Nannie Doss .(La Mamie riant Nerveusement, La Veuve Noire Gaie ) .

05/02/2012 16:58 par TueursEnSerie

  • Nannie Doss .(La Mamie riant Nerveusement, La Veuve Noire Gaie ) .

    Nannie Doss .(La Mamie riant Nerveusement, La Veuve Noire Gaie ) .

    05/02/2012 16:58 par TueursEnSerie

Nom de naissance : Nancy Hazle Doss

 Surnom(s) : La Mamie riant Nerveusement

     La Veuve Noire Gaie

Naissance : 1906 Blue Mountain, Alabama,

          (États-Unis)

 Décès : 1965 à 59 ans

           (États-Unis)

 Cause du décès : Leucémie

Condamnation : 1955

 Sentence : Prison à perpétuité

      Meurtres

Nombre de victimes : 11

 Période : 1920 - 1954

 Pays : États-Unis

État(s) : Oklahoma

Arrestation : Octobre 1954

 

 

 _____________

 

Nannie Doss (née Nancy Hazle Doss en 1906 à Blue Montain, Alabama - 1965) est une tueuse en série américaine.

 Elle est responsable du décès de onze personnes entre les années 1920 et 1954.

Elle a finalement été reconnue coupable de meurtre en octobre 1954, quand son cinquième mari est mort dans un petit hôpital de Tulsa dans l'Oklahoma.

En tout, elle a tué quatre de ses cinq maris en les empoisonnant avec de la mort aux rats mélangée à leur nourriture, elle est également responsable de la mort de deux enfants, ses deux sœurs, sa mère, un fils et un neveu.

 On lui a donné le surnom de la 


« mamie riant nerveusement »

 et de

« veuve noire gaie ».

Doss a été condamnée à la prison à perpétuité en 1955.

 Lors de son procès, elle a indiqué qu'elle n'avait pas tué pour obtenir les polices d'assurance qu'elle avait souscrites pour ses victimes.

 Elle dit avoir tué pour « l'amour vrai ».

Elle est morte de leucémie dans sa cellule

dix ans après être entrée en prison.

Margie Velma Barfield .

05/02/2012 16:52 par TueursEnSerie

  • Margie Velma Barfield .

    Margie Velma Barfield .

    05/02/2012 16:52 par TueursEnSerie

Nom de naissance : Margie Velma Bullard

 Naissance : 29 octobre 1932

               Caroline du Sud

               (États-Unis)

Décès : 2 novembre 1984 (à 52 ans)

  (États-Unis)

Cause du décès : Injection létale

 Sentence : Peine capitale

       Meurtres

 Nombre de victimes : 5

Période : 1971 - 4 juin 1978

Pays : États-Unis

État(s) : Caroline du Nord

Arrestation : 1978

 


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Margie Velma Barfield née Margie Velma Bullard le 29 octobre 1932 en Caroline du Sud aux États-Unis et morte le 2 novembre 1984, était une tueuse en série reconnue coupable de cinq meurtres. Elle a été la première femme aux États-Unis à être exécutée après la reprise en 1977 de la peine capitale et la première depuis 1962. Elle a également été la première femme à être exécuté par injection létale.


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Biographie et meurtres :

 

 Velma Barfield est née dans une région rurale en Caroline du Sud, mais a grandi près de Fayetteville, Caroline du Nord. Son père aurait été abusif et elle en voulait à sa mère qui n'a pas empêché les coups. Elle s'est échappée en épousant Thomas Burke en 1949. Le couple avait deux enfants et auraient été heureux jusqu'à ce que Barfield subisse une hystérectomie et développe des maux de dos. Ces événements ont conduit à un changement de comportement de Barfield et une éventuelle toxicomanie. Thomas Burke a commencé à boire et les plaintes de Barfield se sont transformées en arguments amers.

En avril 1969, après que Burke se fut évanoui, Barfield et les enfants ont quitté la maison, de retour un peu plus tard, ils ont trouvé la maison en train de brûler et Burke mort. Seulement quelques mois plus tard, sa maison a brûlé une fois encore, cette fois avec une récompense de l'argent des assurances.

 En 1970, Barfield a épousé un veuf, Jennings Barfield. Moins d'un an après leur mariage, Jennings est mort de complications cardiaques, laissant Velma veuve à nouveau.

En 1974, la mère de Barfield, Lillian Bullard, présentaient des symptômes de la diarrhée, des vomissements et des nausées intenses, seulement pour se remettre complètement quelques jours plus tard. Pendant la saison de Noël de la même année, Lillian a connu la même maladie que plus tôt cette année, entraînant sa mort quelques heures seulement après son arrivée à l'hôpital.

En 1976, Barfield a commencé à donner les soins aux personnes âgées, travaillant pour Montgomery et Dollie Edwards. Dans l'hiver de cette année, Montgomery tomba malade et mourut. Un peu plus d'un mois après la mort de son mari, Dollie éprouva des symptômes identiques à ceux de la mère de Velma et elle aussi en mourut, une mort à propos de laquelle Barfield se confessa plus tard.

 L'année suivante, en 1977, Barfield pris un autre emploi de gardiennage, cette fois pour Record Lee âgée de 76 ans, qui avait cassé sa jambe.

Le 4 juin 1977, le mari de Lee, John Henry, a commencé à éprouver des douleurs dans son estomac et la poitrine avec des vomissements et de la diarrhée. Il mourut peu après et Barfield a plus tard avoué son assassinat. Une autre victime fut Stuart Taylor, le petit ami de Barfield et un parent de Dollie Edwards. Craignant qu'il avait découvert qu'elle avait été faire des chèques sur son compte au nom de son petit ami, elle mêla alors du raticide à base d'arsenic dans sa bière et son thé. Il est décédé le 3 février 1978, alors qu'elle tentait de faire l'«infirmière» pour que lui revienne la santé ; une autopsie a révélé de l'arsenic dans le système de Taylor. Après son arrestation, le corps de Jennings Barfield a été exhumé et il fut trouvé des traces d'arsenic. Un assassinat que Barfield a nié avoir commis.

Elle a ensuite avoué l'assassinat de Lillian Bullard. Chanteur-compositeur-interprète, Jonathan Byrd est le petit-fils de Jennings Barfield et sa première épouse. La chanson de Byrd, « Velma », de son album Les fleurs sauvages donne un compte personnel sur les meurtres et les enquêtes.

 


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Prison et exécution :

 

 Durant son séjour dans le couloir de la mort, Barfield devint une fervente chrétienne née de nouveau. Alors qu'elle avait été une fervente pratiquante toute sa vie et avait souvent assisté aux réveils détenus par Rex Humbard et autres évangélistes, elle dit plus tard qu'elle avait seulement jouer à être une chrétienne. Ses dernières années ont été consacrées au ministère auprès des prisonniers, pour lequel elle a reçu les éloges de Billy Graham. L'implication de Barfield dans le ministère chrétien a été étendue au point que des efforts ont été faits pour obtenir une commutation en emprisonnement à vie.

Après qu'une cour d'appel fédérale a rejeté son appel, Barfield dit à ses avocats d'abandonner le projet de faire appel à la Cour suprême.

 Barfield a été exécutée le 2 novembre 1984 à la prison centrale de Raleigh, en Caroline du Nord.

 Elle a publié un déclaration avant l'exécution, en déclarant

« Je sais que tout le monde est passé par beaucoup de douleur, toutes les familles sont connectées, et je suis désolée, et je tiens à remercier tous ceux qui m'ont soutenue durant ces six ans».

