Sid Ahmed Rezala . ( Le Tueur des Trains ) .
02/11/2011 22:26 par TueursEnSerie
-
Sid Ahmed Rezala . ( Le Tueur des Trains ) .
02/11/2011 22:26 par TueursEnSerie
Surnom(s) :
Le Tueur des Trains
Naissance : 13 mai 1979 El-Biar
(Algérie)
Décès : 28 juin 2000 (à 21 ans)
Lisbonne
(Portugal)
Cause du décès : Suicide
Meurtres
Nombre de victimes : 3
Période : 13 octobre 1999 – 14 décembre 1999
Pays : France
État(s) : Limoges
Amiens
Calais
Arrestation : 11 janvier 2000
___________
Sid Ahmed Rezala (El-Biar, Algérie, 13 mai 1979 - Lisbonne, Portugal, 28 juin 2000), surnommé le Tueur des Trains1, est un tueur en série français2, auteur présumé de trois meurtres de femmes commis en France entre octobre et décembre 1999. Réfugié au Portugal, il se suicide avant son extradition et son procès.
_________
Résumé des faits :
Sid Ahmed Rezala naît en Algérie et grandit à Birkhadem, dans la banlieue d'Alger, où il mène une scolarité plutôt normale. Arrivée en France durant l'été 1994, la famille Rezala s'installe à Marseille, fuyant les violences qui touchaient le pays à l'époque. Sid Ahmed quitte l'école la même année, en quatrième, et en 1995, il est pour la première fois fiché comme délinquant. Commence alors presque aussitôt sa descente aux enfers : fugues, consommation de drogue et d'alcools forts, vols de voiture et vols à la roulotte, dégradations, actes de violence et de délinquance divers et son premier viol en février 1995 : il n'a pas encore seize ans. Dans l'un des sous-sols de la gare Saint-Charles de Marseille où il a l'habitude de traîner, il viole un adolescent de treize ans et demi, le menaçant d'un couteau : le 7 décembre 1995, il est condamné par le tribunal pour enfants de Marseille à quatre années de prison dont dix-huit mois ferme et trente mois de mise à l’épreuve. Son ADN sera également prélevé pour analyse. Incarcéré à la prison de Luynes (Bouches-du-Rhône), il se montre très agressif envers le personnel. Entre deux crises d'épilepsie, Sid Ahmed détruit plusieurs fois sa cellule et n'échappent pas aux divers sanctions disciplinaires. Dès sa sortie fin 1996, il retombe dans l'errance et la délinquance, et il est condamné à cent heures de travail d'intérêt général pour avoir volé une montre aux abords de la gare Saint-Charles puis, en février 1999, il est de nouveau condamné à de la prison ferme pour l'agression d'un vigile SNCF avec arme blanche. En détention provisoire pour cette agression depuis mai 1998, toujours à la prison de Luynes, des codétenus se seraient plaints d'abus sexuels commis par Rezala mais ces affaires seront classées sans suite, faute de preuves. Les surveillants l'ont classé « sujet à risque » : « Il était très agressif envers le personnel, n'acceptait aucune remontrance, il était dangereux, imprévisible, toujours à fleur de peau », raconte un gardien. À mon avis, il ne relevait pas de l'emprisonnement classique, la prison ne pouvait rien pour lui car il lui manque des tas de cases. ». Il sort de prison le 29 juin 1999 et se rend à Amiens pour rendre visite à son ex-compagne de vingt ans avec qui il a eu une petite fille née en 1998. Cette dernière l'a cependant quitté alors que Sid était toujours en détention, quand elle a su qu'il avait violé un codétenu à la maison d'arrêt de Luynes où Rezala a eu deux affaires de violences sexuelles, qui n'ont pas été instruites : dans un cas, la victime a retiré sa plainte ; dans l'autre, les éléments étaient jugés insuffisants. À Amiens, il entame une vague formation dans l'hôtellerie. Il avait également tenté, sans succès, de rentrer dans la Légion étrangère, à Aubagne. Cependant, il reste toujours aussi instable et continue ses errances dans les trains de toute la France (il est d'ailleurs verbalisé quarante-deux fois pour ne pas avoir acheté de billet de transport), vivant d'expédients, de vols à l'arraché, de deal8 et de la prostitution. Sid Ahmed Rezala est suspecté d'au moins trois meurtres de jeunes femmes : s'il refuse de les reconnaître sur son procès verbal face à la police, il les avoue plus tard à Aziz Zemouri, journaliste du Figaro Magazine. Ce dernier parvient à entrer facilement en contact avec Rezala, se faisant passer pour le beau-frère de ce dernier auprès des gardes portugais. Il raconte également son viol subi à l'âge de 9 ans en Algérie : « Je me suis fait violer à l'âge de 9 ans par des jeunes du quartier, ils sont tous passé sur moi, ils étaient sept ou huit, ils avaient entre 20 et 30 ans. En Algérie, quand ça t'arrive, tu ne peux en parler à personne. Si tu portes plainte, c'est la honte. Mais ça se passe plus souvent qu'on croit dans les quartiers. ».
