réunit plus de 300 invités ! Gacy aimait organiser des soirées à thèmes, où les gens venaient déguisés en cowboys ou en Hawaïens... Il aimait se sentir important et appréciait d’entendre les gens parler des fêtes qu’il organisait. En 1974, Gacy décida qu’il voulait être son propre patron. Il ouvrit une entreprise dénommée « Painting, Decorating and Maintenance » et engagea des adolescents. Il expliqua à des amis qu’il préférait travailler avec ces jeunes gens, car il les payait moins que des adultes et pouvait donc augmenter sa marge. Gacy était notoirement avare. Il ne payait pas à ses employés le temps passé en déplacement et ils devaient parfois lui réclamer leur salaire. Il passait également beaucoup de temps à surveiller leur travail et il était tellement perfectionniste que beaucoup finissaient par démissionner, ne supportant plus son côté pointilleux. Il avait également la réputation, non seulement auprès de ses employés, mais aussi envers ses amis et ses clients, de ne pas toujours dire la vérité. Un employé affirma : « John est un drôle de gars. Il est plutôt vantard et il vit dans un monde de fantasmes. Maintenant, chacun décide que ce qui est un fait ou une fiction, mais il affirme par exemple qu’il travaille parfois pour la mafia. » Gacy continuait à penser qu’il allait réaliser ses rêves de gloire. Avide d’attention et de reconnaissance, il décida « d’entrer en politique ». Il espérait se faire un nom et possédait de grandes aspirations. Il comprit qu’il devait se faire connaître en participant à des activités communautaires et à des projets bénévoles. Il devait également séduire les gens, ce que son talent naturel pour persuader les autres allait lui permettre. Il attira rapidement l’attention de Robert Matwick, le dirigeant du comité démocrate de la ville. Gacy et ses jeunes employés se portèrent volontaires pour nettoyer gratuitement le quartier général du comité. Quelques temps plus tard, Gacy impressionna d’autant plus Matwick qu’il se déguisa en « Pogo le Clown » pour amuser les enfants dans les hôpitaux locaux, toujours bénévolement. Ne connaissant pas le casier judiciaire de Gacy et impressionné par son apparente générosité envers la communauté, Matwick nomma Gacy à la commission de l’éclairage publique. En 1975, Gacy gravit encore un échelon et devint trésorier du secrétaire du comité. Gacy tentait également de séduire ses employés... ou d’abuser d’eux. Johnny Butkovich, 16 ans, aimait beaucoup les voitures et bichonnait particulièrement sa Dodge 1968, dont il était très fier. Il aimait participer à des courses et passait du temps à « gonfler son moteur », un passe-temps particulièrement coûteux pour un jeune homme de son âge. Il devait trouver un emploi. Il fut engagé par Gacy, principalement pour repeindre des maisons. Leur relation fut excellente... jusqu’à ce que Gacy refuse de lui payer deux semaines de travail. Gacy agissait souvent de la sorte et gardait l’argent pour lui-même. Au début de l’année 1976, irrité par la malhonnêteté de son employeur, Johnny se rendit chez Gacy avec deux de ses amis afin d’obtenir l’argent qui lui était dû. Gacy refusa de le payer et une altercation eut lieu. Johnny menaça Gacy de raconter aux autorités locales qu’il ne payait pas les taxes sur ses bénéfices. Gacy affirma alors à John que c’était lui qui lui devait 300$ pour la décoration de l’appartement de son père. Johnny et ses amis réalisèrent finalement qu’ils ne pourraient rien obtenir de Gacy et s’en allèrent. Johnny reconduisit ses amis chez eux puis repartit. La nuit, Gacy décida de sortir pour trouver un partenaire sexuel. Il aperçut Johnny Butkovich et s’approcha pour s’excuser de s’être emporté. Il l’invita chez lui pour qu’ils discutent calmement de leur différend. Une fois chez lui, il lui proposa à boire et lui montra le « truc des menottes » de « Pogo le Clown », qu’il parvenait toujours à enlever. Il convainquit Johnny de se laisser menotter pour lui montrer comment fonctionnait ce « tour de magie ». Mais l’adolescent ne put se détacher. Gacy se mit à hurler qu’il ne les lui ôterait que s’il s’agenouillait pour lui demander pardon et qu’il ne lui réclamait plus jamais d’argent. Terrifié, en larmes, Johnny promit. Mais Gacy le viola et le força à lui faire une fellation. Puis, il l’étrangla à l’aide d’un garrot. Il dormit quelques heures et, le lendemain, il creusa un trou dans son garage, y traîna le corps de l’adolescent et l’y enterra. Puis, il recouvrit le sol de ciment. La police de Chicago fut prévenue de la disparition de l’adolescent par ses parents et ils interrogèrent Gacy, sans rien trouver à lui reprocher. Ils finirent par conclurent que Johnny Butkovich avait fait une fugue, comme de nombreux jeunes gens à l’époque. Les tendances homosexuelles de Gacy et, surtout, son désir de faire souffrir devenaient peu à peu plus évidents aux gens qui le connaissaient, et particulièrement son épouse Carole. Leur union, qui s’était rapidement détériorée, commença sérieusement à dériver. Ils n’avaient plus de relations sexuelles et l’humeur de Gacy était devenue imprévisible. Il pouvait se montrer charmant puis, brusquement, entrer dans une terrible colère et jeter des objets à terre. Il était insomniaque et le manque de sommeil ne faisait qu’exacerber ses problèmes. Gacy était rarement chez lui le soir et, lorsqu’il l’était, il passait son temps dans le garage, avec des adolescents. Carole commençait à trouver des magazines représentant des hommes et des garçons nus. Elle savait qu’ils appartenaient à son époux et qu’il ne cherchait pas à lui cacher son nouveau choix de vie. Il finit par expliquer à Carole qu’il préférait les garçons aux femmes. Lorsqu’elle lui demanda d’où provenaient les vêtements d’adolescents qu’elle avait trouvés dans la maison, Gacy lui cria de ne pas s’en mêler. Ils divorcèrent le 2 mars 1976. De nouveau seul, Gacy se sentit soulagé : il allait pouvoir amener chez lui des jeunes gens, quand cela lui plairait. Plusieurs adolescents témoignèrent plus tard du fait que Gacy parcourait les rues en voiture à la recherche de prostitués ou de fugueurs, ou pour proposer aux adolescents de travailler dans sa société. Plusieurs d’entre eux acceptèrent de venir chez lui pour « passer un entretien d’embauche » durant lequel Gacy leur proposa de leur montrer comment fonctionnait son « tour de magie avec les menottes »... Le 6 avril 1976, Gacy fit sa troisième victime. Il ramena chez lui un jeune homme nommé Darrel Samson, 16 ans, à qui il avait promis un emploi. On ne le revit plus jamais. Gacy le viola, l’étrangla, puis l’enterra dans le vide sanitaire sous sa maison. Peu après, il ramena chez lui un prostitué qu’il viola brutalement après l’avoir frappé au visage. Mais il le laissa partir, vivant. Prenant confiance en lui, il tua ensuite deux adolescents le même jour. Le 14 mai 1976, Randall Reffet et Samuel Stapleton, 14 ans, disparurent à leur tour. Randall accepta de suivre Gacy chez lui, croyant ses mensonges, comme tous les autres. Il y fut violé et torturé durant des heures avant d’être étranglé. Comme si cela ne suffisait pas, Gacy repartit en ville, le soir, à la recherche d’une autre victime. Samuel Stapleton revenait de chez sa grande sœur, vers 23h, quand il accepta de monter dans la voiture du « gentil monsieur » qui lui proposait de le ramener chez ses parents « à une heure si tardive »... Samuel subit le même sort que Randall. Les deux garçons furent enterrés dans la même fosse, sous la maison de Gacy. Mike Rossi, 16 ans, survécut à son agression et eut par la suite une relation étrange et malsaine avec Gacy. Le 22 mai 1976, Gacy l’invita chez lui... pour boire de l’alcool et fumer de la marijuana. Il se montra très sympathique avec l’adolescent. Mais, le lendemain matin, Gacy lui montra le « truc des menottes » et Mike se retrouva les mains coincées dans le dos. Gacy le força à lui faire une fellation. Mike ne porta pas plainte et revint même chez Gacy par la suite. Gacy lui offrit un emploi et menaça de le licencier s’il parlait de l’agression. Non seulement Mike n’en dit mot à personne, mais il vint s’installer chez Gacy. Il fut même suspecté d’avoir été le complice de Gacy pour certains meurtres, mais on ne trouva aucune preuve pour étayer cette accusation. Michael Bonnin, 17 ans, aimait travailler de ses mains. Il appréciait particulièrement la menuiserie et le travail du bois, et il lui arrivait de travailler sur plusieurs projets en même temps. En juin 1976, il avait presque terminé de rénover un vieux juke-box, mais, alors qu’il se rendait en ville « pour aider un ami pour un boulot », il disparut. Cet « ami » était Gacy, qui l’avait invité à venir chez lui pour y boire quelques verres. William « Billy » Carroll Jr., avait toujours eu des problèmes. À 9 ans, il avait été envoyé dans une maison de correction pour avoir volé un porte-monnaie et, à 11 ans, on l’avait arrêté avec une arme sur lui. Billy était un « mauvais garçon » qui passait la plupart de son temps dans les rues de Chicago. À 16 ans, il arrangeait des rencontres entre des adolescents et des adultes et gagnait de l’argent en touchant une commission. Mais il lui arrivait aussi de se prostituer, pour survivre. Le 10 juin 1976, il suivit Gacy jusqu’à chez lui. Il y fut violé et torturé avant d’être étranglé. Il rejoignit les autres victimes du tueur sous sa maison. Deux mois plus tard, le 6 août 1976, Rick Johnson, 17 ans, disparut alors qu’il rentrait d’un concert. Sa mère l’y avait déposé et il devait rentrer avec des amis. Mais ceux-ci n’étaient pas venus et Rick avait dû revenir chez lui par ses propres moyens. Gacy avait entendu parler du concert et s’y était rendu dans l’unique but de trouver un adolescent à « emmener ». Ce fut Rick, trop heureux de trouver quelqu’un pour le ramener chez ses parents. Mais c’est chez lui que Gacy l’emmena, pour le violer et l’étrangler. Il l’enterra sous la laverie et non sous la maison. Peu de temps après, Gacy proposa à l’un de ses employés, David Cram, 19 ans, de venir vivre sous son toit. Comme Mike Rossi logeait déjà chez Gacy, David pensa que son patron voulait simplement « être gentil » en offrant un logement à ses employés les plus « nécessiteux ». Il ne resta que deux mois. Il expliqua par la suite qu’il avait dû dormir avec