 Barfield refusa un dernier repas, et eu un sac de Doodles Cheez et une tasse de café.

Barfield portait un pyjama rose et une couche-culotte adulte lorsqu'elle a été mise à mort.

 L'exécution de Barfield a soulevé certaines controverses politiques lorsque le gouverneur Jim Hunt faisait face à Jesse Helms lors d'un combat politique pour son siège au Sénat (que Hunt perdit), lorsque Hunt a rejeté la demande de clémence Barfield.

Barfield a été enterré dans un petit cimetière rural en Caroline du Nord, près de son premier mari, Thomas Burke.

Stephane Bourgoin, spécialiste français des serial killers

13/02/2012 12:52 par TueursEnSerie


Stephane Bourgoin, spécialiste français des... par 93infos

Stephane Bourgoin, spécialiste français des serial killers

13/02/2012 12:51 par TueursEnSerie


Stephane Bourgoin, spécialiste français des... par 93infos

Bonnie et Clyde (Bonnie Parker et Clyde Barrow) .

30/01/2012 15:01 par TueursEnSerie

  • Bonnie et Clyde (Bonnie Parker et Clyde Barrow)  .

    Bonnie et Clyde (Bonnie Parker et Clyde Barrow) .

    30/01/2012 15:01 par TueursEnSerie

Bonnie et Clyde (Bonnie Parker et Clyde Barrow) sont deux criminels américains qui ont perpétré leurs méfaits dans le Sud-Ouest des États-Unis pendant la Grande Dépression.

Ils étaient spécialisés dans l'attaque à main armée de banques et on estime qu'ils ont tué douze personnes.

 

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Histoire :

 

 Bonnie Parker est née le 1er octobre 1910 à Rowena au Texas. À seize ans, elle fut mariée à Ray Thornton qui se retrouva en prison pour une peine de 99 ans pour braquage de banque à main armée avant leur premier anniversaire de mariage. Elle était serveuse dans un restaurant.

Clyde Barrow est né le 24 mars 1909 à Telico au Texas (près de Dallas) dans une famille nombreuse : le benjamin d'une fratrie de 6 enfants. En 1921, face à de graves difficultés financières, son père, fermier Texan dut migrer dans la banlieue de Dallas en quête d'un emploi plus lucratif alors que Clyde n'avait que 12 ans. Il quitta l'école à l'âge de 16 ans. Il fut arrêté pour la première fois en 1926 pour vol de voiture. Les quatre années suivantes, il commit de nombreuses attaques à main armée. Peu après avoir rencontré Bonnie en 1930, il fut à nouveau arrêté et emprisonné. Il s'échappa mais fut repris au bout d'une semaine. Après la libération de Clyde en 1932, Bonnie et lui volèrent une voiture. Ils furent pris en chasse par la police. Bonnie parvint à s'échapper mais Clyde prit quelques mois de prison de plus. Le duo prit la tête d'un petit groupe de criminels dont faisaient partie Buck, le frère de Clyde, et son épouse Blanche. On les appela le gang Barrow. Pendant une descente de police dans l'Iowa en 1933, Buck fut touché, et mourut, son épouse fut arrêtée. Bonnie et Clyde tuèrent deux jeunes policiers à Grapevine, Texas le 1er avril 1934 et un autre représentant des forces de l'ordre cinq jours plus tard près de Commerce dans l'Oklahoma.

 

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Mort :

 

 Au terme d'une période d'enquête et de filatures menées par les agents du FBI dans 5 Etats américains (Illinois, Michigan, Oklahoma, Texas et Louisiane) Bonnie et Clyde furent abattus le 23 mai 1934 près de leur planque à Black Lake en Louisiane par la police du Texas et de la Louisiane. Le meurtre des deux jeunes policiers le 1er avril 1934 précipita la décision de capturer le couple de truands morts ou vifs. Un groupe de cinq officiers de la police du Texas et de Louisiane fédérés par Frank Hamer s'employa à retrouver la trace du couple. Ils furent informés que Clyde s'apprêtait à braquer une banque près d'Arcadia en Louisiane et décidèrent de tendre une embuscade sur l'itinéraire menant à la ville. Ils s'installèrent à 2 heures du matin dans les fourrés de part et d'autre de la route déserte de la petite ville de Paroisse Bienville en guettant l'arrivée de la Ford V8 volée que Clyde conduisait. À 9 heures, les six hommes, au bord de l'abandon aperçurent au loin la Ford roulant à toute allure. Dès que Clyde fut identifié, les agents ouvrirent le feu sur l'auto qui dérapa sur le bas-côté. Craignant que Clyde, tireur hors-pair ne parvienne à saisir son arme sur le plancher de la voiture, les 6 officiers s'extrayèrent de leur embuscade pour cribler l'automobile de balles. Environ 130 impacts ont été dénombrés. Clyde mourut sur le coup d'une rafale en pleine tête. Bonnie ne fut pas tuée immédiatement ; les officiers rapportèrent avoir entendu un long cri féminin horrifié venant de la voiture. La voiture criblée de balles après l'embuscade. Les policiers ont utilisé des pistolets mitrailleurs et des fusils à pompe dont ils vidèrent les chargeurs. Le silence revenu, les policiers s'approchèrent de l'épave du véhicule pour constater la mort de Bonnie et de Clyde et y trouvèrent un arsenal d'armes volées et des munitions. Leurs dépouilles furent exposées au public afin d'authentifier leur mort. Les deux amants furent enterrés séparément contrairement à leurs vœux.

 

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_Voiture exposer dans l Iowa :


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William Richard Bradford .

28/01/2012 15:35 par TueursEnSerie

  • William Richard Bradford .

    William Richard Bradford .

    28/01/2012 15:35 par TueursEnSerie

Décès : 10 mars 2008

Prison de: Vacaville

      Californie

 (États-Unis)

Cause du décès : Cancer

Condamnation : 1988

Sentence : Peine capitale Meurtres

Nombre de victimes : Entre 2 et 50

Période : 1978 – Juillet 1984

 Pays : États-Unis

État(s) : Californie

Michigan

 Floride

 Texas

Oregon

 Illinois

 Kansas

 Louisiane 

 


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William Richard Bradford est un tueur en série américain qui fut incarcéré à la prison d’État San Quentin pour les meurtres de sa voisine de 15 ans, Tracey Campbell et d’une barmaid, Shari Miller, survenus en 1984.

 En juillet 2006, le département du sheriff du comté de Los Angeles lança une compilation de photographies trouvées dans l’appartement de Bradford dans les années 1980, montrant 54 différentes femmes affichant des poses de modèles. Comme Bradford utilisait la promesse d’une carrière de modèle pour leurrer ses victimes, et prit des photos de Miller avant de la tuer, la police croit que Bradford était en fait un tueur en série et que les photographies montraient ses autres victimes dans les instants précédant leurs morts. Bradford mourut à l'hopital de la prison de Vacaville le 10 mars 2008 du cancer.

 

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Crimes :

 

 En juillet 1984, alors qu’il était libre sous caution et attendait son procès pour viol, Bradford rencontra Shari Miller, une barmaid dans un établissement de Los Angeles appelé « The Meet Market. » Bradford lui dit qu’il était photographe professionnel et lui offrit de l’aider à monter un book de mannequin. Il l’amena dans un camping isolé dans le désert au nord de Los Angeles (qui était le site du viol dont Bradford attendait le procès), il la photographia dans toutes sortes de poses, puis l’étrangla. Après l’avoir tuée, Bradford découpa ses tatouages et enleva sa blouse; il transporta alors son corps dans un parking à Hollywood, où il le jeta dans une allée avoisinnante. Lorsque le corps fut trouvé, il n’y avait aucun moyen de l'identifier. Miller fut alors enregistrée comme « Jane Doe #60. Peu après, Bradford persuada sa voisine de 15 ans, Tracey Campbell, qu’elle pouvait être mannequin et l’amena dans le désert, où il la photographia aussi avant de l’étrangler. Il laissa le corps là, couvrant son visage avec la blouse de Shari Miller.