_________
Les victimes de Rezala :
« Souvent je ne sais plus ce qui m'arrive.
J'ai l'impression d'être dans une voiture qui roule à 200 à l'heure et que la personne à côté de moi veut me pousser dehors.
Alors c'est elle ou moi. »
Sid Ahmed Rezala .
Isabel Peake :
Isabel Peake, jeune britannique de vingt ans étudiant en France, assassinée le 13 octobre 1999 dans le train Limoges-Paris alors qu'elle compte se rendre en Angleterre. Selon des témoins, elle rencontre Rezala en gare de Limoges. Dans le train, ce dernier tente vainement de la violer avant de la jeter, probablement toujours vivante, par la fenêtre du train en marche (roulant à près de 150 km/h). Isabel Peake meurt sur le coup, sa tête heurtant un pylône. Son corps désarticulé est retrouvé à la Gare de Chabenet du côté de Châteauroux. Les résultats de l'autopsie, difficile à cause de la violence du choc et l'état du cadavre, ne permettent pas de savoir, entre autres, si la victime a eu des rapports sexuels juste avant de mourir. À propos d'Isabel Peake, Rezala raconte : « Elle était très douce. On a sympathisé à la gare de Limoges, il était 3 heures du mat'. Elle allait à Paris, elle devait rejoindre son mec en Angleterre, elle voulait l'appeler. Elle m'a demandé mon portable, je lui ai prêté. J'ai toujours aidé les autres. Si tu a froid, je peux enlevé ma chemise et te la donner. Mes parents m'ont appris. Elle a téléphoné à son mec, elle a tiré sur mon joint. J'ai encore vu ce flash... ».
Émilie Bazin:
Émilie Bazin, jeune étudiante de vingt ans qui aurait eu une brève aventure avec Rezala en octobre 1999 et dont le corps a été retrouvé le 17 décembre de la même année dans une cave d'Amiens, au 56 rue Jules-Lefebvre, sous le propre petit appartement de Rezala. Ce dernier laisse ses traces : dans la cave, un mégot de cigarette à rouler et du sperme sur le corps de la victime ; dans l'appartement, du sang de la victime sur les murs. La victime a certainement été frappée avant d'être étranglée avec une chemise en jean retrouvée autour du cou du cadavre. Une voisine et amie de Rezala, logeant à l'étage du dessus, dira plus tard avoir entendu des cris et des coups vers 22h/22h30 ; d'autres témoins disent avoir entendu vers minuit du bruit dans les escaliers comme si l'on descendait une grosse malle (certainement Rezala descendant le cadavre). L'autopsie réalisée sur le cadavre de la victime conclura au fait qu'elle était morte étranglée et que son agresseur avait eu une relation sexuelle avec elle. Sur ce meurtre qu'il avoue plus tard de sa prison portugaise, il dit à Aziz Zemouri du Figaro Magazine :
« J'ai fait la connaissance d'Émilie à l'université d'Amiens. Je vendais du shit. (...) Elle sortait avec deux mecs. Il y en avait un, c'était un gros. Une fois, je l'ai vu pleurer, ça m'a fait pitié. J'étais en train de connaître la même situation avec Nadia (sa femme). À elle, je ne pouvais pas lui faire du mal. Il pleurait parce qu'il souffrait avec Émilie. (...) Je l'ai tué pour venger son mec. Trente secondes avant, je ne savais pas que j'allais la tuer. C'est un flash, tu la vois morte, c'est comme un ordre qu'on te donne en image et après, tu l'exécutes. ».