son pantalon car Gacy entrait souvent dans sa chambre au milieu de la nuit pour lui faire des avances. Le 11 août, alors qu’ils célébraient son anniversaire, Gacy l’avait convaincu de se laisser menotter pour lui montrer « le tour de magie de Poggo ». Mais, comme le jeune homme ne parvenait pas à se détacher, il lui avait dit avec un sourire mauvais : « Le tour, c’est que tu dois avoir la clef ». Il avait alors commencé à ballotter David dans la pièce en le tenant par la chaîne des menottes. David était grand et fort, et il avait passé quelques mois à l’armée : il savait se défendre. Les mains menottées dans le dos, il était malgré tout parvenu à frapper Gacy au visage. « Poggo » s’était effondré à terre, KO. David lui avait pris les clés des menottes pour se détacher, puis s’était enfermé dans sa chambre. Gacy allait par la suite lui expliquer qu’il était saoul et avait seulement voulu plaisanter... Gregory Godzik, 17 ans, aimait beaucoup son travail chez « Painting, Decorating and Maintenance » et ne refusait jamais une tâche que Gacy pouvait lui donner. L’argent qu’il gagnait lui avait permis de rénover sa Pontiac 1965. Il était fier de sa voiture, malgré le prix qu’elle lui coûtait, car elle l’aidait à « emballer les filles ». Le 11 décembre 1976, Gregory rendit visite à Gacy après avoir ramené sa petite amie chez elle. Gregory travaillait pour Gacy et avait creusé une longue tranchée dans l’espace sanitaire de la maison de son patron, avec David Cram et Michael Rossi. Gacy leur avait expliqué qu’il voulait y mettre des tuyaux pour « évacuer l’humidité qui provoquait cette odeur horrible ». Étrangement, il leur avait ordonné de ne creuser qu’à un endroit bien particulier, en suivant les fils qu’il avait tendus... Gregory accepta de boire quelques verres avec Gacy. Ce dernier voulut lui montrer un nouveau tour de magie, cette fois avec une corde. Greg se laissa attacher les mains dans le dos et Gacy passa l’autre bout de la corde autour de son cou. L’adolescent commença à s’inquiéter lorsque Gacy se mit à rire. Il gifla son employé et le traita d’imbécile. Plus Gregory tentait de détacher ses mains, plus la corde se serrait autour de son cou. Gacy le viola et l’étrangla durant des heures, relâchant son étreinte lorsque l’adolescent sombrait dans l’inconscience et le réveillant à chaque fois. Durant la nuit, Gacy l’étrangla et enterra son corps dans la tranchée que l’adolescent avait lui-même creusée. Puis, il conduisit la Pontiac du garçon jusqu’à une animalerie d’une banlieue voisine. Il laissa la voiture ouverte et revint chez lui à pied. Lorsque la mère de Gregory prévint la police de la disparition de son fils, son cas fut traité comme celui de la plupart des victimes de Gacy : c’était une fugue. Les adolescents de l’époque ne pensaient qu’à boire, à fumer, à laisser pousser leurs cheveux et à fuguer. C’était bien connu... Un ami de Greg découvrit sa Pontiac peu après et sa famille indiqua à la police que Gregory n’aurait jamais abandonné sa voiture, son bien le plus cher. Surtout pas avec les portes ouvertes. La police de Chicago interrogea Gacy sur la disparition de l’adolescent, et il nia savoir ce qui lui était arrivé. Il ne fut pas inquiété. Le 20 janvier 1977, John Szyc, 19 ans, disparut lui aussi. Il pleuvait et John Wayne Gacy était allé faire un tour dans "Bughouse Square" (le surnom que les habitants de Chicago donnaient au Washington Square Park), fréquenté la nuit par les homosexuels et les prostitués. John Szyc fut heureux de se protéger de la pluie. Ils eurent des relations sexuelles chez Gacy mais ce dernier refusa de payer ses 20$ au jeune homme. Ils commencèrent à se disputer, mais Gacy calma rapidement les choses, offrant de l’alcool à sa future victime. Il parvint à convaincre John Szyc de se laisser attacher pour qu’il lui montre le « truc de la corde »... Après son arrestation, Gacy allait accuser Mike Rossi du meurtre. Il est possible qu’il ait été son complice plus ou moins consentant, cette nuit-là. John Szyc fut lui aussi enterré sous la maison. Gacy n’en resta pas là. Avec l’aide de Mike Rossi, il alla récupérer la voiture de Szyc, une Plymouth Satellite 1971, dont le jeune homme lui avait parlé. Gacy vola une télévision posée sur le siège arrière et « revendit » la voiture à Mike Rossi pour 300$. Des mois plus tard, Mike Rossi fut arrêté au volant de la Plymouth alors qu’il essayait de quitter une station essence sans payer. L’adolescent expliqua que l’homme avec qui il vivait « pourrait tout expliquer ». Cet homme était Gacy, qui expliqua à la police que John Szyc lui avait vendu la Plymouth, car il avait urgemment besoin d’argent pour quitter la ville. Gacy allait souvent utiliser cette explication pour convaincre les policiers que ses jeunes employés avaient fugué... La police ne vérifia pas les papiers du véhicule, qui avaient été grossièrement falsifiés quelques jours après la disparition de John Szyc. Le jeune homme connaissait Gregory Godzik et Johnny Butkovich et, bien qu’il n’ait jamais travaillé pour « Painting, Decorating and Maintenance », il connaissait vaguement Gacy. Le 15 mars 1977, Jon Prestige, 22 ans, s’ennuyait. Il indiqua à son colocataire qu’il allait faire un tour à Bughouse Square, dans un quartier où il n’avait jamais été, mais dont il avait entendu parler par des amis. Une fois là-bas, il accepta une invitation de Gacy à le suivre chez lui pour y boire et y fumer de la marijuana. On ne le revit jamais. En avril 1977, Mike Rossi quitta la maison de Gacy. Peu après, ce dernier devint capitaine de sa circonscription démocrate. La carrière politique à peine naissante de Gacy connaissait pourtant déjà des problèmes. Des rumeurs commencèrent à circuler au sujet de son intérêt pour les garçons. L’une de ces rumeurs concernait un incident qui avait eu lieu un jour au Gacy avait nettoyé le QG du parti avec ses « employés ». L’un des adolescents se nommait Tony Antonucci, 16 ans. Ce dernier expliqua que Gacy lui avait fait des avances sexuelles mais avait renoncé lorsque Tony l’avait menacé avec une chaise. Gacy avait tenté de plaisanter et l’avait laissé tranquille. Un mois plus tard, alors que Tony Antonucci rendait visite à Gacy, chez lui, ce dernier avait réussi à le menotter et, croyant que ses deux mains étaient prises, avait commencé à le déshabiller. Heureusement, Tony avait était assez méfiant pour ne pas glisser entièrement l’une de ses mains et avait pu se libérer. Il était parvenu à attacher Gacy à son tour avec les menottes ! Gacy lui avait alors promis qu’il ne s’en prendrait plus jamais à lui et Tony l’avait détaché. Gacy ne l’avait plus jamais approché et l’adolescent avait continué à travailler pour lui durant un an. Matthew Bowman, 19 ans, rencontra Gacy le 5 juillet 1977 devant une gare de Chicago, où sa mère venait de le déposer. Il lui proposa de « se promener et de s’amuser ». Il le ramena chez lui où il le drogua, le viola et l’étrangla. Il enterra le corps de Matthew avec les onze autres. Robert Gilroy, 18 ans, adorait faire du camping, du cheval et se promener dans la nature. Le 15 septembre 1977, Robert devait prendre un bus avec des amis pour aller faire une balade à cheval, mais ses amis l’attendirent en vain. Il avait accepté que Gacy le prenne en stop, dans l’espoir d’arriver plus vite au ranch, mais Gacy l’avait ramené chez lui pour le violer et le torturer durant des heures. Le père de Robert, un sergent de police à Chicago, commença immédiatement à le chercher dès que ses amis le prévinrent de sa disparition. Il ne retrouva jamais son fils. Le 25 septembre 1977, John Mowery, 19 ans, rentrait chez lui, sous la pluie, après avoir rendu visite à sa mère. Il pleuvait à verse et Gacy était justement sorti, avec l’intention de proposer à un jeune homme de le conduire où il le voudrait, bien au sec... John Mowery tentait sans succès de se protéger de la pluie et lorsque Gacy lui proposa de monter, le jeune homme n’hésita pas un instant. Gacy était connu dans le quartier : on le voyait souvent dans les petits chantiers où travaillaient ses jeunes employés et il était un membre actif de la communauté. Mais, comme à son habitude, Gacy conduisit le jeune homme chez lui sous un faux prétexte. Il l’attacha, le viola et le tortura. Son corps se retrouva sous la maison, avec les autres. Le 17 octobre 1977, Russel Nelson, 21 ans, rentrait chez lui après une nuit passée dans une discothèque. Gacy lui proposa de monter dans sa voiture. Il le ramena chez lui et lui réserva le sort de toutes ses autres victimes : la mort. La fiancée et la famille de Russel déclarèrent sa disparition le lendemain. Des posters arborant sa photo furent collés sur les murs, avec ceux des autres victimes disparues. La police considéra qu’il avait simplement quitté la ville, ce que sa famille contesta vigoureusement. Robert Winch, 16 ans, avait fugué de chez ses parents, à Kalamazoo, dans le Michigan. Il y étouffait. Il voulait vivre dans une grande ville, être libre. Il avait fait du stop et était parvenu jusqu’à Chicago. Le 11 novembre, il rencontra un « gentil monsieur » qui lui proposa de l’aider. Gacy le ramena chez lui pour l’étrangler et le violer jusqu’à ce qu’il en meurt. Il fut enterré dans le vide sanitaire, déjà rempli de cadavres et où l’espace commençait à manquer. À peine une semaine plus tard, le 18 novembre 1977, Tommy Baling, 22 ans, devint la 17ème victime de Gacy. Après avoir bu quelques verres après le travail, Tommy téléphona à sa jeune épouse pour lui indiquer qu’il rentrait. Il faisait froid et, lorsque Gacy arrêta sa voiture à côté de lui pour lui proposer de le ramener, Tommy accepta. Il se retrouva chez Gacy, où il fut violé et torturé durant des heures avant d’être garrotté. Le 9 décembre 1977, David Talsma, 19 ans, se rendait à un concert. Lorsqu’il le vit à la sortie de la salle, Gacy l’accosta et lui proposa d’aller boire quelques verres chez lui. Il le viola, le tortura et l’étrangla. Il enterra son corps dans le vide sanitaire fétide et suintant. Peu de temps après, Gacy apprit qu’il avait la syphilis. (La syphilis est une infection bactérienne responsable de lésions de la peau et des muqueuses pouvant toucher de nombreux organes. La transmission de l’infection est strictement interhumaine et se fait par voie sexuelle).