 

 _____________

 

Arrestation :

 

 Bradford devint suspect lorsque les enquêteurs apprirent qu’il était le dernier à avoir vu Campbell vivante. Cela, de pair avec son procès en suspens pour viol, obligea la police à obtenir un mandat de perquisition pour l’appartement de Bradford à l’intérieur, ils trouvèrent les photos de Miller et Campbell, ainsi que 54 autres photos de femmes non identifiées. La police reconnu les photos de Miller, la « Jane Doe #60 » et arrêta Bradford suspecté de meurtre utilisant une formation de roches visible sur une des photos de Miller, la police fut en mesure de situer le site dans le désert où les meurtres s’étaient produits. En cherchant le site, la police trouva le corps décomposé de Campbell derrière la formation rocheuse. Peu après, Bradford plaida sans contestation aux accusations de viol pour lesquelles il attendait le procès et fut condamné à huit ans en prison.

 

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Procès et condamnation :

 

 Bradford fut jugé en 1988, procès durant lequel il renvoya son avocat, décidant d’agir à son propre compte. Alors qu'il se défendait lui-même, il n’offrit aucune preuve ou argument pour prouver son innocence. Le procureur qualifia Bradford de tueur en série durant le procès, mais celui-ci n’offrit aucune information sur les meurtres autres que ceux de Miller et Campbell. Dans sa conclusion, Bradford dit implicitement qu’il avait assassiné plusieurs autres femmes en plus de Campbell et Miller :

« Pensez à combien vous ne savez rien à propos de moi.

 Vous avez tellement raison. C’est tout. »

Le jury déclara Bradford coupable des deux meurtres et le condamna à la peine capitale.

 

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Temps au quartier général des condamnés à mort :

 

 En 1998, Bradford abandonna toutes ses demandes de liberté conditionnelle, déclarant que la vie à San Quentin était devenue insupportable. N’ayant eu aucune représentation légale pendant 10 ans, il engagea un avocat pour l'aider à accelérer le processus de son exécution et commença à écrire des poèmes sur la vie à San Quentin. Sa poésie attira l’attention de la presse qui le nomma Death Row Poet (le poète du quartier des condamnés à mort). Cinq jours avant son exécution, Bradford dit qu’il avait changé d’avis, proclamant son innocence et déclarant qu’il voulait que le processus d’exécution soit arrêté.

 

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Événements de 2006 :

 

 En 2006, la police de Los Angeles s’intéressa soudainement à nouveau au cas de Bradford, publiant une feuille montrant des photographies de visages de jeunes femmes trouvées sur les photos de l’appartement de Bradford. Les détectives déclarèrent penser que ces femmes pouvaient toutes être des victimes de Bradford. Depuis la parution de ces photos, au moins une femme, la photo numéro 28, fut identifiée comme étant Donnalee Campbell Duhamel, une femme dont le corps décapité fut retrouvé dans un canyon à Malibu en Californie en 1978. Il a été prouvé que Duhamel avait rencontré Bradford dans un bar de Culver City, « The Frigate », quelques jours avant la découverte de son corps. Les enquêteurs ont également révélé que plusieurs des femmes avaient été identifiées comme des ex-femmes de Bradford, bien que rien ne prouve qu'elles soient mortes, ou que Bradford soit suspecté de les avoir tuées. Une autre photographie identifiée est celle de la sœur de l’actrice de la série TV Les Experts : Miami, Eva LaRue. Elle est la photo numéro 3. L’épisode « Darkroom » de « CSI : Miami » est basé sur cette histoire. Elles se sont toutes deux entretenues avec les services de police et ont été en mesure de donner plus d'informations. La grande majorité des femmes prises en photo restent non identifiées, elles sont toutes considérées comme des victimes potentielles de viol et/ou meurtre. La police souhaite la diffusion des photos à l'échelle nationale, Bradford ayant en effet effectué divers séjours dans le Michigan, la Floride, le Texas, l’Oregon, l’Illinois, le Kansas et la Louisiane, et fut inculpé dans plusieurs de ces états. En 1978, il fut accusé d'agression sexuelle dans le Michigan par sa femme, et fut accusé du même crime en 1980 à Valparaiso en Floride.

 

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Cayetano Santos Godino .( Le Petit aux Oreilles Décollées ).

28/01/2012 15:10 par TueursEnSerie

  • Cayetano Santos Godino .( Le Petit aux Oreilles Décollées ).

    Cayetano Santos Godino .( Le Petit aux Oreilles Décollées ).

    28/01/2012 15:10 par TueursEnSerie

Surnom(s) : Le Petit aux Oreilles Décollées

Naissance : 31 octobre 1896 Buenos Aires

 (Argentine)

Décès : 15 novembre 1944

(à 48 ans Argentine)

Cause du décès : Inconnue

(probablement mort naturelle)

Sentence : Prison à perpétuité

  Meurtres

Nombre de victimes : 4

Période : 17 janvier 1912 - 3 décembre 1912

 Pays : Argentine

État(s) : Buenos Aires

 Arrestation : 4 décembre 1912 

 


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 Cayetano Santos Godino (31 octobre 1896 - 15 novembre 1944), surnommé « le petit aux oreilles décollées », était un tueur en série argentin. En 1912, à 16 ans, il fut condamné pour le meurtre de quatre enfants, la tentative de meurtre sur sept autres enfants et l'incendie volontaire de sept immeubles.

 

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 Biographie :

 

 Godino est né à Buenos Aires en Argentine. Il est l'un des huit fils d'immigrants originaires de Calabre. Son père, Fiore, était alcoolique. Il a contracté la syphilis avant la naissance de Godino.

 

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Quand il était enfant, Godino tuait des chats et des oiseaux et aimait jouer avec le feu. Son comportement violent et son manque d'intérêt pour l'éducation l'ont fait sauter d'école en école.

 À sept ans, en 1904, Godino frappe Miguel de Paoli, un garçon d'à peine 2 ans, et le jette dans un fossé. Un fonctionnaire voit la scène et traîne les enfants au commissariat de police où leurs mères les récupèrent quelques heures plus tard. Un an plus tard, Godino frappe Ana Neri, une enfant de 18 mois de son voisinage, avec une pierre. Un officier de police intervient mais Godino est relâché le soir même du fait de son jeune âge.

 Le 29 mars 1906, alors âgé de 10 ans, Godino tue María Rosa Face, âgée de 3 ans. Ce premier meurtre est passé inaperçu et n'a été découvert que des années plus tard quand le meurtrier lui-même l'a avoué à la police. Selon ses dires, il aurait enlevé une fillette d'environ 2 ans et l'aurait emmenée jusqu'à un terrain vague de la rue Río de Janeiro, où il a tenté de l'étrangler. Puis il l'a enterrée vivante. Les autorités, en apprenant ce meurtre, se sont rendues sur les lieux mais ont découvert qu'y avait depuis été construite une maison de deux étages. Cependant, au 10e commissariat a été retrouvé le signalement de la disparition, en date du 29 mars 1906, d'une fillette de 3 ans du nom de María Roca Face. La fillette disparue n'a jamais été retrouvée. Quelques jours plus tard, le 5 avril 1906, Godino est dénoncé par son père après la découverte d'oiseaux que Godino a torturés. Fiore Godino a trouvé des oiseaux morts dans l'une des chaussures de son fils et dans une cage sous son lit. Le père demande à la police que son fils soit emprisonné. Godino passe alors deux mois en prison.