__________
Corinne Caillaux :
Corinne Caillaux, une mère de famille de trente-six ans originaire du nord de la France, découverte morte par des contrôleurs SNCF dans les toilettes du train de nuit Calais-Vintimille, le 14 décembre 1999, vers 3 heures du matin, au niveau de la gare de triage de Perrigny. Son corps est lacéré de quatorze coups de couteaux, au visage, dans le cou, sur l'abdomen et dans le dos. Rezala, qui est descendu en gare de Dijon à 02h39 du matin, a été verbalisé quelques heures plus tôt pour défaut de billet. Sa casquette souillée de sang est retrouvé près du cadavre de la victime. Sur ce meurtre qu'il avoue également plus tard de sa prison, il dit :
« ...de la pure folie... je voulais juste la voler. Elle était avec son petit chien. Je ne sais pas ce qui m'a pris... je n’ai pas vu qu'elle avait un gamin, parce que je n’aurais rien fait c’est sûr... dans le train j’étais défoncé. À l’époque, je buvais deux litres de Jack Daniel's par jour, mélangé à du « shit », et je prenais aussi des cachets... ».
__________
L'Ennemi Public N°1 :
Le 15 décembre 1999, se sachant recherché comme témoin dans l'affaire Corinne Caillaux en voyant sa photo dans les journaux (alors que la Police avait demandé aux journalistes de ne pas diffuser tout de suite la photo du témoin-suspect), il quitte le domicile familial de Marseille et fuit en train pour l'Espagne : on le recherche sur Marseille et dans toute la France, mais également en Belgique (pays natal de sa mère) et dans treize autres pays européens ainsi que dans les trois pays du Maghreb, via Interpol. Cependant, des dysfonctionnements judiciaires et des tensions, entre autres, entre les enquêteurs de Dijon et ceux de Marseille nuisent sérieusement à l'enquête et permettent à Sid Ahmed, au physique passe-partout, de s'échapper. En outre, le 13 novembre 1999, un mois avant le meurtre de Corinne Caillaux, il avait déjà été interpellé par les services de douanes, près de Pontarlier, dans le train Genève-Paris, avec vingt grammes de cannabis, un poignard et une bombe lacrymogène. Placé en garde à vue quelques heures, il avait été remis en liberté sur instruction du parquet, son identité n’ayant pas été signalée au fichier des personnes recherchées, et alors que son ADN est connu depuis 1995. Une jeune Nordiste de 18 ans, qui avait voyagé sur le train Paris Vintimille, reconnait Sid Ahmed Rezala dans le journal "La Voix du Nord", comme un flirt qu'elle a eu dans ce même train, étant sûre et certaine de le connaître, elle entra en contact avec la gendarmerie de Landrecies (Nord), qui doutait de son témoignage où après vérifications et expertises (Il lui avait offert sa casquette en sortant du train, dans laquelle les gendarmes ont trouvé des cheveux) ses dires seront reconnus. Elle sera placée sous haute surveillance, la gendarmerie ayant de forte présomptions que Rezala voulait entrer en contact avec elle. La panique gagne vite les voyageurs prenant les trains de nuit et l'« Ennemi public N°1 » est aperçu (à tort) par des témoins partout dans l'Hexagone ainsi qu'en Espagne. Le 20 décembre, un Français vivant en Espagne croit le reconnaître avec une Golf blanche dans une station-service à Murcie. Le 26, deux jeunes voyageuses assurent l'avoir vu descendre du « Hendaye-Nice » à Nîmes. La nuit du 28 au 29, sur le « Nice-Genève », deux voyageurs croient se bagarrer avec lui. Le 24 décembre, la famille Rezala est placée en garde-à-vue. Le 28 décembre, les parents de Rezala appellent à sa reddition, sans succès. En Espagne, Rezala est arrêté pour vol pendant la semaine de Noël et placé en garde-à-vue avant d'être relâché après trois