John Wayne Gacy Jr. (Pogo The Clown, Killer Clown ) .Parti 3.

26/09/2011 15:44 par TueursEnSerie

  • John Wayne Gacy Jr. (Pogo The Clown, Killer Clown ) .Parti 3.

    John Wayne Gacy Jr. (Pogo The Clown, Killer Clown ) .Parti 3.

    26/09/2011 15:44 par TueursEnSerie

Crimes et châtiments (suite) :

 

 

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Gacy et Rosalind Carter En 1978, Gacy rencontra Rosalynn Carter, femme du Président Jimmy Carter, et fut photographié lui serrant la main. Elle dédicaça ensuite l’une des photos et Gacy l’accrocha bien en évidence dans son bureau. Il la garda comme son plus précieux trésor... La rencontre eut lieu à l’occasion d’un défilé organisé, comme chaque année à Chicago, pour commémorer les débuts du gouvernement démocratique en Pologne (de nombreux émigrés polonais, allemands et hollandais vivent dans l’Illinois). Gacy, dont le père était d’origine polonaise, était responsable du défilé depuis trois ans.

 

 

___________________________

 

 En janvier 1978, Gacy fut arrêté et emmené au commissariat de police de Chicago. Un prostitué de 19 ans nommé Robert Donnell avait déposé une plainte contre lui. Donell s’était rendu chez Gacy après avoir accepté d’être payé pour des rapports sexuels. Mais ce qui était réellement arrivé dépassait l’accord conclu. Gacy l’avait menotté puis avait passé la nuit à l’étrangler au point de lui faire perdre conscience plusieurs fois, à le violer, à le frapper avec des chaînes, à lui uriner dessus et à lui maintenir la tête sous l’eau dans une baignoire jusqu’à ce qu’il s’évanouisse. Il avait même joué à la roulette russe. L’horreur avait duré 8 longues heures. Mais, pour une raison inconnue, Gacy avait décidé de ne pas tuer Robert. Il l’avait reconduit dans la rue et l’avait jeté sur le trottoir, sanguinolent, ne tenant plus sur ses jambes. Gacy expliqua qu’ils avaient simplement eu des rapports « consentis » et que le jeune homme, un prostitué, essayait sûrement de le faire chanter, lui, un homme d’affaires respectable... La police de Chicago le crut et décida de ne pas donner suite à cette affaire. Billy Kindred, 20 ans, devait se marier quelques semaines plus tard et passa la journée du 16 février avec sa fiancée, à planifier la cérémonie. Le soir, il rencontra Gacy et accepta de monter dans sa voiture. Il fut violé et tabassé par Gacy avant d’être étranglé. Le 22 mai 1978, Jeffrey Ringall, qui s’était disputé avec sa petite amie, voulait faire un tour à New Town, un quartier populaire de Chicago, pour se changer les idées. Alors qu’il marchait, une Oldsmobile noire s’arrêta devant lui. Un homme enrobé se pencha à la fenêtre et le complimenta sur son bronzage. Il discuta un moment avec lui puis demanda à Ringall s’il voulait partager un joint avec lui en se promenant en ville. Tout heureux de cette rencontre providentielle, Ringall monta dans la voiture et accepta la marijuana que lui tendait son nouvel ami. Quelques minutes plus tard, alors qu’ils discutaient tranquillement, l’homme se jeta sur Ringall et plaqua un chiffon imbibé de chloroforme sur le visage du jeune homme. Ce dernier perdit rapidement conscience et n’ouvrit les yeux que brièvement, un peu plus tard, alors que la voiture roulait le long des rues. Hagard, Jeffrey ne parvint pas à comprendre où il allait, ni ce qui lui arrivait. L’homme remarqua qu’il était réveillé et l’endormit de nouveau avec le chloroforme. Lorsque Jeffrey Ringall reprit conscience, il réalisa qu’il était à l’intérieur d’une maison, dans une chambre où était accrochée la photo d’un clown. Sa tête et ses mains étaient attachées à une sorte de pilori. Son agresseur était nu devant lui. Il pointa vers lui l’un des godemichés de tailles différentes étalés sur le sol, et expliqua qu’il allait les utiliser sur lui. Ce soir-là, Ringall fut brutalement violé, torturé et chloroformé par son kidnappeur, des heures durant. Le lendemain, en fin de matinée, Jeff Ringall se réveilla, habillé, sous une statue du Lincoln Park, à Chicago. Son corps le faisait souffrir de partout et il était surpris d’être encore en vie. Il se traîna jusqu’à l’appartement de sa petite amie, qui le conduisit à l’hôpital, où il resta six jours entiers. Il était dans un état effroyable : sa peau était lacérée et brûlée en plusieurs endroits, son visage était tuméfié et boursouflé, son anus était déchiré, et son foie était gravement et définitivement endommagé par le chloroforme que son violeur avait massivement utilisé sur lui. Mais cela n’était rien comparé au traumatisme émotionnel subi par le jeune homme.


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 Il porta plainte auprès de la police, qui le crut. Comment douter en voyant le visage boursouflé de Jeffrey Ringall ? Mais les enquêteurs pensèrent qu’ils ne trouveraient pas son violeur, car Ringall n’avait que très peu d’informations à leur fournir. Déterminé à trouver son agresseur, Jeffrey passa des jours et des jours près d’une sortie d’autoroute : au moment où il s’était vaguement réveillé, avant que son agresseur ne l’endorme à nouveau avec son chloroforme, il avait reconnu cette sortie. Après des heures d’attente, Ringall reconnut finalement l’Oldsmobile noire et la suivi jusqu’au domicile du conducteur. Lorsqu’il apprit que la maison appartenait à un certain John Wayne Gacy, il porta immédiatement plainte contre lui pour viol. La police de Chicago décida toutefois qu’il n’y avait pas assez de preuves pour faire condamner Gacy et n’enquêta pas plus loin. Outré, Jeff Ringall s’adressa alors à un avocat et, en juillet 1978, attaqua Gacy « au civil » selon une procédure privée. Gacy réagit rapidement, affirmant que c’était Ringall qui avait tenté de l’endormir avec de la drogue. Gacy se croyait intouchable. Lorsqu’on lui demandait pourquoi ses employés changeaient si souvent, il répondait que les garçons étaient rentrés chez eux, qu’ils étaient partis « vers le sud », ou qu’ils avaient été licenciés. Comme il employait beaucoup d’adolescents sur des contrats de courte durée, peu de gens remarquaient la disparition de ses victimes. En plus de ses victimes connues, il avait emmené chez lui de jeunes sans-abri, que personne ne chercha jamais. Le 14 juin 1978, un adolescent nommé Timothy O’Rourke suivit John Wayne Gacy chez lui pour y fumer de la marijuana. Il y fut violé et frappé, puis étranglé. Mais Gacy n’avait plus de place dans son vide sanitaire, dont l’odeur de putréfaction devenait proprement insoutenable. Gacy mit le corps du jeune homme dans un drap, puis le transporta jusqu’à un pont enjambant la rivière Des Plaines, où il le jeta. Le 4 novembre, Frank Wayne « Dale » Landingin, un jeune homme de 19 ans, disparut à son tour. Prostitué occasionnel, il s’était disputé toute la nuit avec sa petite amie et était sorti de chez lui en trombes, fou de rage. Il avait rencontré Gacy et avait accepté de le suivre chez lui. Gacy jeta également son corps dans la rivière Des Plaines. Fin novembre 1978, James Mazzara, 20 ans, cherchait un nouveau logement à louer. Il avait entendu dire que Gacy logeait parfois les adolescents qui travaillaient pour lui. Gacy le fit entrer et lui montra la « chambre d’ami » à l’étage. Détendu, James accepta le verre que lui proposa aimablement Gacy. Mais très rapidement, il se retrouva attaché et incapable de se défendre. Gacy le viola et le tortura durant des heures. Puis, il lui enfonça son caleçon dans la gorge et le jeune homme suffoqua. Gacy conduisit à nouveau, de nuit, jusqu’à un pont enjambant la rivière Des Plaines. La police de Chicago était incapable d’arrêter un tueur qui avait déjà fait plus de 30 victimes. Mais les policiers d’une petite ville voisine allaient enfin mettre un terme à ses agissements monstrueux. Le 11 décembre 1978, Robert Piest, 15 ans, disparut à son tour devant la pharmacie où il travaillait, à Des Plaines. Il était le cadet d’une famille de 3 enfants. Fils modèle, gymnaste d’exception et très bon lycéen, il travaillait dans une pharmacie après les cours pour gagner de quoi s’acheter une voiture. Sa mère, qui était venue le chercher pour fêter son anniversaire en famille, attendait à l’intérieur de la pharmacie, car son fils lui avait dit qu’il reviendrait dès qu’il aurait fini de discuter avec un homme qui allait lui offrir un autre travail, mieux rémunéré. Mais il ne revint pas et sa mère commença à s’inquiéter. Avec son époux et ses deux autres enfants, Mme Piest chercha son fils dans le quartier mais ne le trouva pas. Trois heures plus tard, elle appela la police de Des Plaines. Le lieutenant Joseph Kozenczak, qui comprit rapidement que Robert Piest n’avait pas fait une fugue, commença son enquête. Il apprit que l’homme à qui Robert Piest devait parler s’appelait John Wayne Gacy, entrepreneur à Chicago, 36 ans. Kozenczak décida de vérifier son casier judiciaire, par simple routine, et fut effaré lorsqu’il découvrit les raisons pour lesquelles Gacy avait été incarcéré dans l’Iowa en 1968... et de nombreuses fois soupçonné depuis. Il semblait incroyable que Gacy soit en liberté, sans aucune surveillance. Kozenczak se rendit chez lui, mais Gacy lui expliqua qu’il ne savait rien de la disparition de Robert Piest, qu’il ne le connaissait pas et ne l’avait jamais vu. Kozenczak fut surpris par le fait que Gacy niait connaître le garçon alors que plusieurs personnes savaient qu’ils avaient rendez-vous. Il demanda à Gacy de le suivre au commissariat pour y être interrogé. Mais Gacy répondit qu’il ne pouvait quitter sa maison : il y avait récemment eu un décès dans sa famille et il attendait plusieurs coups de téléphone importants. Gacy ne se présenta au commissariat qu’à 3h30 du matin, couvert de boue. Il s’excusa en affirmant que sa voiture s’était embourbée... et fut surpris (sic) lorsqu’on lui annonça que Kozenczak ne lui avait pas fait la grâce de l’attendre. Gacy revint le lendemain, 13 décembre 1978, et nia de nouveau connaître Robert Piest. Lorsque les policiers lui expliquèrent que des témoins l’avaient vu avait l’adolescent, il répondit simplement « Ah... Oui... Ce Robert-là... ». Il se montra chaleureux et discuta un bon moment avec les enquêteurs présents. Il se vanta d’être un homme d’affaires prospère, un bénévole du parti démocrate qui se déguisait en clown pour les enfants des hôpitaux... et qui avait « des amis haut placés ». Pendant qu’il badinait, Kozenczak obtint un mandat de perquisition qui lui permettait de fouiller la maison de Gacy. Il pensait qu’il y trouverait le jeune Robert. Seul. Le pavillon, très propre et ordonné, était rempli de plantes vertes. Des images de clowns, peintes par Gacy, étaient accrochées aux murs. Les enquêteurs pensèrent immédiatement qu’ils tenaient leur coupable : un tapis, dans le salon, était maculé par ce qui semblait être du sang. Un inspecteur fit l’inventaire de tous les éléments incriminants découverts dans la maison : - une boîte à bijoux contenant deux permis de conduire appartenant à des hommes jeunes, et plusieurs anneaux, dont une chevalière du Maine West High School, classe 1975, sur laquelle étaient gravées les initiales J.A.S. - une petite boîte contenant de la marijuana et du papier à rouler - plusieurs films érotiques hétéro et homosexuels - des médicaments, dont du Valium et du nitrite d’amyle (ou « poppers », un médicament contre les angines de poitrine qui peut être utilisé comme aphrodisiaque sous forme intraveineuse). - un couteau à cran d’arrêt - un morceau de couverture taché (de sang ?) - un carnet d’adresses bien rempli - des livres aux noms évocateurs (« Les garçons à moto », « Adolescents étroits », « La pédérastie : le sexe entre hommes et garçons », « 21 affaires sexuelles anormales »...) - une paire de menottes et ses clés - une longue planche de bois présentant deux trous aux extrémités (un genre de pilori) - un pistolet italien de calibre 6mm - des badges de policiers - un grand godemiché en caoutchouc (qui était caché dans le grenier) - une seringue hypodermique et une petite bouteille de chloroforme - des vêtements bien trop petits pour Gacy - une corde en nylon Les enquêteurs trouvèrent également un reçu pour le développement d’une pellicule photo. La petite amie de Robert Piest expliqua que ce reçu lui appartenait et qu’elle l’avait donné à Robert le jour de sa disparition. L’adolescent s’était donc bien rendu chez Gacy. Trois véhicules appartenant à Gacy furent également saisis, dont un pickup Chevrolet 1978 présentant le nom de son entreprise sur les portières, une Oldsmobile noire de 1979 et un van présentant également le nom de son entreprise. Les enquêteurs ne trouvèrent rien d’autre et retournèrent au commissariat pour demander que des analyses soient menées sur les preuves. Les enquêteurs expliquèrent à Gacy qu’ils avaient saisi des objets chez lui. Il entra dans une colère noire et appela immédiatement son avocat. Mais la police n’avait encore rien d’assez sérieux pour le faire inculper de meurtre et dut le relâcher. Les policiers décidèrent toutefois de placer Gacy sous surveillance, jour et nuit. Ils ne le lâchèrent pas d’une semelle. Certains amis de Gacy furent convoqués et interrogés par les enquêteurs. Gacy leur avait affirmé auparavant que la police voulait l’accuser d’un meurtre qu’il n’avait pas commis. Les policiers n’obtinrent donc que peu de renseignements utiles. Les amis de Gacy ne pouvaient pas croire qu’il fut capable de tuer quelqu’un. Les enquêteurs surveillèrent Gacy de manière étroite. Au départ, il voulut défier les policiers, en assurant à ceux qui le suivaient que leurs supérieurs étaient des idiots et en les invitant à déjeuner. Il leur indiquait où il se rendait lorsqu’il prenait sa voiture et accrocha les décorations de Noël sur sa maison comme à son habitude. Il invita même les policiers au restaurant et leur affirma « Vous savez, les clowns peuvent s’en tirer avec des meurtres ». Mais, à mesure que les jours passaient, Gacy commença à perdre son sang-froid. Il se mit à boire énormément, cessa de se raser, et hurla sur ses employés. Il embaucha deux avocats et porta plainte contre la police de Chicago pour harcèlement. Une semaine après la disparition de Robert Piest, Gacy était à bout de nerfs. Mal rasé, insomniaque, il épiait les deux policiers qui le suivaient constamment. Et, un jour, il les invita à boire un café chez lui. Peut-être voulait-il encore jouer « au plus fort », les amadouer, les interroger pour en savoir où en était l’enquête, ou les persuader de son innocence... Mal lui en prit, car l’un des policiers, l’agent Schulz, était un homme d’expérience qui reconnut immédiatement l’odeur nauséabonde qui imprégnait l’atmosphère chauffée du petit pavillon de Gacy : une odeur de cadavre. Lorsque ces collègues avaient perquisitionné une semaine auparavant, il faisait froid et l’odeur ne les avait pas frappés. Schulz en fit part à l’inspecteur Kozenczak. Celui-ci venait d’apprendre que l’anneau aux initiales J.A.S. découvert chez Gacy appartenait à John Szyc. Trois anciens employés de Gacy avaient mystérieusement disparu après avoir eu rendez-vous avec lui. La télévision de Gacy - les policiers avaient vérifié le numéro de série - appartenait à également à John Szyc. Dans le coffre de l’Oldsmobile avaient été découverts des cheveux et, d’après les analyses, il semblait bien qu’ils appartenaient Robert Piest. Gacy pouvait avoir fait plus qu’une seule victime.