 

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Meurtres :

 

 Le 17 janvier 1912, Godino met le feu à un entrepôt. Quand il est arrêté, il dit à la police : « J'aime voir travailler les pompiers. C'est joli de les voir tomber dans les flammes ».

Le 26 janvier 1912, Arturo Laurona, 13 ans, est retrouvé mort dans une maison abandonnée.

Quelques mois plus tard, le 7 mars 1912, Godino met le feu à la robe de Reyna Vainicoff, 5 ans, qui meurt de ses brûlures quelques jours plus tard.

 Fin septembre 1912, il met le feu à une gare mais l'incendie est éteint sans dégâts importants.

Le 8 novembre 1912, il essaie d'étrangler Roberto Russo, 8 ans. Il est arrêté et jugé pour tentative de meurtre mais, acquitté, il part libre. Le 16 novembre 1912, il frappe Carmen Ghittoni, qui souffrira de blessures légères, jusqu'à l'arrivée d'un agent de police.

Le 20 novembre 1912, il enlève Carolina Neolener, 2 ans, mais grâce à ses pleurs, elle est secourue par un voisin.

 Plus tard dans le même mois, il met le feu à deux grands hangars mais les incendies s'éteignent rapidement.

Le 3 décembre 1912, Godino voit Jesualdo Giordano qui joue devant sa maison et, en échange de quelques bonbons, il le convainc de l'accompagner jusqu'à une maison de campagne. Une fois à l'intérieur, il le jette au sol et essaye de l'étrangler avec sa ceinture. Puis il coupe celle-ci et lui attache les mains et les pieds. Il commence à le frapper et à marteler sa tête. Il sort de la maison pour aller chercher un clou et rencontre le père de Giordano à qui il dit qu'il ne sait pas où est son fils. Il revient dans la maison avec un clou qu'il enfonce dans le crâne de Giordano puis cache le cadavre. Le corps est retrouvé par le père quelques minutes plus tard. Le 4 décembre 1912, à 5h30 du matin, il est arrêté par la police et avoue.

 

 

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Prison :

 

 Le 4 janvier 1913, il entre dans un centre de détention pour mineurs où il essayera de tuer quelques-uns de ses camarades. Après un rapport médical, il est déclaré aliéné, si bien que le juge décide de le laisser dans le centre.

Le 20 novembre 1915, il est déplacé dans une prison.

 Le 28 mars 1923, il est transféré au pénitencier d'Ushuaïa.

En 1933, il est battu par des co-détenus après qu'il a tué leurs chats de compagnie. Il est envoyé à l'hôpital.

À partir de 1935, il est en permanence malade et ne reçoit aucun visiteur jusqu'à sa mort le 15 novembre 1944, dans d'étranges circonstances.

Michel Fourniret (Le Forestier des Ardennes, L'Ogre des Ardennes, Le Tueur des Ardennes, Le Monstre des Ardennes ) , Monique Olivier . ( parti 1 , mise a jours)

16/09/2011 11:55 par TueursEnSerie

  • Michel Fourniret  (Le Forestier des Ardennes, L'Ogre des Ardennes, Le Tueur des Ardennes, Le Monstre des Ardennes ) , Monique Olivier . ( parti 1 , mise a jours)

    Michel Fourniret (Le Forestier des Ardennes, L'Ogre des Ardennes, Le Tueur des Ardennes, Le Monstre des Ardennes ) , Monique Olivier . ( parti 1 , mise a jours)

    16/09/2011 11:55 par TueursEnSerie

Surnom(s) : Le Forestier des Ardennes,

        L'Ogre des Ardennes,

           Le Tueur des Ardennes,

            Le Monstre des Ardennes

Naissance : 4 avril 1942 (69 ans)

                   Sedan, Ardennes, (France)

Condamnation : 28 mai 2008

Sentence : Prison à perpétuité

      Meurtres

 Nombre de victimes : Entre 7 et 10

 Période : 11 décembre 1987 – 5 mai 2001

Pays : France, Belgique

État(s) : Auxerre, Chalons-en-Champagne,

 Charleville-Mézières,

Saint-Servais,

Nantes,

Arrestation : 26 juin 2003



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Michel Fourniret, né le 4 avril 1942 à Sedan (Ardennes),

 est un violeur et tueur en série français,

aux crimes principalement commis sur des jeunes

filles en France et en Belgique.

 Surnommé dans un premier temps le

« Forestier des Ardennes »

 (il s'était prétendu forestier auprès des policiers,

métier qu'il n'a en fait jamais exercé) puis

« l'Ogre des Ardennes »,

 « le Tueur des Ardennes » et

 « le Monstre des Ardennes ».

Il a été arrêté en Belgique après une tentative

 d'enlèvement d'une fillette en juin 2003.

Après enquête des faits qu'il avait pu

 commettre en Belgique et la découverte

 des crimes commis en France,

il a été extradé le 9 janvier 2006 vers la France.

 Plusieurs fois reporté, son procès mène

 à sa condamnation à la réclusion criminelle

 à perpétuité incompressible

 pour cinq meurtres et deux assassinats

de jeunes filles en France et en Belgique,

 les justices françaises et belges s'étant

 mises d'accord pour un procès unique.

Des enquêtes se poursuivent pour d'autres affaires.

 Il a jusqu'à présent avoué neuf meurtres

commis entre 1987 et 2001,

mais il est soupçonné de plusieurs autres.

Certains de ses actes ont visé des jeunes filles mineures,

dont trois âgées de moins de quinze ans et

 une de douze ans, ce qui les fait rentrer dans

 la catégorie des crimes pédophiles.

Son épouse, Monique Olivier, née le 31 octobre 1948

 est accusée de complicité de meurtre et

 de non dénonciation de meurtre dont elle avait connaissance.

 Elle a été jugée en même temps que lui

 et condamnée à la réclusion criminelle à

perpétuité assortie d'une période de sûreté de 28 ans.

Le 2 juillet 2010, le juge aux affaires familiales

 du tribunal de Charleville-Mézières,

 prononce le divorce entre Michel Fourniret et Monique Olivier,

après 21 ans de mariage .