jours de détention, sur décision d'un juge. Sid Ahmed Rezala avait été arrêté à Madrid pour un vol à l'étalage. Il était pourtant déjà à l'époque sous surveillance, via Interpol, dans tous les pays européens de l'espace Schengen. Un porte-parole du ministère espagnol de l'Intérieur de l'époque avait rappelé, sous le sceau de l'anonymat, que les délinquants cachaient souvent leur identité au moment de leur arrestation. Selon lui, un individu aurait pu être arrêté puis relâché sur décision d'un juge avant que l'identité ait été vérifiable auprès d'Interpol. En janvier 2000, repéré à cause de ses appels téléphoniques vers la France, il est localisé au Portugal, dans la banlieue de Lisbonne; le 11 janvier, il est arrêté par la police française et portugaise alors qu'il s'apprêtait à se rendre à Madrid pour s'envoler vers les îles Canaries, billet en poche. Il était arrivé au Portugal le 27 décembre, en clandestin, à la gare Santa Apolonia de Lisbonne, et se faisait passer pour un certain "Aki", un algérien sans papiers de 22 ans. Il sera recueilli par un certain Armando, un homosexuel de 42 ans avec qui Rezala aura une courte liaison. Emprisonné au Portugal, il refuse son extradition vers la France où il risque la perpétuité. Or le Portugal est à l'époque le pays d'Europe le moins répressif, la demande d'extradition est rejetée parce que la Constitution portugaise (article 33.4) interdit l'extradition de suspects risquant la perpétuité, à moins que l'État requétant fournisse des garanties suffisantes qu'une telle condamnation ne sera pas appliquée. Cependant, en mars 2000, la cour d'appel de Lisbonne autorise son extradition vers la France, après que la Chancellerie eut fourni une lettre indiquant que Rezala ne risquait pas la perpétuité (étant accusé d'homicide volontaire, non d'assassinat, il risquait 30 ans). La décision est confirmée par la Tribunal suprême de justice portugais le 24 mai, mais Rezala porte le cas devant la Cour constitutionnelle portugaise, qui dispose de 80 jours pour statuer. Mercredi 28 juin 2000, vers 23 heures : en plein Euro 2000 et alors que la prison-hôpital de Caxias où Rezala est incarcéré est en fête (le Portugal joue ce soir-là son match de demi-finales contre l'équipe de France), il se suicide en mettant le feu à sa cellule, à l'aide de son matelas, sans avoir été jugé et condamné : l'affaire Rezala est ainsi close. Peu de temps auparavant, dans l'une de ses lettres adressées à ses parents, Sid Ahmed Rezala écrivait :
« J'ai tout perdu dans la vie,
il me reste qu'à la rendre au créateur ».
Le 10 novembre 2004, le mari (veuf) de Corinne Caillaux obtient la condamnation de la SNCF pour « manquement à ses obligations de sécurité »: l'entreprise publique devra lui verser quelque 223 000 € d'indemnisation à titre de dédommagements.
Nadir Sedrati .( Le dépeceur du canal ) .
02/11/2011 22:13 par TueursEnSerie
-
Nadir Sedrati .( Le dépeceur du canal ) .
02/11/2011 22:13 par TueursEnSerie
Nadir Sedrati
(surnommé également le dépeceur du canal)
est un tueur en série français né en 1938 de parents algériens et condamné pour les assassinats de trois personnes commis en 1999.
Les divers morceaux de deux corps (le troisième corps n'a jamais été retrouvé) ont été jetés dans le canal de la Marne au Rhin, près de Nancy.
Dans son parcours judiciaire il a été mêlé a cinq disparitions et condamné pour 3 meurtres.
______________
Crimes et châtiment :
Nadir Sedrati a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une peine de sûreté de 20 ans en 2002 et en 2003 la Cour d'Appel l'a condamné à la même peine, cette fois-ci assortie d'une peine de sûreté de 22 ans.