 

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 Le 21 décembre, Kozenczak décida d’arrêter Gacy pour possession de marijuana et de Valium : alors que les policiers le suivaient comme à leur habitude, il avait été surpris alors qu’il fournissait de la marijuana à un pompiste dans un garage. Les voisins de Gacy furent abasourdis en apprenant la nouvelle. Seul l’un des amis de Gacy se doutait qu’il était soupçonné d’un délit bien plus grave que la détention de marijuana. La veille, presque hystérique, Gacy avait avoué à Donald Czarna qu’il avait bien tué un adolescent. Gacy avait ensuite admis à son ami qu’il avait tué une trentaine de garçons, parce qu’ils étaient « mauvais » et qu’ils tentaient de le faire chanter. Puis, il s’était mis à pleurer à gros sanglots. Les policiers ramenèrent Gacy chez lui et lui annoncèrent qu’ils allaient tout fouiller jusqu’à ce qu’ils trouvent un cadavre, sous le plancher s’il le fallait. Gacy s’effondra et avoua avoir enterré un homme, « un ancien amant », sous le sol de son garage. Il ajouta toutefois qu’il l’avait tué en état de légitime défense. Les policiers ne le crurent pas. Ils commencèrent à enlever le tapis maculé d’une tache, dans le salon, et remarquèrent une trappe au fond d’un placard. Ils l’ouvrirent et découvrirent, dans le vide sanitaire, une marre d’eau sombre à l’odeur répugnante, qu’ils prirent d’abord pour des relents d’égouts.

 

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L’un des policiers discerna une fiche électrique et la brancha dans une prise murale toute proche. Une pompe électrique se mit en marche dans le sous-sol. Un quart d’heure plus tard, la marre avait disparu et un technicien des services de police descendit dans le vide sanitaire rempli de boue. L’odeur de putréfaction y était écoeurante. Il plongea une pelle dans la boue et, en voyant des asticots bouger à la surface, il comprit que la substance graisseuse n’était pas de la terre humide mais de l’adipocire, une matière produite par la décomposition de la chair. Le technicien fouilla un petit moment et découvrit rapidement l’os d’un bras humain, puis celui d’un pied. L’adipocire ne se forme que 12 mois après le décès : ce cadavre ne pouvait pas être celui de Robert Piest. En état de choc, le technicien des services de police lâcha : « Je crois que cet endroit est rempli de gamins ». Les voisins et les curieux commencèrent à s’agglutiner devant le domicile de Gacy. Tout le monde le considérait comme un homme sympathique et sans problème. Il avait neigé quelques jours plus tôt et il s’était proposé pour déblayer les allées de ses voisins les plus âgés. Il buvait rarement, ne consommait aucune drogue et détestait les homosexuels... Les enquêteurs, eux, avaient commencé à creuser dans le vide sanitaire et réalisaient que Gacy était l’un des pires tueurs en série de l’histoire américaine. Le Docteur Robert Stein, médecin légiste du comté de Cook, fut appelé pour aider les enquêteurs. Il leur demanda de revêtir des combinaisons et des masques, et de prendre des bains désinfectants après leur travail. Il organisa les fouilles en délimitant les parcelles des terres par section, comme un site archéologique. Il savait que l’excavation d’un corps décomposé doit être menée avec de grandes précautions afin d’en préserver l’intégrité. Durant les jours et les nuits qui suivirent, les enquêteurs creusèrent sans s’arrêter. Pendant ce temps, John Wayne Gacy était interrogé au quartier général de la police de Des Plaines. Confronté aux preuves, il avoua finalement aux policiers les meurtres d’au moins trente adolescents en sept ans. Il avait enterré la plupart des corps sous sa maison. Mais il expliqua qu’il n’avait commis lui-même aucun des meurtres. Le véritable coupable était un « alter ego » nommé « Jack Hanley » ou « Bad Jack », qui détestait les homosexuels. (Il s’avéra que Jack Hanley était le nom d’un véritable policier avec qui Gacy avait discuté plusieurs fois dans un bar de Chicago...) Il ne put expliquer pourquoi il avait tué Robert Piest, qui n’était pas homosexuel. Il raconta qu’il avait emmené Robert chez lui pour discuter d’un éventuel emploi. Il lui avait fait comprendre qu’il pourrait gagner de l’argent en vendant son corps, mais l’adolescent avait refusé tout net. Gacy l’avait alors convaincu de jouer avec lui... et ses menottes. Robert s’était laissé convaincre. (Il s’avéra en fait que Robert Piest avait accepté de monter dans le véhicule de Gacy, près de la pharmacie, mais uniquement pour y discuter un instant, car sa mère l’attendait. Gacy avait prestement plaqué un tissu imbibé de chloroforme sur le visage de l’adolescent). Selon Gacy, à partir de là, « Jack » avait pris le contrôle de son esprit et de ses actes, et il ne se souvenait que vaguement des événements. Robert Piest avait semblé bouleversé lorsqu’il lui avait annoncé qu’il allait le violer, alors il l’avait laissé partir. Puis, Gacy avait sombré dans une sorte de torpeur ou d’inconscience. Le téléphone l’avait réveillé. C’était un ami qui lui demandait la raison de son retard à une réunion (cet ami déclara par la suite que Gacy parlait tout à fait normalement et qu’il se dominait parfaitement). Après s’être excusé, Gacy était retourné dans sa chambre. Robert Piest était étendu sur le lit. Il avait été étranglé à l’aide d’un garrot fait d’une corde et d’un marteau. Gacy avait transporté le corps dans son grenier. Il y était encore lorsque le lieutenant Kozenczak était passé, le lendemain matin. Comme il n’y avait plus de place dans le vide sanitaire et qu’il s’était fait mal au dos à force de creuser, Gacy s’était décidé à jeter le corps de l’adolescent dans la rivière Des Plaines, comme il l’avait déjà fait pour ses 4 dernières victimes. A la nuit tombée, il avait emballé le corps dans une couverture et l’avait porté jusqu’à sa voiture. Il l’avait jeté du haut du pont Kankakee mais, en se pressant de regagner Des Plaines pour se rendre à son entretien avec la police, il avait dérapé sur la route verglacée et sa voiture avait finit sa course dans la boue épaisse de la berge. C’était pour cette raison qu’il ne s’était présenté au commissariat qu’à 3h30 du matin, couvert de boue. Gacy discuta ensuite avec l’adjoint du procureur de l’Illinois, Larry Finder, et lui décrivit où la plupart des corps avaient été enterrés. Lorsque Finder lui dit qu’il avait du mal à situer les tombes dans son esprit, Gacy prit une feuille et un crayon, dessina un rectangle, puis le remplit avec d’autres petits rectangles qui représentaient « les tranchées », c’est-à-dire les tombes. Il y en avait presque trente. La carte s’avéra très précise et tout à fait exacte. Certains corps avaient été enterrés parallèlement aux fondations de la maison, d’autres perpendiculairement... Le Docteur Robert Stein réalisa que Gacy, perfectionniste dans tout ce qu’il faisait, avait disposé les corps de manière à utiliser efficacement tout l’espace disponible dans le vide sanitaire... Gacy avait versé de la chaux ou de l’acide chlorhydrique à plusieurs reprises sur les corps, dans le but de diminuer l’odeur de putréfaction et d’accélérer la décomposition.




Scéne de crimes : 


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Le premier jour de fouilles, la police découvrit deux corps. L’un était celui de John Butkovich, enterré dans le garage. L’autre corps, celui de Jon Prestige, était enterré sous la maison et enveloppé dans du plastique. Le lendemain, trois nouveaux corps furent découverts. Jour après jour, les enquêteurs déterraient de nouveaux cadavres. Certaines des victimes furent découvertes avec leurs sous-vêtements enfoncés dans leur gorge. D’autres corps étaient enterrés si proches les uns des autres et leur état de décomposition était si semblable que les policiers pensèrent qu’ils avaient été tués et enterrés le même jour. Les médias nationaux campaient devant l’habitation de Gacy, suivant heure par heure les macabres excavations. La maison de Gacy était en permanence cernée de caméras et de journalistes. La maison de Gacy, qui devint aussi célèbre aux yeux des spectateurs que la Maison Blanche, fut peu à peu réduite en morceaux, alors que les policiers creusaient, cherchaient et découvraient d’autres corps. Les voisins de Gacy étaient harcelés tant par les médias que par une partie de la population, qui ne comprenait pas qu’ils n’aient « rien vu », qu’ils ne se soient doutés de rien, qu’ils n’aient pas su discerner, derrière le sympathique entrepreneur qui se déguisait en clown pour les enfants, un abominable assassin.