 

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Monique Olivier


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Enfance et adolescence :

 

 On sait très peu de choses sur son enfance car il n'a pas voulu détailler cette période de sa vie auprès des enquêteurs. Il est né le 4 avril 1942 dans un milieu ouvrier à Sedan, où il a passé son enfance. Aux psychiatres qui l'interrogent sur sa mère, fille de paysan décrite comme caractérielle, Michel Fourniret recommande les lectures de Jules Renard et Hervé Bazin : Dans Poil de carotte, le petit François, victime de la haine et des humiliations maternelles, prend plaisir à massacrer de petits animaux. Dans Vipère au poing, Jean, maltraité par sa mère tyrannique, trouve les femmes dégoûtantes. L’année de sa naissance, elle faisait des ménages à la Kommandantur de l'armée allemande qui occupait alors les Ardennes. Des rumeurs d'adultère avec un officier nazi ont circulé mais il n’est pas connu si cette relation a réellement été consommée. Il aurait été victime d'inceste dans son enfance, du fait de sa mère, quand il avait quatre ou cinq ans, ou cinq ou six ans, « sa mère se servant de lui comme d’un objet sexuel ». Depuis la prison de Fleury-Merogis, il écrit à Monique Olivier : « Maman faisait la grasse matinée. Elle m'avait pris dans le lit… » Il a eu une sœur, Huguette, aujourd’hui décédée, et un frère, André ; tous les deux sont plus âgés que lui . Il aurait été très marqué par la vision de sa sœur déféquant dans un seau et a plus tard déclaré : « Pour moi, une femme, ça ne défèque pas. C'est dégradant, ce n'est pas à la hauteur de l'image de la sainte Vierge ». Son père travaille comme ouvrier métallurgiste à Sedan. Il est décrit comme alcoolique, absent. Il divorcera d'une femme à la santé mentale défaillante en obtenant la garde de ses trois enfants. Michel Fourniret est décrit par ses camarades de classe comme fourbe, voleur de stylos, de portefeuille et de livres. « Dans l'adolescence, il trépignait de plaisir après avoir fait ses petites conneries perverses » qui lui vaudront d'être battu par ses camarades ou les surveillants de son école. Il se décrit comme un enfant obnubilé par la pureté et la Vierge Marie.

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Vie d'adulte :

 

Joueur d'échecs et passionné par la littérature, il est décrit comme intelligent, citant Dostoïevski, Rilke, Camus. Il sert dans les commandos de l'Air en Algérie puis se tourne vers des métiers techniques et devient ouvrier-fraiseur et menuisier. Il se marie en 1964 et a son premier enfant. En 1967, première condamnation à de la prison avec sursis pour agression sur mineures. Sa femme demande le divorce. En 1970, il se remarie, mariage qui sera suivi de la naissance d'un fils puis de jumelles. Entre 1966 et 1973, Michel Fourniret est condamné pour des faits de voyeurisme et de violence commis à Nantes et à Verdun. Il a été incarcéré le 25 mars 1984 pour une dizaine d'agressions et viols sur mineurs en région parisienne et le 26 juin 1987, il est condamné par la cour d'assises de l'Essonne à cinq ans d'emprisonnement fermes, condamnation assortie de trois ans de mise à l'épreuve. Entre-temps sa seconde épouse a demandé le divorce.


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Séjour dans l'Yonne et premiers meurtres : Il est libéré en octobre 1987 de Fleury-Mérogis, par le jeu de remises de peine et des 3 ans de préventive déjà effectués avant le procès. Il va alors s'installer avec sa nouvelle compagne Monique Olivier à Saint-Cyr-les-Colons dans l'Yonne, non loin d'Auxerre, le second mari de sa mère y possédait une maison. Il a connu Monique Olivier lorsqu'il était en prison, par petites annonces dans Le Pèlerin et après un échange de courrier, elle était venue le visiter régulièrement pendant son incarcération. Elle-même est séparée de son mari et a deux enfants. Ils se marient en 1988 et ont un fils, Sélim Fourniret qui nait le 9 septembre 1988. Ils projettent alors vaguement de monter un gîte rural. L'homme est discret dans le village, semblant vivre de petits travaux de maçonnerie au noir, sa femme reste cloîtrée chez elle. Il va commettre son premier enlèvement et meurtre avec la complicité active de celle-ci en décembre 1987, moins de 3 mois après son installation dans le village icaunais. Il enlève, viole et tue une jeune lycéenne, Isabelle Laville. Le couple circule ensuite entre les Ardennes et l'Yonne, parcours ponctué de plusieurs viols, meurtres et assassinats. En décembre 1988, ils quittent l'Yonne pour s'installer à Floing près de Sedan.

Michel Fourniret (Le Forestier des Ardennes, L'Ogre des Ardennes, Le Tueur des Ardennes, Le Monstre des Ardennes ) , Monique Olivier . ( parti 2)

16/09/2011 12:06 par TueursEnSerie

  • Michel Fourniret  (Le Forestier des Ardennes, L'Ogre des Ardennes, Le Tueur des Ardennes, Le Monstre des Ardennes ) , Monique Olivier . ( parti 2)

    Michel Fourniret (Le Forestier des Ardennes, L'Ogre des Ardennes, Le Tueur des Ardennes, Le Monstre des Ardennes ) , Monique Olivier . ( parti 2)

    16/09/2011 12:06 par TueursEnSerie

La récupération d'un magot :

 

 

 En 1988, il est contacté par Farida Hamiche, la compagne de l'un de ses anciens compagnons de cellule, Jean-Pierre Hellegouarch. Ce dernier, après avoir flirté avec les milieux d'extrême gauche (Action directe), est tombé pour braquage et trafic de stupéfiants. En prison, il avait sympathisé avec Fourniret. Hellegouarch, par l'entremise de sa compagne, lui demande d'aller avec elle chercher un magot, des lingots et des pièces d'or, caché dans un cimetière des Yvelines et de les transférer dans un appartement à Vitry. La provenance de ce magot reste incertaine mais il semble que, via un braqueur italien nommé Gianluigi Esposito, Hellegouarch ait eu connaissance de cette cache abritant une partie du « trésor de guerre » du célèbre gang des postiches dont l'un des membres, André Bellaïche, s'était évadé d'une prison italienne avec Esposito. Fourniret et Hamiche procèdent au transfert. Mais une fois ce dernier terminé, Fourniret réussit à attirer la jeune femme dans un guet-apens. Sous prétexte d'aller chercher des armes, il l'attire dans une carrière de Clairefontaine dans les Yvelines et la tue. Ce qu'il décrira aux enquêteurs belges en ces termes froids : « Il n'y a eu aucun aspect sexuel, il s'agissait seulement d'un transfert de propriété. » En 1990, grâce à l'argent tiré des lingots qu'il a revendus à Bruxelles, il achète pour 1.2 million de Francs, le château du Sautou, à Donchery dans les Ardennes, un petit manoir du XIXe siècle isolé et entouré par la forêt, et un studio à Sedan. Quelque temps plus tard, Hellegouarch sort de prison et se rend immédiatement auprès de Fourniret pour obtenir des explications. Mais ce dernier, prévoyant, s'est installé dans un taudis près de Sedan et joue la comédie. Il dit ne rien savoir de la disparition du magot, ni de Farida Hamiche. Hellegouarch repart alors convaincu que son ami n'a rien à voir avec ces disparitions. Mais la police, pour une affaire de faux papiers, s'intéresse de nouveau à Fourniret et à Hellegouarch. Elle procède à une perquisition dans le château de Sautou, révélant ainsi son existence à Hellegouarch qui repart alors dans les Ardennes. Mais Fourniret arrive à lui échapper et revend précipitamment le manoir en 1992. Pour ces faits, Michel Fourniret est mis en examen dans le cadre d'une instruction diligentée par un Juge d'Instruction de Versailles. Son Avocat, Me Grégory Vavasseur, a soulevé la prescription des faits qui ont été commis plus de 10 ans avant qu'un acte de poursuite ait été entrepris.



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Château du Sautou



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Vie en Belgique :

 

 Il s'installe alors avec sa femme et son fils dans un village des Ardennes belges, à Sart-Custinne à une dizaine de kilomètres de la frontière française15,18. En 1999, Hellegouarch, renvoyé en prison pour une autre affaire, porte plainte contre Fourniret pour la disparition de son épouse mais l'enquête s'enlise et n'aboutit pas. Fourniret effectue des petits boulots (bûcheron, maçon et carreleur) et trouve même un emploi comme surveillant dans l'école communale de Gedinne .