______________
Le premier corps :
En mai 1999, un pêcheur découvre un pied droit humain dans le canal de Nancy.
Il prévient de suite la Police fluviale qui arrive sur les lieux ; au départ la police pense que le pied a été sectionné à cause d'une hélice à bateau. Puis le lendemain une tête humaine complètement putréfiée et méconnaissable est repêchée à 500 mètres de l'endroit où le pied droit avait été découvert.
Quelques jours plus tard ce sont des os, un sternum, des côtes ainsi qu'une troisième rotule (c'est-à-dire qu'il y a une deuxième victime) qui sont repêchés dans les environs du canal.
Le lendemain c'est une main qui est découverte à proximité du canal de Nancy ; enfin une semaine après la première découverte (le pied droit humain) c'est le pied gauche qui est repêché par la Police Fluviale.
Le médecin légiste en charge de rassembler les divers morceaux de corps humain constatent que les membres ont été sectionnés de manière chirurgicale et exclut l'hypothèse d'un accident : il s'agirait donc d'un homicide.
Les policiers ne peuvent pas prélever une empreinte digitale sur la main retrouvée car elle est dans un tel état de décomposition qu'ils ne peuvent effectuer ce type d'analyse.
Les policiers de la Brigade Fluviale envoient la main à analyser à Paris où se trouve la seule section de recherche apte à résoudre ce type de problème. Quelques semaines plus tard le laboratoire réussit à mettre un nom sur la main retrouvée : le cadavre du canal est celui de Hans Gassen, un Allemand qui a purgé une peine de prison et qui est sorti depuis quelques mois.
Les policiers apprennent que Gassen vivait chez Hans Muller, un autre Allemand lui aussi ex-prisonnier.
D'ailleurs les policiers découvrent que Muller a signalé la disparition de Gassen le 21 mai 1999, 1 semaine avant la découverte du corps dépecé de ce dernier dans le canal.
Muller raconte qu'il a signalé la disparition de Gassen 24 heures après ne plus avoir eu de nouvelles de ce dernier car tous deux s'appelaient plusieurs fois par jour et que Gassen devait lui donner des nouvelles, ce qu'il n'a pas fait.
Les policiers apprennent par la même occasion que Hans Gassen recevait beaucoup d'appels téléphoniques de deux endroits : un foyer à Nancy et un appartement près de Nancy.
Au cours d'une perquisition dans les deux endroits les policiers découvrent qu'un certain Philippe Grossiord appelait régulièrement Gassen et que ce Grossiord n'est qu'un alias utilisé par un certain Nadir Sedrati pour éviter d'être appréhendé.
Nadir Sedrati est lui aussi bien connu des services de police car il a été arrêté pour escroquerie et usurpation d'identité et qu'il a partagé la même cellule que Gassen et de Muller. Sedrati est sorti de prison en mars 1999.
Muller et Sedrati sont tous deux arrêtés pour une confrontation. Muller déclare que Hans Gassen est parti de chez lui à 4 h du matin car il avait un rendez-vous le 21 mai.
Gassen devait le rappeler mais il ne l'a jamais fait. Les appels téléphoniques prouvent bien que Hans Muller était chez lui au moment de la disparition de son ami, ce qui innocente Muller.
Quant à Nadir Sedrati il raconte que c'est Muller qui a tué Gassen au cours d'une dispute qui a mal tourné : il déclare que Muller, Gassen, deux Hollandais et deux Marocains étaient chez lui pour discuter affaire (un supposé trafic) et que lui était parti car cette affaire ne le concernait pas , au préalable il a entendu Gassen et Muller se disputer violemment et vu Muller tuer Gassen.
Les policiers français et allemands ne le croient pas et perquisitionnent chez Nadir Sedrati.
Dans son appartement ils découvrent un broyeur à végétaux, un couteau de cuisine, une scie de boucher et plusieurs tâches brunâtres sur le sol, l'évier et sur la broyeuse à végétaux.
Les policiers pensent à du sang mais n'ont aucune preuve qu'il s'agisse de cela. De plus en fouillant davantage dans l'appartement ils se rendent compte qu'un sac est dissimulé dans un coussin.