 

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Le 28 décembre 1978, la police annonça qu’elle avait retrouvé 26 corps sous la maison de Gacy et un dans son garage. En novembre, le corps nu de Frank "Dale" Landingin avait été repêché dans la rivière Des Plaines. Les enquêteurs découvrirent le permis de conduire du jeune homme dans la maison de Gacy et comprirent qu’il était également responsable de ce meurtre. Et Gacy avait jeté d’autres victimes dans la rivière : le 28, le corps de James Mazzara fut repêché dans la rivière Des Plaines, ses sous-vêtements enfoncés dans sa gorge. En février 1979, la police creusait toujours dans la propriété de Gacy. Il leur avait fallu plus de temps que prévu pour terminer les fouilles sous la maison, à cause du froid de l’hiver qui avait gelé le sol en profondeur. Ils pensaient qu’ils pouvaient encore trouver des corps ailleurs que dans le vide sanitaire. Des ouvriers du bâtiment furent appelés pour démolir le béton du patio de Gacy. Ils découvrirent le corps d’un jeune homme, bien préservé dans le ciment. Il portait un short en jeans et une alliance. La semaine suivante, un 31ème corps fut découvert dans la rivière Illinois. Les enquêteurs identifièrent le jeune homme grâce au tatouage qu’il portait au bras et dont une photo fut reproduite dans la presse. Un ami du père de la victime reconnu le tatouage de « Tim Lee », alias Timothy O’Rourke, fan de Bruce Lee qui l’admirait au point d’avoir prit son nom et de se l’être fait tatouer. Peu après, le dernier corps fut découvert chez Gacy, sous la salle de jeu. La maison fut ensuite détruite et réduite en poussière. Robert Piest ne figurait pas parmi les corps retrouvés chez Gacy et l’on ne savait toujours pas ce qu’il était advenu de lui. Il fut finalement retrouvé dans la rivière Illinois en avril 1979. Il était resté coincé le long de la rivière, dans un endroit peu accessible ou visible, mais des vents violents avaient pu le déloger et le pousser jusqu’au barrage de Dresden, où on l’avait découvert. L’autopsie détermina qu’il était mort par suffocation : des serviettes en papier avaient été enfoncées dans sa gorge. Sa famille porta immédiatement plainte contre Gacy pour meurtre, mais aussi contre le conseil de libération sur parole de l’Iowa et le département des prisons, pour avoir libéré Gacy trop tôt, en 1970, et la police de Chicago, pour négligence. La police de Des Plaines, elle, fut louée pour sa rapidité d’action... Les policiers comparèrent des radios dentaires et d’autres indices afin d’identifier les victimes. Neuf ne furent malheureusement jamais identifiées. Gacy fut transféré à la prison du comté de Cook. Puis, des psychiatres l’examinèrent à l’hôpital psychiatrique Cermak, à Chicago, pour déterminer s’il était ou non sain d’esprit. Dès le début, Gacy affirma être la victime de son alter ego malfaisant nommé « Jack ». C’était « Jack » qui commettait les meurtres. Gacy concéda néanmoins plus tard que lui, John Gacy, en avait aussi commis quelques-uns. « Jack » s’emparait de l’esprit de Gacy tard dans la nuit, quand celui-ci avait bu, et le forçait à se mettre en quête de victimes. « Jack » était soi-disant l’une des quatre personnalités qui dominaient tour à tour Gacy. Mais ses récits variaient si souvent qu’il devenait difficile de croire quoi que ce fût. L’un des psychiatres menaça même de ne plus s’occuper de lui s’il ne cessait pas de mentir. Gacy soutenait également qu’il avait commis la plupart des meurtres en état de légitime défense, y compris le premier, celui du garçon qu’il avait ramassé à la gare routière. Les autres avaient eu lieu à la suite d’altercations : celle qui avait précédé le meurtre de Butkovich concernait le salaire de celui-ci, la dispute avec Godzik portait sur la drogue, celle qui l’avait opposée à Szyc avait éclaté au sujet d’une voiture... Gacy donna ensuite une autre explication pour certains des décès. Les adolescents avaient accepté les rapports sexuels de leur plein gré, et avaient été d’accord pour qu’une corde les étrangle afin de provoquer érection et orgasme. Les avocats, considérant que la plupart de ces explications ne serviraient qu’à lui attirer l’antipathie du jury, décidèrent de plaider la folie. Le 6 février 1980, le procès de John Wayne Gacy commença devant le tribunal du comté de Cook, à Chicago. Dans sa plaidoirie d’ouverture, le procureur Robert Egan expliqua aux jurés que Gacy avait assassiné 33 jeunes hommes en quelques années. L’enquête avait permis de déterminer que les actions de Gacy étaient préméditées et rationnelles. L’un des avocats de Gacy, Robert Motta, affirma quant à lui que les actes de Gacy avaient été irrationnels et impulsifs : Gacy était mentalement aliéné et ne pouvait contrôler ses actes. Si Gacy était déclaré « fou », il pouvait échapper à la peine de mort et être libéré quelques années plus tard. Dans l’Illinois, il n’existe aucune limite à l’incarcération d’une personne déclarée aliénée et, dans de nombreux cas, elle est libérée lorsqu’il est décidé qu’elle était mentalement assez stable pour « revenir dans la société ». Mais la folie est très difficile à prouver au tribunal... Gacy s’indigna de voir que ses propres avocats étaient incapables d’inventer une histoire qui put le faire acquitter. Comme les examens psychiatriques l’avaient révélé, Gacy n’éprouvait aucun remords vis-à-vis de ses crimes. Pour chacun d’eux, il avait toujours une bonne excuse pour se justifier. L’accusation demanda aux familles et aux amis des victimes de témoigner à la barre. Certains des témoins fondirent en larmes devant Gacy. L’air irrité, il les regardait en ricanant, convaincu que tout cela n’était qu’une comédie. Ensuite vinrent les témoignages des garçons qui avaient travaillé avec Gacy, avaient été violés, mais avaient survécu. Ils parlèrent de son caractère changeant et de la manière dont il les avait presque tous persuadés de se laisser menotter. D’autres expliquèrent qu’il passait constamment les voir lorsqu’ils travaillaient, pour leur parler ou les surveiller. Durant les semaines qui suivirent, les amis et les voisins de Gacy furent également appelés à témoigner, ainsi que des policiers impliqués dans l’enquête et des psychologues qui assuraient que Gacy était soit sain d’esprit, soit mentalement aliéné. Les deux adolescents qui avaient vécu chez Gacy, David Cram et Michael Rossi, expliquèrent comment, sur les instructions de Gacy, ils avaient creusé dans le vide sanitaire - avec Gregory Godzik - des « tranchées » qui devaient soi-disant servir à faire passer des tuyaux. L’un des policiers qui avaient interrogé Gacy raconta comment le tueur lui avait assuré que l’une de ses victimes était un masochiste et quand l’étranglant, il lui avait fait « une faveur ». Gacy avait également fait la démonstration de la manière dont il avait tué la plupart des adolescents, avec un garrot, alors qu’il avait expliqué qu’au moment où il tuait, c’était Jack qui agissait et qu’il ne se souvenait de rien ! Le 24 février, la défense appela - à la surprise générale - Jeffrey Ringall. Tout le monde pensait que Ringall témoignerait plutôt pour l’accusation, mais le procureur pensait que son témoignage serait plus utile durant un contre-interrogatoire. L’autre avocat de Gacy, M. Amirante, demanda à Ringall s’il pensait que Gacy était capable de se contrôler. Ringall pensait que Gacy était un animal sauvage et qu’il ne pouvait pas dominer ses pulsions. Son témoignage ne dura pas bien longtemps, car Jeffrey Ringall s’effondra lorsqu’il raconta à la cour ce que Gacy lui avait fait subir. Il était tellement traumatisé, face à son violeur, qu’il commença à vomir et fondit en larmes. Gacy ne montra pas la moindre émotion lorsqu’on dut soutenir Ringall pour l’aider à sortir du tribunal. Pour prouver la folie de Gacy, Amirante et Motta appelèrent à la barre les amis et la famille de l’accusé. Sa mère expliqua que le père de Gacy l’avait maltraité à plusieurs occasions. Un jour, alors qu’il n’était qu’un petit garçon, son père l’avait fouetté avec une courroie en cuir. La sœur de Gacy raconta que leur père passait son temps à insulter et rabaisser son frère. Les amis témoignèrent du fait que Gacy était un homme bon et généreux, qui aidait les gens dans le besoin et souriait toujours. Lillie Grexa assura qu’il était un voisin merveilleux. Toutefois, elle refusa d’admettre que Gacy était fou, affirmant au contraire que Gacy était « un homme très brillant ». Cette affirmation entrait en conflit avec l’opinion de la défense selon laquelle Gacy était fou et ne pouvait contrôler ses actes. La défense appela ensuite le Dr. Thomas Eliseo, un psychologue qui avait interviewé Gacy avant le procès. Il pensait que Gacy était très intelligent, mais qu’il souffrait d’une schizophrénie paranoïde. Il dut cependant admettre que Gacy n’avait pas pu commettre 33 meurtres sans se rendre compte qu’il faisait quelque chose de mal. D’autres experts de la défense donnèrent des avis similaires, affirmant que Gacy était schizophrène ou souffrait d’un désordre de personnalités multiples. Ils expliquèrent que le désordre mental de Gacy altérait sa capacité à comprendre la portée de ses actes. Ils le déclarèrent fou au moment des crimes. Le Dr Freedman souligna l’absence totale de sentiments dont faisait preuve Gacy quand il décrivait ses meurtres. Selon lui, Gacy détestait véritablement les homosexuels et ne se considérait pas lui-même comme un homosexuel, mais plutôt comme un bisexuel. Il avait déclaré aux enquêteurs que ces victimes méritaient de mourir. Gacy projetait sa propre homosexualité sur ses victimes. En les tuant, il se débarrassait symboliquement de son homosexualité. Arthur Hartman, l’un des psychiatres appelés par l’accusation, soutint que, bien qu’atteint d’un désordre de la personnalité, Gacy n’était absolument pas dément. « Il est très égocentrique et narcissique, et possède une orientation typiquement antisociale. Il a une personnalité psychopathe, avec une déviance sexuelle et une personnalité hystérique, ainsi que des éléments mineurs de personnalités compulsives et paranoïaques. » Le Dr Robert Reifman déclara que Gacy avait « un type de personnalité particulièrement narcissique ». Il était tellement amoureux de sa propre image qu’à ses yeux, les autres existaient à peine. « Je ne crois pas qu’on puisse avoir 33 accès de folie temporaire », ajouta Reifman. Le fait même d’avoir demandé à David Cram, Gregory Godzik et Mike Rossi de creuser les tombes dans le vide sanitaire indiquait que Gacy avait prémédité ses meurtres. Gacy, argumenta Reifman, simulait la folie. Le professeur Frank Osanka ajouta : « l’explication des meurtres par des états psychotiques épisodiques ne peut pas expliquer une série de plusieurs meurtres, commis ou même endroit, de la même manière méthodique, et le fait d’avoir caché des corps également de manière méthodique, sur une période de sept ans, par un homme que ses voisins considéraient comme sympathique et plein de réussite. Gacy ne souffrait ni d’une maladie mentale, ni même d’un défaut mental qui l’aurait empêché de considérer la criminalité de son comportement ou de conformer sa conduite aux exigences de la loi. » Enfin, les psychiatres du centre médical saint Luc de Chicago, qui avait examiné Gacy, conclurent : « Durant les 15 dernières années, Gacy a démontré un désordre de la personnalité mixte qui inclut des caractéristiques obsessives compulsives, antisocial, narcissique, et maniaque... Ses conquêtes homosexuelles, envers lesquelles il se montrait sadique, étaient bien plus des gratifications pour lui à travers l’exercice du pouvoir, que des expériences érotiques motivées par des besoins sexuels. Le meurtre est devenu l’expression ultime de ce pouvoir obtenu sur ses victimes impuissantes... Il a fini par justifier ses meurtres comme socialement acceptables à cause de la nature ‘dégradée’ de ses victimes (« des déchets humains », selon lui) et sa conviction de plus en plus égocentrique qu’il ne serait jamais appréhendé grâce à son intelligence, au fait qu’il avait caché les corps, et à sa certitude que son comportement meurtrier était une faveur accordée à la société ». Dans les plaidoiries de clôture, l’accusation et la défense opposèrent à nouveau leurs opinions : Gacy était un schizophrène irresponsable... ou un manipulateur qui avait violé et torturé ses jeunes victimes facilement manœuvrables, de manière préméditée et planifiée. Les opinions des psychiatres étaient diverses, mais des points négatifs étaient apparus à son encontre. Si Gacy avait eu 33 « pulsions incontrôlables » qui l’avaient poussée à tuer, alors pourquoi avait-il creusé certaines tombes à l’avance ? Et si les souvenirs de ses actes étaient si dissipés, comment Gacy avait-il pu mimer comment il étranglait ses victimes ou dessiner des cartes aussi détaillées de son sous-sol, se rappelant parfaitement où il avait enterré chaque victime ? Comment avait-il pu répondre calmement à un collègue, alors qu’il venait de tuer Robert Piest ? Pourquoi n’avait-il pas cherché de l’aide ? Après 5 semaines de procès, les jurés se retirèrent pour délibérer. Il ne leur fallut que deux heures pour revenir avec un verdict. John Wayne Gay n’était pas mentalement aliéné. Il était donc coupable sur tous les points. Le 13 mars 1980, il fut condamné à la peine capitale. Lors d’une interview téléphonique menée quelques heures avant son exécution, Gacy se vanta au journaliste qui l’interrogeait que plus de 30 livres avaient été écrits sur lui, deux téléfilms avaient été diffusés, un film au cinéma, une pièce de théâtre, cinq chansons et plus de 5000 articles... Il était évident qu’il en était extrêmement fier. Il adorait l’attention qu’on lui portait et aimait particulièrement correspondre avec des agents du FBI et des étudiants en criminologie. Il recevait quotidiennement des lettres, en majorité écrites par des femmes. Selon ses propres dires, plus de 40 personnes figuraient sur sa liste de visite, des femmes pour la plupart. En 1986, Gacy se maria pour la troisième fois, à l’une des nombreuses femmes qui lui avaient écrit et lui avaient rendu visite en prison. Durant les 14 années qu’il passa dans le couloir de la mort, Gacy peignit de nombreux tableaux à la peinture à l’huile. Son sujet préféré était... les portraits de clowns. Après son décès, certaines de ses peintures se vendirent pour 20.000$ lors d’une enchère, provoquant l’indignation des familles des victimes et des autorités. Mais l’acheteur brûla toutes les œuvres de Gacy peu après les avoir acquises. Gacy fut exécuté par injection le 10 mai 1994, après des années d’appels. Répugnant et médiocre jusqu’au bout, ses derniers mots furent : « Kiss my ass ».