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 Arrestation :

 

 Le 26 juin 2003, à Ciney, non loin de Namur, en Belgique, il enlève en voiture Marie-Ascension, 13 ans, sur le chemin de l'école. Comme pour ses autres crimes, il utilise la ruse, indiquant à la jeune fille qu'il cherche l'école. La fillette lui montre la direction mais refuse de monter dans le véhicule. Fourniret prend alors une moue indignée et avec un air de professeur, lui dit « Ce n'est pas bien de ne pas faire confiance aux gens ! ». Cette phrase et le ton employé convainquent alors Marie-Ascension. Mais à peine montée dans la voiture, Fourniret la saisit brutalement, la ligote, la jette à l'arrière et redémarre. Alors que le véhicule marque un stop à un carrefour, à Beauraing, à une dizaine de kilomètres du lieu de l'enlèvement, Marie-Ascension réussit à ouvrir la porte arrière et à s'échapper. Prise en charge par une automobiliste, ils croisent alors la fourgonnette de Fourniret qui avait fait demi-tour, probablement pour retrouver la jeune fille. L'automobiliste note la plaque d'immatriculation, permettant l'arrestation de Michel Fourniret. Il a alors 62 ans. Lors de l'enquête, les policiers belges apprennent par la police française les antécédents de Fourniret. Ils relancent alors les enquêtes sur les disparitions récentes d'enfants en Belgique. Mais c'est lors d'un des interrogatoires de son épouse, Monique Olivier, un an après l'arrestation de son mari, que cette dernière révèle une partie du parcours criminel de celui-ci.


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Meurtres avoués par Fourniret :

 

 Isabelle Laville, jeune femme de 17 ans, disparue à Auxerre le 11 décembre 1987 alors qu'elle revenait du lycée20. Son corps a été découvert en juillet 2006, 19 ans après les faits, au fond d'un puits à Bussy-en-Othe dans la campagne auxerroise après des recherches de la gendarmerie sur quelques indications de l'emplacement données par Fourniret. La gendarmerie a dû procéder à un déblaiement sur 30 mètres de profondeur, le puits ayant entretemps été comblé par la commune. Ce meurtre fut un temps attribué à Émile Louis, autre tueur en série de la région. Fabienne Leroy, jeune femme de 20 ans, disparue à Chalons-en-Champagne et son corps fut retrouvé plus tard dans des bois environnants, violé et tué par balle. Jeanne-Marie Desramault - jeune étudiante de 22 ans. Elle a disparu le 18 mars 1989 à Charleville-Mézières et son cadavre fut retrouvé sur la propriété de Fourniret sur indication de ce dernier. Fourniret l'avait rencontrée dans le train entre Paris et Charleville-Mézières et avait avec sa femme réussi à l'attirer chez lui. Élisabeth Brichet - une jeune belge de 12 ans. Elle a disparu de Saint-Servais (près de Namur) le 20 décembre 1989. Le couple l'aurait repérée alors qu'elle se rendait au domicile d'une amie et aurait attendu qu'elle en ressorte. Prétextant que leur bébé était malade, lui et son épouse ont demandé à la fillette de les accompagner chez un médecin. Après l'avoir violée, il la tuera 36 heures plus tard chez lui. On a longtemps cru que son enlèvement était le fait de Marc Dutroux, jusqu'à ce que Fourniret mène la police sur le lieu où il l'avait enterrée, dans sa propriété de Sautou. Natacha Danais - jeune fille de 13 ans, disparue le 24 novembre 1990 à Rezé dans la banlieue de Nantes. Fourniret et son épouse s'étaient rendus à Nantes ce jour-là, Fourniret devant répondre à une convocation du tribunal. A la sortie de l'audience, le couple croise la fillette sur le parking du centre commercial "Atout Sud" et l'enlève,Le corps de l'adolescente est retrouvé quelques jours plus tard, poignardé, dans les dunes de Brem-sur-Mer à 70 km de Nantes. A l'époque, Jean Groix, vétérinaire et militant breton, fut soupçonné. Il habitait en face du domicile de la fillette qu'il connaissait et possédait une fourgonnette blanche similaire à celle de Fourniret, telle que l'avait décrite la sœur de Natacha. Il sera incarcéré à la suite de la découverte fortuite, lors d'une perquisition dans son cabinet pour l'affaire Danais, de trois Basques qu'il hébergeait, membres supposés d'ETA ; Jean Groix s'est suicidé en prison quelques semaines après son incarcération. Farida Hamiche, compagne de Jean-Pierre Hellegouarch, ancien compagnon de cellule de Fourniret. Ce dernier la tua en 1990 pour mettre la main sur une partie du magot du truand, faisant porter le chapeau du détournement à Farida Hamiche. Il acheta son château dans les Ardennes avec l'argent tiré de ce magot. Le corps de la victime n'a pas été retrouvé et l'enquête se poursuit. Céline Saison, jeune femme de 18 ans qui disparut en 2000 à Charleville-Mézières alors qu'elle venait de passer une épreuve du bac. Son corps fut retrouvé en Belgique. Mananya Thumpong, jeune fille de 13 ans, française d'origine thaïlandaise qui disparut le 5 mai 2001 à Sedan alors qu'elle revenait de la médiathèque. Ses ossements ont été retrouvés en Belgique, dans le bois de Nollevaux, à une trentaine de kilomètres de Sedan. Fourniret avait dans un premier temps nié toute implication dans ces 2 derniers meurtres, peut-être car il pensait les autres meurtres avoués prescrits. Il les avouera le 1er juillet 2004 après un long interrogatoire policier. La Cour de cassation a, le 18 janvier 2006, rejeté le pourvoi introduit par Monique Olivier, requérant la prescription de l'action publique pour les meurtres d'Isabelle Laville, de Fabienne Leroy et de Jeanne-Marie Desramault. La femme de Fourniret, également incarcérée pour complicité de crimes, indiqua que son mari avait également tué une jeune fille de 16 ans qui travaillait au pair à leur domicile. Il l'aurait assassinée en 1993 mais cela n'a pas pu être confirmé, ni l'identité de la victime présumée connue. Monique Olivier ayant indiqué que le corps avait été enterré à Sart-Custinne, plusieurs fouilles ont été entreprises en 2004 au domicile des Fourniret et dans les environs mais sans résultats. Fourniret a aussi avoué le meurtre crapuleux d'un représentant de commerce dans les "années 80" sur une aire de l'autoroute Paris-Sens, indiquant qu'il lui avait tiré dessus pour lui voler son portefeuille et l'avait laissé pour mort. En fait l'homme n'avait pas été tué et avait pu être secouru. Il avait porté plainte mais l'enquête avait ensuite été classée sans suite, faute d'éléments. La victime a été retrouvée en 2004 grâce à la sagacité d'un gendarme en retraite car l'homme ne s'était pas fait connaître malgré la médiatisation de l'affaire après l'arrestation de Fourniret. Mais ce crime ne sera sans doute pas jugé, les faits risquant d'être considérés comme prescrits.