Ce sac contient un bocal rempli d'une poudre blanche et les policiers croient qu'il s'agit de drogue (cocaïne ou héroïne).
Quelques semaines plus tard les policiers apprennent que la poudre blanche prélevée chez Sedrati est du cyanure, ce qui laisse entendre que Sedrati aurait empoisonné Gassen avec du cyanure (les policiers découvrent également que Nadir Sedrati a acheté les 20 kg de cyanure sous l'identité d'un certain Joel Royer).
Les policiers commencent à entrevoir le scénario qui a pu se passer chez Sedrati : Gassen avait rendez-vous avec Philippe Grossiord mais c'est Nadir Sedrati qui l'a reçu.
Sedrati a dû dire à Gassen qu'il devait attendre Grossiord; ce dernier tardant à venir Sedrati aurait proposé à Gassen une tasse de café mélangée avec du cyanure. Gassen suffoque, s'évanouit et quelqu'un (sans doute Nadir Sedrati) aurait dépecé le corps de Gassen dont les divers morceaux ont été jetés dans le canal.
Mais ce qui intrigue les policiers c'est la tête de Gassen qui était dans un état de décomposition avancée.
Ils pensent que la tête a été jetée dans le canal il y a 6 semaines alors que Gassen est mort il y a 2 à 3 semaines.
En fouillant de nouveau dans l'appartement de Sedrati ils découvrent au sous-sol de la chaux et apprennent que la chaux permet de retarder l'identification d'un corps lorsqu'un membre du corps humain est plongée dans ce produit, d'où la tête de Gassen qui semble plus putréfiée que les autres membres retrouvés.
Nadir Sedrati est déferré devant le Juge d'instruction et est écroué par la suite.
Il clame son innocence et les policiers découvrent que Sedrati n'avait aucun mobile apparent pour tuer Hans Gassen si ce n'est l'argent car Sedrati a dérobé la carte bancaire de la victime pour effectuer quelques retraits (300Fr).
Le deuxième corps[modifier] Les policiers doivent désormais résoudre le mystère de la troisième rotule retrouvée en même temps que les morceaux de Gassen.
Ils apprennent que Gérard Steil et Norbert Ronfort, deux autres taulards qui connaissaient aussi Nadir Sedrati, ont disparu depuis le printemps 1999.
Les policiers pensent que Steil ou Ronfort est la deuxième victime retrouvée dans le canal.
Pour cela ils décident de faire appel à la famille des deux disparus pour prélever un échantillon ADN.
Cela s'avère compliqué mais les policiers réussissent tout de même à récolter l'ADN de deux personnes (un proche de Gérard Steil et un proche de Norbert Ronfort).
En attendant les résultats l'enquête permet d'établir que Gérard Steil est sorti de prison en octobre 1998 et qu'il a trouvé du travail pour 6 mois à Strasbourg en tant que chauffeur-livreur et loge dans un foyer à Strasbourg.
Son contrat arrivant bientôt à échéance Steil pense trouver du travail car un certain Philippe Grossiord l'a contacté pour du travail au sein de sa société Inter Europe Diffusion.
Gérard Steil fait le voyage en train de Strasbourg à Nancy pour l'entretien d'embauche qu'il doit avoir avec Grossiord et doit être de retour à Strasbourg le lundi matin.
Steil arrive à la société Inter Europe Diffusion qui s'avère être une société fictive inventée par Philippe Grossiord (alias Nadir Sedrati).
Le siège de la société se trouve en effet dans une pièce se situant à l'arrière de l'appartement de Nadir Sedrati.
Puis Nadir Sedrati appelle le foyer dans lequel loge Steil et dit que Gérard Steil ne reviendra pas car il a commencé son travail au sein de la société.
Les policiers en concluent très rapidement que Sedrati a tué Steil.
En revanche le mobile de ce crime est inconnu mais les policiers pensent que le seul intérêt pour Sedrati à avoir tué Gérard Steil était la maigre pension de retraite que touchait Steil.