John Wayne Gacy Jr. (Pogo The Clown, Killer Clown ) .Parti 4.

26/09/2011 16:10 par TueursEnSerie

  • John Wayne Gacy Jr. (Pogo The Clown, Killer Clown ) .Parti 4.

    John Wayne Gacy Jr. (Pogo The Clown, Killer Clown ) .Parti 4.

    26/09/2011 16:10 par TueursEnSerie

 

Victimes :

 

_  Edward Lynch, 16 ans Violé en juin 1967 .

 

 _  Donal Vorhees, 15 ans Violé à plusieurs reprises

 d’août 1967 à avril 1968 .

 

 _ Un jeune homme non identifié, 18 ans Poignardé le 1 er janvier 1972

 puis enterré dans le vide sanitaire .

 

 _ Johnny Butkovich, 16 ans

hebergeur image

Violé et étranglé, début 1976

puis enterré dans le sous-sol du garage .

 

 _ Darrel Samson, 16 ans Violé et étranglé le 6 avril 1976 puis enterré dans le vide sanitaire

 

 _ Randall Reffet, 16 ans Violé, torturé et étranglé le 14 mai 1976

 puis enterré dans le vide sanitaire .

 

_ Samuel Stapleton, 14 ans

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Violé, torturé et étranglé le 14 mai 1976

 puis enterré dans le vide sanitaire .

 

_ Mike Rossi, 16 ans Violé le 22 mai 1976 .

 

 _ Michael Bonnin, 17 ans Violé et étranglé en juin 1976

 puis enterré dans le vide sanitaire .

 

 _  William « Billy » Carroll, 16 ans

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Violé, torturé et étranglé le 10 juin 1976

puis enterré dans le vide sanitaire .

 

_ Rick Johnson, 17 ans

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Violé et étranglé le 6 août 1976

 puis enterré sous la laverie .

 

_  Gregory Godzik, 17 ans

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Violé, torturé et étranglé le 11 décembre 1976

puis enterré dans le vide sanitaire .

 

_ John Szyc, 19 ans

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Violé et étranglé le 20 janvier 1977

puis enterré dans le vide sanitaire .

 

 _  Jon Prestige, 22 ans Violé, torturé et étranglé le 15 mars 1977

puis enterré dans le vide sanitaire .

 

 _ Matthew Bowman, 19 ans

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Drogué, violé et étranglé le 5 juillet 1977 .

 

_  Robert Gilroy, 18 ans

 hebergeur image

Torturé, violé et étranglé le 15 septembre 1977 .

 

_  John Mowery, 19 ans Violé, torturé et étranglé le 25 septembre 1977 puis enterré dans le vide sanitaire  .

 

_  Russel Nelson, 21 ans Violé et étranglé le 17 octobre 1977

 puis enterré dans le vide sanitaire .

 

 _  Robert Winch, 16 ans

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Violé et étranglé le 11 novembre 1977

puis enterré dans le vide sanitaire .

 

 _ Tommy Baling, 22 ans Violé et étranglé le 18 novembre 1977 .

 

 _ David Talsma, 19 ans Violé, torturé et étranglé le 9 décembre 1977 puis enterré dans le vide sanitaire .

 

 _  Robert Donnell, 19 ans Violé, tabassé et torturé durant des heures en décembre 1977, avant que Gacy ne le relâche finalement .

 

_  Billy Kindred, 20 ans Violé et étranglé le 16 février 1978

 

_  Jeffrey Ringall, 22 ans

 hebergeur image

Violé, torturé et frappé durant des heures le 22 mai 1978,

avant que Gacy ne le relâche finalement .

 

 

_  Timothy O’Rourke, 17 ans Violé, frappé et étranglé le 14 juin 1978.

 Son corps fut jeté dans la rivière Des Plaines.

 

 _  Frank Wayne « Dale » Landingin, 19 ans

 hebergeur image

 Violé, torturé et étranglé le 4 novembre 1978.

Son corps fut jeté dans la rivière Des Plaines .

 

_ James Mazzara, 20 ans

hebergeur image

Violé, torturé et étouffé fin novembre 1978.

 Son corps fut jeté dans la rivière Des Plaines .

 

_  Robert Piest, 15 ans

 hebergeur image

Violé, torturé et étranglé le 11 décembre 1978.

Son corps fut jeté dans la rivière Des Plaines .

 

 

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Mode opératoire : 

 

 

 Les victimes de Gacy étaient des adolescents ou de jeunes adultes blancs. Plusieurs des victimes de Gacy étaient de jeunes prostituées que l’entrepreneur sollicitait dans le quartier de Bughouse Square. Cinq avaient été ses employés à PDM Contracting. Gacy parvenait souvent à convaincre les garçons qu’il faisait monter dans sa voiture qu’il était un policier ou qu’il allait leur offrir un emploi. Très souvent, Gacy utilisait le « truc des menottes » en faisant croire à ses jeunes victimes qu’il allait leur montrer un tour de magie. Une fois attachées, il les violait puis les étranglait. Il a souvent été impossible de déterminer la cause de la mort, mais tous ont dû être étranglés. Des sous-vêtements étaient parfois découverts dans la gorge des victimes, indiquant qu’ils avaient suffoqué. Toutefois, Gacy a expliqué qu’il avait appris qu’il fallait enfoncer un chiffon dans la bouche des cadavres pour éviter que les fluides nauséabonds de la putréfaction ne s’en échappent... Gacy a assuré qu’aucune de ses victimes n’avait été torturée, ce dont on peut douter lorsque l’on connaît les témoignages des jeunes gens qui ont survécu à ses agressions. La manière dont il étranglait ses victimes, avec un garrot qu’il serrait lentement, est particulièrement sadique en elle-même. Les meurtres de Gacy ont été planifiés et pensés à l’avance. Il cachait ou se débarrassait des corps de ses victimes de manière méthodique. Lorsque son épouse était absente, Gacy versait de la chaux ou du ciment sur les corps cachés dans son vide sanitaire dans le but d’en cacher l’odeur.

 

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Motivations  :

 

John Wayne Gacy était admiré et apprécié de la plupart des gens qui le connaissaient. C’était un excellent homme d’affaires qui organisait souvent des fêtes pour ses amis et ses voisins, qui amusait les enfants des hôpitaux déguisé en clown, et qui s’immergeait dans des organisations telles que les Jaycees, qui faisait en fait tout ce qu’il pouvait pour que son quartier soit un endroit agréable à vivre. Les gens qui connaissaient Gacy pensaient qu’il était généreux, amical et travailleur, dévoué à sa famille et à sa communauté. Mais un autre côté de Gacy n’était connu que de lui-même... Certaines personnes ont affirmé que les actes horribles de Gacy avaient été provoqués par la relation malsaine qu’il avait eue avec son père, et par son coup à la tête et les évanouissements qu’il avait ensuite subis, durant l’enfance. Après son exécution, le cerveau de Gacy fut prélevé et examiné, notamment par le Dr. Helen Morrison, qui avait interrogé Gacy et d’autres tueurs en série dans le but d’isoler un trait commun de personnalité qui pourrait expliquer leurs actes. Mais l’examen du cerveau de Gacy n’a pas révélé la moindre anormalité. En fait, il est certain que l’attitude méprisante de son père a fait naître chez Gacy des grands doutes sur sa masculinité et sa valeur personnelle, démolissant son amour-propre. Gacy n’était pas sportif et, pour éviter que son père ne le force à faire de l’exercice, il s’inventait toutes sortes de maladies et d’affections, notamment un imaginaire problème cardiaque. Ce qui, au contraire, provoquait plus de railleries encore de son père. Toutefois, Gacy n’a jamais admis l’animosité dont son père avait fait preuve à son égard. Il alla régulièrement se recueillir sur sa tombe. Gacy était convaincu qu’il n’était PAS homosexuel. Reconnaître son homosexualité aurait été admettre que son père avait eu raison de la traiter de « tapette ». Il se persuadait que tout ce qu’il voulait obtenir des garçons qu’il ramenait chez lui était des rapports sexuels oraux. Il nourrissait à l’égard des gays une haine d’autant plus vive qu’elle était attisée par ses contradictions et ses doutes. Il pensait que les homosexuels méritaient la mort. Gacy a affirmé au profiler du FBI Robert Ressler que toutes ces victimes étaient « des petites pédés et des asociaux sans valeur ». Lorsque Ressler lui fit remarquer qu’il était lui-même homosexuel, Gacy répondit que c’était totalement faux et que ses victimes étaient des fugueurs alors que lui était un homme d’affaires qui avait réussi. Il ajouta qu’il n’avait pas eu le temps de séduire les femmes et qu’il avait dû se contenter de rapports sexuels rapides avec des hommes... Dans un premier temps, Gacy sembla rechercher surtout des rapports sexuels oraux. Il ne se considérait pas comme un homosexuel car pour lui, les homosexuels « aiment les hommes » et Gacy ne les « aimait » pas : il voulait seulement s’en servir pour satisfaire ses besoins sexuels. Peut-être disait-il la vérité en affirmant que bon nombre de ces meurtres avaient été commis à la suite de disputes. Gacy était un individu très autoritaire. Son éducation lui avait laissé le besoin d’imposer sa volonté aux autres. Quand il se querellait avec quelqu’un, il était toujours persuadé d’avoir raison, et tuait donc sans aucun remords. Mais tuer satisfaisait aussi son besoin maladif de domination, de sorte que le sadisme devint une part importante des meurtres. Pourtant, sur un autre plan, il demeurait effectivement quelqu’un de convenable, et désireux de plaire, d’être admiré et respecté. Gacy avait un autre point commun avec la majorité des tueurs dans la motivation est d’ordre sexuel : c’était un menteur pathologique, et ils volaient depuis son plus jeune âge. Il mentait, par exemple en s’inventant une carrière dans les Marines, pour impressionner les gens. Gacy était un beau parleur. C’était d’ailleurs un bavard intarissable qui ne cessait jamais de parler. Et ils volaient parce qu’ainsi il se sentait intelligent et supérieur aux autres. Gacy rationalisait tout ce qu’il faisait. Après les faits, il exagérait toujours ses actes lorsqu’il les décrivait aux autres. Ou, si ses actes pouvaient être considérés de manière négative, il tournait la vérité à son bénéfice afin que l’on ne considère pas qu’il ait commis le moindre acte déplaisant. Il avait une excuse et une explication pour tout. Après son arrestation, il expliqua ainsi à sa famille qu’il était mentalement aliéné. Il semble qu’il se voyait lui-même tel qu’il se décrivait aux autres : une personne importante et un homme d’affaires à succès. Il décrivait toujours son expérience de la vente et du management dans l’Iowa en termes glorieux. Il exagérait fréquemment son expérience dans le commerce. Gacy a tout d’abord admis ses meurtres mais s’est rapidement rétracté. Entre autres mensonges, il affirmait qu’une autre personne avait la clef de sa maison et avait caché les corps dans son vide sanitaire pour le faire accuser ! Il expliqua que son seul crime était d’avoir « possédé un cimetière sans autorisation ! » Il dirigeait sa propre société et le mentionnait très souvent dans les conversations. Des amis et des connaissances le caractérisaient comme une personne qui manipulait les situations et les gens à son avantage, et tentait de les dominer. Il voulait également être considéré comme une célébrité. Dès que cela lui semblait approprié, il affirmait faire partie de la mafia de Chicago. Dans l’Iowa, il parlait beaucoup de son argent et de ses relations. Il était très fier de ses activités politiques. Chez lui, il affichait ses trophées, dont, évidemment, la photographie de la femme du président Carter. Même après avoir été arrêté et incarcéré pour meurtre, il continua d’agir comme quelqu’un d’important. Il demanda à l’aumônier de la prison d’expliquer à l’archevêque qu’il devait absolument lui rendre visite. Il mentit en affirmant avoir reçu la visite du shérif du comté de Cook. Gacy semblait croire à ses propres mensonges. Après son arrestation, Gacy ne montra pas le moindre remord ni même un intérêt pour ses victimes. Durant son interrogatoire, il ne fit preuve d’aucune émotion alors qu’il décrivait ses actes. Il discutait de ses victimes avec la police d’une manière presque clinique. Il affirma qu’il avait tué ses victimes « parce que les garçons vendaient leur corps pour 20 $. » Gacy pensait qu’il débarrassait le monde de « mauvais garçons ». Ses victimes étaient coupables, pas lui. Après son arrestation, Gacy découpa tous les articles de presse qui le concernaient. Il se plaignait du fait que ses anciens amis le menaçaient ou que la presse le diffamait. Toutefois, il semblait beaucoup apprécier toute cette attention. Durant les années qu’il passa dans le couloir de la mort, Gacy maintenu son innocence. Il se considérait comme une victime, de la justice, de ses avocats, de sa famille, de sa santé mentale... Il ne reconnut jamais la moindre responsabilité.