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Autres meurtres :

 

Des enquêtes se poursuivent sur d'autres meurtres ou disparitions : Marie-Angèle Domèce, une jeune fille handicapée mentale de 19 ans, disparue en juillet 1988 à la sortie du foyer Leclerc de Fouroulles à Auxerre. Joanna Parrish, jeune femme britannique de 20 ans, lectrice d'anglais au lycée Jacques Amyot d'Auxerre, retrouvée violée et étranglée en mai 1990 dans une rivière près d'Auxerre. Farida Hamiche. Bien que Fourniret ait avoué le meurtre, le corps n'a pas été retrouvé, l'enquête se poursuit et ce dossier n'a pas été jugé lors du procès de mars 2008. Le 18 juin 2007, trois semaines après la fin de l’instruction judiciaire et la signature de son arrêt de renvoi devant les assises, Fourniret a réclamé de comparaître pour le meurtre de Joanna Parrish et les disparitions de Marie-Angèle et d'Estelle Mouzin. Il prétend dans sa lettre qu’il «doit des explications» aux familles de ces trois filles et souhaite leur parler. La justice française reste très circonspecte face à cette demande, craignant une manipulation de Fourniret pour reporter son procès. De plus les enquêteurs restent perplexes sur la période "blanche", sans crimes connus, de près de 10 ans entre 1990 et 2000 dans la série meurtrière de Fourniret alors que celui-ci avait commis 6 meurtres entre 1987 et 1990 puis 2 meurtres et une tentative d'enlèvement entre 2000 et 2003.

Un lien possible avec l'affaire Estelle Mouzin : Lors de l'arrestation de Michel Fourniret en Belgique le 26 juin 2003 et avant les aveux de son épouse, Monique Olivier, l'enquête belge s'orientait vers d'éventuels autres rapts d'enfants. Des policiers français travaillant sur la disparition d'Estelle Mouzin étaient alors venus interroger Fourniret en Belgique mais sans éléments concluants. Estelle Mouzin, 9 ans avait disparu 6 mois plus tôt, le 9 janvier 2003 à Guermantes (Seine-et-Marne). En 2006, le procureur de Charleville-Mézières a indiqué avoir communiqué des éléments à verser au dossier d'Estelle Mouzin, instruit au tribunal de Meaux. Ces éléments portent essentiellement sur la personnalité de Fourniret, "compatible" avec l'enlèvement d'Estelle Mouzin. Une cassette vidéo avec un enregistrement d'un reportage télévisé sur sa disparition avait été trouvée au domicile de Fourniret ainsi que des photos de la fillette sur son ordinateur. Il a jusqu'à présent toujours nié être à l'origine de cet enlèvement. Sa femme a même rapporté au juge un propos cynique de Fourniret alors qu'il regardait en janvier 2003 un reportage à la télévision belge sur la disparition d'Estelle Mouzin, « Celle-là, ce n'est pas moi... » aurait-il dit avec un sourire à son épouse (mais il avait aussi nié dans un premier temps les meurtres de Mananya Thumpong et de Céline Saison avant que l'enquête ne permette de les lui imputer). La police n'a aucun élément pouvant impliquer Fourniret dans la disparition d'Estelle Mouzin. Elle n'a trouvé aucune trace de l'ADN d'Estelle dans la fourgonnette du tueur. Aucun des cheveux retrouvés ne correspond non plus à ceux de la fillette. En revanche, une heure avant la disparition, à 20h08, un appel téléphonique a été passé du domicile de Fourniret dans les Ardennes au fils de ce dernier ainsi que d'autres appels depuis son téléphone portable, appels "bornés" en Belgique, ce qui tendrait à l'innocenter de cette disparition même si l'on n'a pas la certitude que c'est bien lui-même qui a téléphoné et que son fils ne se souvienne plus de cet appel. Le 21 mai 2010, l'avocat des parents d'Estelle Mouzin annonce qu'il a demandé à la justice d'expertiser trois scellés provenant du dossier Fourniret. Les scellés concernent des morceaux de lacets blancs et de gants noirs, fournis par les autorités belges après l'arrestation de Michel Fourniret. La petite Estelle possédait des bottes blanches à lacets. Des gants noirs sont aussi mentionnés sur l'avis de recherche de la fillette.

Michel Fourniret (Le Forestier des Ardennes, L'Ogre des Ardennes, Le Tueur des Ardennes, Le Monstre des Ardennes ) , Monique Olivier . ( parti 3)

16/09/2011 12:13 par TueursEnSerie

  • Michel Fourniret  (Le Forestier des Ardennes, L'Ogre des Ardennes, Le Tueur des Ardennes, Le Monstre des Ardennes ) , Monique Olivier . ( parti 3)

    Michel Fourniret (Le Forestier des Ardennes, L'Ogre des Ardennes, Le Tueur des Ardennes, Le Monstre des Ardennes ) , Monique Olivier . ( parti 3)

    16/09/2011 12:13 par TueursEnSerie

Lien possible avec l'affaire Christian Ranucci :

 ( Selon le quotidien belge )

 Le Soir du 19 janvier 2006, des enquêteurs belges auraient établi que Michel Fourniret, qui aime jouer au chat et à la souris avec les enquêteurs en les guidant vers le lieu des crimes dont il est accusé, aurait admis avoir passé en 1974, année du meurtre de la jeune Marie-Dolorès Rambla, des vacances dans la région de Berre, près de Marseille, région où s'est produit l'enlèvement et le meurtre de la fillette qui valurent à Christian Ranucci d'être condamné à mort et guillotiné en 1976. De plus, Fourniret aurait assisté au procès de Christian Ranucci : on a cru le reconnaître sur des photos d’archives détenues par la quotidien régional La Provence. Le quotidien Le Soir ajoute que Fourniret, qui était déjà connu à l'époque comme agresseur d'enfants, était, comme Ranucci, propriétaire d'une Peugeot 304 coupé. Mais selon la RTBF30, le véhicule de Fourniret à l'époque aurait bien été une Simca 1100. Ces deux modèles de voitures avaient à l'époque été au centre de l'Affaire Ranucci. Les partisans de l'innocence de Ranucci tiennent pour acquis que le ravisseur de la fillette a utilisé une Simca 1100 grise, se fondant sur le témoignage recueilli par un journaliste auprès du frère de la victime, à l'époque âgé de 6 ans mais par contre les procès-verbaux de la police retiennent que l'enfant a été incapable d'identifier le véhicule à partir de photos. Les partisans de Ranucci avancent aussi le témoignage d'un tôlier mécanicien, témoin vraisemblable de l'enlèvement, mais témoignage non indépendant du premier puisque postérieur à l'information alors diffusée par les médias de l'identification, vraie ou fausse, par le garçonnet d'une Simca 1100. La qualité de mécanicien du témoin est souvent avancée par les partisans de l'innocence comme une preuve de la qualité de ce témoignage. À contrario l'enlèvement s'est fait sans violence et la scène a pu apparaître d'une telle banalité que l'identification de tel ou tel véhicule ne peut être tenue pour certaine. Cette information du quotidien belge a été démentie le jour même par le procureur de Charleville-Mézières, Francis Nachbar : « En l'état actuel des investigations multiples menées en France sur les faits criminels commis par Michel Fourniret et de notre connaissance des enquêtes effectuées par les autorités judiciaires belges, aucun élément sérieux, le plus ténu soit-il, ne permet d'accréditer de telles informations ou rumeurs. » Contrairement à ce que supposait le journal régional La Provence, Michel Fourniret ne serait pas l'homme sur les photos prises lors du procès de Christian Ranucci. L'information du quotidien, relayée ensuite par plusieurs médias belges et français, a été démentie le 27 janvier 2006 par le procureur de Charleville-Mézières, qui ne voit sur la photo qu'une « vague ressemblance ». Une étude anthropométrique faite par l'identité judiciaire du SRPJ de Reims à partir d'une douzaine de photos de l'homme qui apparait sur les clichés du procès et de plusieurs photos de Michel Fourniret prises à la même époque a conclu qu'il ne s'agissait pas du même homme (menton « à fossette » pour l'inconnu, pas pour Fourniret, sourcils de type retombant pour l'inconnu, pas pour Fourniret, l'inconnu porte des lunettes, pas Fourniret à cette époque). Michel Fourniret a en outre nié une fois de plus avoir été présent dans la région de Marseille à cette époque. Il travaillait et avait « peu de vacances » a-t-il assuré. Seul élément qui pourrait contredire cette analyse, si l'on retrouvait de l'ADN de Fourniret sur le fameux pull-over rouge de cette affaire, toujours conservé au greffe du tribunal d'Aix. Mais celui-ci a été conservé non protégé et a souvent été manipulé par les policiers, les gendarmes et sans doute plusieurs fois par le personnel du greffe, rendant difficile le prélèvement d'un ADN exploitable plus de 30 ans après.

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 Une longue impunité :

 

 Depuis sa sortie de prison en 1987 et pendant 17 ans, Michel Fourniret n'a jamais été inquiété par la justice ou la police. Cela peut s'expliquer par plusieurs raisons : La plupart des affaires criminelles qui lui sont aujourd'hui imputées n'avaient pas été reliées entre elles. Les crimes ont été commis des deux côtés de la frontière franco-belge. Les crimes ont été commis à des endroits parfois très éloignés les uns des autres (Yonne, Nantes, Ardennes). Il tue de différentes façons, donc n'est pas "classé" comme tueur en série. Certains de ses crimes sont potentiellement attribués à d'autres (Dutroux en Belgique, Émile Louis dans l'Yonne). Il arrive à donner une bonne image de lui auprès de son entourage. Il avait ainsi réussi à obtenir un poste de surveillant dans une école belge, 6 mois avant son arrestation. En France, lors de l'enquête administrative ouverte sur des dysfonctionnements judiciaires dans le traitement des "Disparues de l'Yonne ", il n'a pas été démontré d'erreurs dans le traitement policier et judiciaire de la disparition d'Isabelle Laville en 1987 qui avait entraîné dans les jours suivant sa disparition, d'importantes recherches. Mais l'avocat de la famille Laville déplore que l'on n'ait pas enquêté auprès des délinquants sexuels de la région ce qui aurait permis d'interroger Michel Fourniret.

 

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Profil psychologique :

 

 Dans un document qu’il a transmis à la cour d’assises Michel Fourniret se décrit comme "un être mauvais et dénué de tout sentiment humain". Les aveux froids et les récits des interrogatoires font apparaître une personnalité égocentrique, imperméable aux remords et indifférente à la douleur des familles des victimes. En septembre 2004, des experts de la justice belge ont reconnu Michel Fourniret responsable de ses actes. Lors de son procès d'assises en 1987, il est décrit par l'expertise psychiatrique comme "un homme dangereux, obnubilé par le fantasme de la virginité chez ses victimes" et "ne réalisant pleinement (son) caractère antisocial que devant la résistance de celles-ci". Il a une obsession de la virginité chez les femmes, cette obsession traverse toute son existence. Il a raconté aux enquêteurs que la grande désolation de sa vie était de n'avoir jamais épousé une femme vierge. Ainsi justifie-t-il son éternelle recherche d'enfants et de jeunes filles, qu'il nomme MSP ("Membranes Sur Pattes") , partant régulièrement « à la chasse », selon ses propres termes. Il n'est pas sujet à des pulsions soudaines et incontrôlables puisque dans l'un des interrogatoires, il reconnaît avoir creusé des trous pour ensevelir ses victimes avant de partir à leur recherche. Dans d'autres cas, comme celui de la petite Élisabeth Brichet, il a été capable d'attendre plusieurs heures la sortie de la fillette qu'il avait repérée. Il est capable aussi d'actes extrêmement violents sans aucune connotation sexuelle juste pour s'accaparer un bien : tentative de meurtre sur un représentant de commerce pour lui voler son portefeuille, meurtre de Farida Hamiche pour les lingots d'or ou vol d'armes avec violence à la police des frontières à Givet34. La presse présente souvent Fourniret comme un être remarquablement intelligent, manipulateur et calculateur. Les enquêteurs le soupçonnent d'avoir enlevé des jeunes filles dans des régions où sévissaient déjà des tueurs en série pour brouiller les pistes ou d'avoir imité leur manière de faire. En avril 2001, les enquêteurs pensent qu'il a utilisé un stratagème pour se disculper d'une éventuelle accusation. Alors qu'il n'a pas réussi à faire monter dans son véhicule une jeune fille de 20 ans à Han-sur-Lesse, il emmène quelques heures plus tard une autre jeune femme de Rochefort à Chanly, dans son véhicule, sans tenter quoi que ce soit, se montrant même courtois. Il aurait ainsi essayé d'anticiper sa défense face aux enquêteurs en cas de plainte de la première jeune fille, sachant qu'il allait être repéré par sa plaque d'immatriculation. Dahina Le Guennan, présidente de l'association Victimes en série (association d'aide aux familles victimes de tueurs ou violeurs en série et qui lutte contre la prescription de ces crimes) et l'une des premières victimes de Fourniret (sur lequel elle a écrit un livre) s'emporte contre cette description. Elle note que, si Michel Fourniret était aussi intelligent qu'on le dit, il n'aurait pas commis tous ses crimes dans un même type de véhicule ou n'aurait pas donné son prénom à certaines de ses victimes. Pour elle, il a surtout pu sévir pendant si longtemps par chance et aussi parce que la justice ne s'était pas donné les moyens d'appréhender un tel individu.

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 Procès :

 

 Son procès s'est ouvert le 27 mars 2008 à Charleville-Mézières et s'est achevé le 28 mai 2008. Il a refusé de s'exprimer en brandissant plusieurs fois un écriteau sans huis clos, bouche cousue, avant de tendre un exposé au président de la cour, Gilles Latapie. Il a répondu aux questions sur son identité en brandissant cette feuille de papier blanche avec ces mots écrits par ordinateur. Monique Olivier, elle, a répondu aux questions sur son identité. Pendant toute la durée de son procès, Michel Fourniret et Monique Olivier ont « séjourné » à la prison de Charleville-Mézières. Deux mois d'audience ont été nécessaires afin de juger le couple. Le verdict qui est tombé le mercredi 28 mai 2008 a abouti à la condamnation à la réclusion criminelle à perpétuité, réelle pour Michel Fourniret et avec 28 ans de sûreté pour Monique Olivier. Les audiences civiles se sont déroulées le lendemain du verdict. Les deux accusés n'ont pas fait appel suite à cette décision. Ils ont été transférés à la prison qui les accueillaient avant le procès : Michel Fourniret à Châlons en Champagne tandis que Monique Olivier à Valenciennes. Michel Fourniret est actuellement détenu à la maison d'arrêt de la Santé. En effet, Michel Fourniret et Monique Olivier sont encore en examen pour les affaires Parrish et Domèce à Paris et pour l'affaire Hammiche à Versailles.

 

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Perpétuité réelle en France  :

 

  La perpétuité réelle est en fait « exceptionnellement aménageable » au bout de 30 ans après l'examen de trois experts psychiatres. La seule chance de libération pour Fourniret avant l'an 2030 (compte tenu des années de détention préventive), sera la libération pour cause de santé ou de fin de vie qui peut être refusée, s'il existe un risque « grave de renouvellement de l'infraction ». Michel Fourniret est le troisième condamné à la perpétuité réelle après son introduction en 1994, après Pierre Bodein et Christian Beaulieu. À contrario, le tueur en série Guy Georges fut condamné à 22 ans de sûreté car toutes ses victimes avaient plus de quinze ans.


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