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Source : http://www.tueursenserie.org/


Patrick Dils .

25/09/2011 17:05 par TueursEnSerie

  • Patrick Dils .

    Patrick Dils .

    25/09/2011 17:05 par TueursEnSerie

Biographie :

 

À 16 ans, le 30 avril 1987, il a été inculpé d'homicides volontaires sur deux garçons à Montigny-lès-Metz, en Moselle. Le 27 janvier 1989, il a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour meurtre. Le 24 avril 2002, son innocence est reconnue ; il aura passé quinze ans en prison, victime d'une erreur judiciaire pour laquelle l'État français lui a versé un million d'euros. C'est une des plus graves erreurs judiciaires connues jamais survenues en France, la première concernant un mineur condamné pour meurtre à la prison à perpétuité.

 

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Sa condamnation les faits :

 

 Le 28 septembre 1986, deux enfants, Cyril Beining, né en 1978, et Alexandre Beckrich, sont retrouvés morts le long d'une voie de garage de la SNCF à Montigny-lès-Metz. Patrick Dils, alors apprenti cuisinier et âgé de 16 ans, est interrogé car il habitait la même rue qu'eux puis est relâché.

 

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Les circonstances:

 

 À l'époque, c'est un jeune homme de 16 ans un peu fragile et immature. Le 28 avril 1987, il est interpellé à la sortie de son travail dans un restaurant de Montigny-lès-Metz où il est en apprentissage. Après trente-six heures de garde à vue et d'interrogatoires sur plusieurs jours, il finit par avouer avoir commis ce meurtre et déclare qu'il ne sait pas pourquoi il a tué ces enfants. Le 30 avril 1987, il est inculpé d'homicides volontaires et écroué à la maison d'arrêt de Metz-Queuleu. Il se rétractera bien vite auprès de son avocat, mais la juge d'instruction n'en décidera pas moins une reconstitution pour le 7 mai, au cours de laquelle il admet toujours le crime. Selon ses parents, il n'aurait pas réalisé en quoi consistait cet acte de procédure pourtant capital. Mais, le 30 mai 1987, il écrit à son avocat pour se rétracter. Selon l'émission "Faites entrer l'accusé" sur France 2 en mai 2007, le premier procès se serait déroulé dans des conditions difficiles pour la défense : Patrick Dils s'exprime peu, complètement abasourdi, effrayé et intimidé par la Cour d'Assises. Il est de plus victime d'une rage de dents et ne prononce qu'une dizaine de mots. Le 27 janvier 1989, il est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité par la Cour d'assises des mineurs de la Moselle. Le fait qu'il soit mineur n'aura pas été pris en compte, or l'excuse de minorité, question posée systématiquement aux jurés, aurait permis de diviser la durée de la peine par deux (loi actuelle ; à l'époque, l'excuse de la minorité aurait réduit la peine à un maximum de 25 ans). Pour la première fois depuis avril 1987, ses parents sont autorisés à le voir cinq minutes dans un corridor bouclé par les gendarmes. Les parents des victimes disent qu'ils auraient souhaité pour Patrick Dils la peine de mort (récemment abolie en France par le président Mitterrand, en 1981 et pour les mineurs en 1980). Interviewé alors qu'il a été innocenté, Patrick Dils dit qu'il était jeune à l'époque, et trop effrayé pour parler. Il est aussi ému parce qu'il revoit pour la première fois ses parents, après deux ans de prison sans parloir. Maintenant, Patrick Dils s'exprime beaucoup plus sur l'affaire. Il a même écrit un livre.

 

 

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Une erreur judiciaire l 'enquête :

 

Sept mois s'écoulent entre le meurtre et l'arrestation de Patrick Dils. Selon ses parents, l'inspecteur Bernard Varlet de la Police judiciaire de Metz chargé de l'enquête se montre très agressif et s'acharne contre le jeune Patrick alors qu'il avait déjà obtenu des aveux (répétés par 2 fois) d'un certain Monsieur L. qui travaillait à 100 mètres de l'endroit du meurtre (émission sur NT1). Le chef de l'enquête Bernard Varlet l'a de lui même disculpé alors qu'il avait décrit de manière exacte l'habillement des enfants. Il leur semblait qu'il avait absolument besoin d'un coupable et la juge d'instruction de l'époque, Mlle Mireille Maubert, montre le même type de comportement. Lors d'une visite à cette juge, quand ils lui demandent un permis de visite, elle leur aurait répondu : « Vous ne le verrez jamais, point final, sortez de mon bureau. » De fait, elle refusera pendant seize mois d'accorder un permis de visite aux deux parents.

 

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Essais infructueux de demande en révision :

 

 Le 26 juillet 1990, ses avocats déposent une première demande en révision auprès de la Cour de cassation mais elle est rejetée faute d'élément nouveau. Le 6 mai 1994, Patrick Dils demande la grâce présidentielle à François Mitterrand, qu'il n'obtient pas. Ce dernier écrit à la famille des victimes, les assurant qu'il n'accorderait jamais sa grâce à un meurtrier d'enfants.

 

 

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De nouveaux faits :

 

 Le 24 octobre 1997 l'adjudant-chef de gendarmerie Jean-François Abgrall, de la section de recherches de la gendarmerie de Rennes, spécialiste des dossiers dans lesquels le tueur en série Francis Heaulme est condamné, mis en examen ou suspect, transmet à la justice un document dans lequel il rend compte d'un entretien qu'il a eu en 1992 à la maison d'arrêt de Brest avec ce dernier, condamné pour trois homicides et mis en examen pour six autres. Dans ce procès-verbal, le gendarme écrit : « Francis Heaulme nous a tenu les propos suivants, disant avoir effectué une promenade à vélo le long d'une voie de chemin de fer dans l'est de la France, avoir reçu des pierres jetées par deux enfants, être parti, puis repassé sur les lieux quelques minutes plus tard, où il aurait vu les corps de deux enfants près de wagons non loin de poubelles et d'un pont, avoir vu sur les lieux des pompiers et des policiers. » Le gendarme procède aussitôt à des recherches sur les doubles crimes d'enfants non élucidés. Mais il ne trouve rien, car à cette époque (1992), Patrick Dils était déjà condamné et le double crime était donc supprimé des bases de données. En 1998, les parents de Patrick Dils, qui croient toujours à l'innocence de leur fils, demandent à deux avocats parisiens, Maîtres Jean-Marc Florand et Karim Achoui, de réétudier le dossier. S'intéressant à Francis Heaulme, ils envoient un courrier à la gendarmerie de Rennes, Le gendarme Abgrall décide alors de rédiger son procès-verbal de renseignement judiciaire, et le 27 mars 1998, Maître Jean-Marc Florand dépose une nouvelle requête en révision après avoir appris que le tueur en série Francis Heaulme était à proximité du lieu du crime à l'époque où il a eu lieu. Le magistrat délégué par la Cour de Cassation, Jean Favard, avait débuté ses investigations à partir d'un procès-verbal de renseignement judiciaire. Rendant visite à Francis Heaulme, il obtient de nouvelles précisions sur son emploi du temps le 29 septembre 1986, jour du double meurtre. Ce dernier reconnaît avoir été sur place ce jour-là, à l'heure et à l'endroit précis des crimes, avoir vu les enfants, avoir reçu sur la tête des pierres jetées par les deux enfants, mais nie être l'auteur du double meurtre. Sa présence constitue néanmoins un « fait nouveau de nature à faire naître un doute sur la culpabilité du condamné ». Le conseiller rapporteur de la commission de révision publie deux rapports en date du 30 juin 1998 et du 16 juillet 1998. Le 21 juin 1999, la commission de révision des condamnations pénales, présidée par Henri Le Gall, constate que les éléments apportés étaient totalement inconnus du dossier de la Cour d'assises des mineurs en 1989 et qu'ils ne pouvaient que faire douter de sa culpabilité. Il accepte de soumettre le dossier de Patrick Dils à la chambre criminelle de la Cour de cassation siégeant en Cour de révision. Elle en déduit qu'il faut ordonner de nouvelles investigations et procéder à de nouvelles auditions des témoins déjà entendus en 1986 et 1989, mais en les confrontant aux déclarations de Francis Heaulme. Pendant ce temps, Patrick Dils qui a déjà purgé onze ans et demi, reste toujours détenu. Mais son avocat estime alors que la Cour de révision peut ordonner à tout moment que l'exécution de la peine soit suspendue. Le 26 juin 2006, le tueur en série Francis Heaulme est mis en examen pour "homicides volontaires" dans l'enquête sur le meurtre des deux enfants de Montigny-lès-Metz. Un non-lieu en faveur de Francis Heaulme est annoncé en avril 2007, l'ADN retrouvé sur le pantalon saisi au domicile de Francis Heaulme ne correspondant pas à celui trouvé sur les deux victimes de Montigny-lès-Metz.

 

 

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 Son acquittement :

 

 Le 21 avril 2001, la Cour de révision annule la condamnation à la réclusion criminelle à perpétuité de Patrick Dils mais refuse de le remettre en liberté en attendant un nouveau jugement. Le 20 juin 2001 s'ouvre un nouveau procès, devant la cour d'assises des mineurs de la Marne. Patrick Dils est alors âgé de trente et un ans. Francis Heaulme comparaît comme simple témoin. Il refuse d'endosser la responsabilité du double meurtre, malgré les soupçons qui pèsent contre lui. Lui et Patrick Dils se regardent longuement ; Heaulme souhaite même bonne chance à Patrick Dils avant de sortir. La cour, le 29 juin 2001, le condamne à vingt-cinq ans de réclusion criminelle, à la surprise générale. Les journalistes avaient déjà préparé leurs articles, annonçant son acquittement, à partir du moment où l'avocat général avait fait part de son intime conviction : selon lui, Patrick Dils ne pouvait pas être le coupable. Il n'aurait pas eu le temps de commettre ce crime. Condamné à nouveau, Patrick Dils a dix jours pour faire appel. Il le fait, comme le lui permettent désormais les nouvelles lois en vigueur, votées peu avant. Le 8 avril 2002, s'ouvre le troisième procès devant la cour d'assises des mineurs du Rhône. La loi permet désormais au procès de se tenir en public. La foule se presse au tribunal. En majorité, l'opinion publique est favorable à Patrick Dils, qui apparaît avec un look nouveau, sans lunettes fumées, recoiffé, détendu. Francis Heaulme est à nouveau entendu, avec des témoignages à charge pesant contre lui. Pour la première fois, Patrick Dils parle des tourments endurés en prison : il a été battu, bafoué, violé même. Il revient sur ses aveux, très circonstanciés, qui ont été l'une des seules preuves de la culpabilité de Dils. On ignore encore exactement pourquoi Dils s'est d'abord accusé lui-même, au début de l'affaire. Des preuves sont produites par la gendarmerie, démontrant que Patrick Dils n'a pas eu le temps de commettre ce crime : les enfants sont morts vers 17h, alors que Patrick Dils n'est rentré chez lui que vers 18h45. Le 23 avril 2002, l'avocat général ne réclame ni peine ni condamnation à son encontre ; le jury délibère en quelques heures et Patrick Dils est acquitté le 24 avril 2002. Il sort de prison le soir même à 22 h 10. Des gardes du corps entourent la famille Dils, empêchant les journalistes de les approcher. Finalement, Patrick Dils peut s'exprimer devant les médias, faisant part de son bonheur de retrouver la liberté, enfin. De leur côté, les proches des victimes sont déçus, persuadés qu'on libère un meurtrier.

 

 

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Divers:


 La requête en révision :

 

 La requête en révision pour élément nouveau a été déposée par l'avocat Jean-Marc Florand devant la commission de révision des condamnations pénales de la Cour de cassation, afin de remettre en cause l'arrêt de la Cour d'assises, devenu définitif. Cette possibilité doit se rattacher à l'un ou l'autre des quatre alinéas visés par l'article 622 du Code de procédure pénale : « La révision d'une décision pénale définitive peut être demandée au bénéfice de toute personne reconnue coupable d'un crime ou d'un délit lorsque... » L'alinéa 4 auquel la présente requête fait référence dispose : « Après une condamnation vient à se produire ou à se révéler un fait nouveau ou un élément inconnu de la juridiction au jour du procès, de nature à faire naître un doute sur la culpabilité du condamné. » Dans l'affaire de Patrick Dils, l'élément nouveau est la présence de Francis Heaulme, un des tueurs en série français, à Montigny-lès-Metz, sur les lieux du double meurtre, au jour et à l'heure où ces derniers ont été commis. Cette présence est prouvée par deux procès-verbaux : celui établi par le gendarme Abgrall et celui du rapporteur de la commission de révision qui confirme et complète le premier. À ce jour, malgré les forts soupçons pesant contre lui, Francis Heaulme n'a pas été inculpé dans cette affaire. Une zone d'ombre pèse encore sur ce terrible double meurtre. Fait douloureux pour les familles des petites victimes, en décembre 2007 la Justice reconnait que l'hypothèse de la culpabilité de F. Heaulme ne tient pas, nourrissant de nouveau le doute sur cette affaire. Selon certains spécialistes du meurtrier Francis Heaulme, celui-ci aurait toujours refusé de reconnaître le crime pour lequel il est suspecté de peur de voir s'éloigner de lui sa sœur, dernière personne de son entourage continuant à entretenir des relations avec lui.

 

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L'indemnisation :

 

 Bien qu'il soit difficile d'indemniser, la réprobation, l'atteinte à l'honneur, la privation de liberté, l'arrêt brutal de sa scolarité, l'arrachement à l'affection de sa famille et les violences subies en prison ; l'avocat Jean-Marc Florand chiffra à plus de 10 millions de francs le préjudice de Patrick Dils. Après avoir reçu finalement un million d’euros au titre de l’indemnisation de l’État destiné à atténuer son préjudice, Patrick Dils devait déclarer :

« J’aurais préféré ne pas toucher un centime

 et ne pas avoir vécu toutes ces galères.

 Ce n’est pas un pactole comme on en décroche au Loto.

 Ce que j’ai vécu ne se chiffre pas »

Affaire Fritzl ( parti 1. ).

25/09/2011 15:55 par TueursEnSerie

  • Affaire Fritzl ( parti 1. ).

    Affaire Fritzl ( parti 1. ).

    25/09/2011 15:55 par TueursEnSerie

L'affaire Fritzl est un cas d'inceste découvert à la fin avril 2008. À 42 ans, une Autrichienne, Elisabeth Fritzl, déclare qu'elle a été emprisonnée, violée et physiquement agressée par son père, Josef Fritzl, pendant 24 ans. La police autrichienne explique que son père l'a séquestrée dans une cave insonorisée dans le sous-sol de sa maison, à Amstetten en Basse-Autriche à 100 km de Vienne. En captivité, elle a donné naissance à 7 enfants, tous engendrés par J. Fritzl. L'un est mort peu après sa naissance, 3 d'entre eux ont été séquestrés avec leur mère depuis leur naissance jusqu'à leur « sortie » en avril 2008 et les 3 autres ont été adoptés par le père et son épouse. J. Fritzl faisant croire que les enfants avaient été abandonnés par Elisabeth devant leur porte, avec une lettre prétendument de leur mère (Elisabeth) confirmant cet abandon. Les lettres auraient bien été écrites par Elisabeth, mais « dictées » par J. Fritzl. Durant toutes ces années, J. Fritzl cacha à sa famille, y compris à la propre mère d'Elisabeth (Rosemarie Fritzl), la détention de sa fille, faisant croire qu'elle avait rejoint une secte. Elisabeth est libérée le 26 avril 2008, après une enquête des services sociaux autrichiens, à la suite de l'hospitalisation de l'ainée de ses enfants.

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Chronologie :

 

Hôpital de Amstetten où depuis la révélation de l'affaire sont hébergés Elisabeth et ses enfants. J. Fritzl obtient un permis de construire en règle pour un abri anti-atomique, démarche habituelle en temps de Guerre froide. Les travaux sont vérifiés par l'administration.

__  1977 : Elisabeth est violée par son père pour la première fois à 11 ans2.

__ Janvier 1983 : première tentative de fugue de 3 semaines à Vienne, à 16 ans.

 __  1984 : seconde tentative de fugue, à 18 ans.

__ Le 28 août 1984, Elisabeth est droguée par son père avec un anesthésiant versé dans un verre de soda qu’il lui donne à boire, la menotte puis l'enferme dans la cave aménagée et signale sa disparition à la police. Un mois plus tard, son père l'oblige à écrire une lettre demandant à ce qu'on ne la recherche plus.

 __ Novembre 1986 : Elisabeth a une fausse-couche pendant la 10e semaine de sa 1re grossesse.

__ 1989 : Naissance de Kerstin, l'ainée qui restera dans la cave jusqu'en 2008. Elle n'aurait initialement pas reçu de prénom.

 __ 1990 : Naissance de Stefan, il restera aussi dans la cave jusqu'en 2008.

__ Aout 1992 : Naissance de Lisa.

__  Le 18 mai 1993 : à 9 mois, le bébé est déposé devant la maison avec une lettre prétendument d'Elisabeth, et sera adoptée.

__  Février 1994 : Naissance de Monika. 

__ Le 15 décembre 1994, J. Fritzl la présentera à l'extérieur. Elle sera également adoptée par les grands-parents.

 __ 24 décembre 1994 : Elisabeth réussit à s'enfuir mais est retrouvée par son père.

 __  28 avril 1997 : Naissance de jumeaux. Alexander survit et sera adopté, l'autre jumeau Mickael décède à 3 jours et sera incinéré par le père dans une chaudière.

__ Décembre 2002 : Naissance de Felix, il restera dans la cave jusqu'en 2008.

__  19 avril 2008 : L'ainée Kerstin tombée gravement malade, est amenée à l'hôpital par J. Fritzl, qui l'aurait présentée ainsi. C'est suite à cette hospitalisation que l'affaire est révélée. Un appel à témoins est lancé dans les médias.

__ 26 avril 2008 : appel au commissariat d’Amstetten à 8 heures du soir. Elisabeth raconte son histoire aux médecins, J. Fritzl reconnaît les faits. __ 30 avril 2008 : Les habitants d'Amstetten organisent une veillée aux flambeaux.

__  Le 8 juin 2008 : l'hôpital d'Amstetten annonce que Kerstin est sortie de son coma artificiel.

__19 mars 2009 : Après un procès de 4 jours, J. Fritzl est condamné à la prison à vie.


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La « cave-prison >>:

 

 Située au 40 Ybbstrasse, la « cave-prison » est un local de 60 m2 pour 1 m 70 de hauteur et sans fenêtres. Il s'agissait à l'origine d'un abri anti-atomique dont la construction a commencé en 1978 alors qu'Elisabeth avait 12 ans.

Il comprend :

 une douche

 WC

 des lits

 un lave-linge

 une kitchenette u

ne télévision u

ne armoire à pharmacie

 J. Fritzl avait menacé ses quatre prisonniers, en disant qu'un gaz mortel aurait été répandu dans la prison en cas de tentative d'évasion. La vérité de cette menace n'a pas été confirmée par la police criminelle.

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 Josef Fritzl :

 

 Josef Fritzl, né en 1935 à Amstetten, est un ingénieur électricien, à la retraite, décrit comme « dominant et autoritaire ». Il est propriétaire de plusieurs appartements d'une valeur estimée à 2 millions d'euros ainsi que d'une société de vente de sous-vêtements féminins. Il a également possédé un restaurant sur les bords du lac Mondsee dans les années 1970 pour l'incendie duquel il a été condamné (fraude à l'assurance). Fritzl a été condamné dans les années 1960 pour pyromanie et attentat à la pudeur. Il est, fin avril 2008, incarcéré à Sankt-Pölten. Firtzl semblait mener une vie normale pendant la période de séquestration de sa fille. D'après des médias allemands et autrichiens, il a effectué plusieurs voyages de vacances à l'étranger et il partait deux mois chaque été avec sa femme à Salzbourg, mais revenait chaque semaine, vraisemblablement pour ravitailler ses prisonniers.

 

 

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 Suites judiciaires:

 

 J. Fritzl, qui a avoué les faits après son arrestation, garde désormais le silence sur les conseils de son avocat, Rudolf Mayer. Ce dernier annonce qu'il va plaider la démence de son client. Le principal enquêteur est Franz Polzer, chef de la brigade criminelle de Basse-Autriche, alors que le procureur est Mme Christiane Burkheiser. Elisabeth Fritzl est défendue par maitre Christoph Herbst.

__Le 11 juillet 2008 elle a été entendue pour la première fois par le juge. Son audition a été enregistrée et a été diffusée à la télé a la fin de l'année (2008). Gerhard Sedlacek, le procureur de Sankt-Pölten, annonce le 4 août 2008 que J. Fritzl pourrait être poursuivi pour esclavage, risquant 20 ans de prison. Une reconstitution a été effectuée en sa présence le 23 septembre 2008. Une des principales questions de la justice est de savoir si, dans le cas où il se serait absenté longtemps, la porte se serait ouverte toute seule, ou pas. J. Fritzl a tenté de vendre les procès verbaux de ses auditions à un journal à sensations britannique mais a échoué. Le 13 novembre 2008, le parquet l'a officiellement accusé du meurtre de l'enfant nouveau-né. Son procès commence le 16 mars 2009 à Sankt-Pölten. Selon son avocat Me Mayer, Joseph Fritzl plaidera coupable. Le 19 mars 2009, il est condamné à la prison à vie et à l'internement psychiatrique.

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Josef Fritzl partie 1:
 

Josef Fritzl partie 2 :
 

Josef Fritzl partie 3 :