D'ailleurs la deuxième rotule appartient à Gérard Steil et les policiers ainsi que la Brigade Fluviale de Nancy décident de draguer tout le canal pour essayer de retrouver les éventuels restes de Steil.
En novembre 1999 des restes sont repêchés dans le canal et appartiennent effectivement à Gérard Steil.
_______________
Une troisième victime ? :
Par ailleurs Norbert Ronfort, une autre connaissance de Nadir Sedrati également disparue tout comme Gérard Steil, est sorti de prison début 1999 et avait un projet : reprendre contact avec sa famille et acheter un camping-car.
Les policiers apprennent aussi que Ronfort avait parlé de ses projets à Nadir Sedrati et qu'il avait reçu un appel téléphonique de la société Inter Europe Diffusion.
La société se vantait de vendre des campings-car et, attiré par l'offre d'un certain Philippe Grossiord, Norbert Ronfort avait accepté de le rencontrer pour acquérir le camping-car.
Depuis cette conversation Norbert Ronfort a disparu et son corps n'a toujours pas été retrouvé.
Nadir Sedrati est inculpé pour l'homicide volontaire de Hans Gassen, de Gérard Steil et de Norbert Ronfort même si le corps de ce dernier n'a pas été retrouvé.
_____________
Procès :
Le procès de Nadir Sedrati s'ouvre en avril 2002 et doit durer plusieurs jours.
Nadir Sedrati, assez sûr de lui, clame toujours son innocence. Puis au cours de ce procès la broyeuse à végétaux retrouvée chez Sedrati est présentée dans la Cour d'Assises pour être examinée.
En vérité la broyeuse à végétaux ne contient rien qui pourrait accabler Nadir Sedrati : en effet aucun morceau de corps humain n'a été retrouvé dans la broyeuse.
Personne ne sait donc si la broyeuse a pu servir ou non à dépecer Hans Gassen ou Gérard Steil.
En revanche le sang retrouvé sur le lino et sur l'évier permettent d'affirmer que Nadir Sedrati a tué sa victime ou ses victimes dans la cuisine.
A l'issue du procès Nadir Sedrati est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une peine de sûreté de 20 ans.
Nadir Sedrati décide de faire appel de la décision.
___________
Second procès :
Le deuxième procès en appel de Nadir Sedrati s'ouvre en mai 2003. Dans ce deuxième procès Nadir Sedrati parait fatigué et triste.
Puis un coup de théâtre survient : une femme emprisonnée qui connait Norbert Ronfort affirme l'avoir vu en 2000 (soit 1 an après l'arrestation de Nadir Sedrati).
Un huissier est assermenté pour aller interroger cette femme sur ce qu'elle sait.
La jeune femme affirme de nouveau connaitre Norbert Ronfort et qu'elle l'a croisé en 2000.
Son témoignage parait cohérent et de bonne foi.
L'esprit de Norbert Ronfort plane alors sur le procès de Nadir Sedrati.
Les experts psychiatres déclarent que Nadir Sedrati est le genre de personnes qui pourrait récidiver à tout moment.
D'ailleurs il a usurpé l'identité de deux autres personnes aujourd'hui disparues (une disparue en 1985 et une autre en 1995) et est accusé de les avoir assassinées.
Les corps de ces deux personnes n'ont jamais été retrouvées.
Les jurés n'ont pas pris en compte le témoignage de la femme emprisonnée et ont condamné Nadir Sedrati à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une peine de sûreté de 22 ans.
Nadir Sedrati décide de se pourvoir
en Cassation mais son pourvoi est rejeté en octobre 2003.
Affaire Habib Grimzi .
02/11/2011 21:57 par TueursEnSerie
L'affaire Habib Grimzi est une affaire criminelle au cours de laquelle,
le 14 novembre 1983, Habib Grimzi est assassiné
par défenestration du train Bordeaux-Vintimille
par trois candidats à l'engagement à la Légion étrangère,
pour des motifs racistes.
_____________
Résumé des faits :
Habib Grimzi, touriste algérien de 26 ans en visite en France,
quitte Florence, sa correspondante et amie, pour rentrer en Algérie.
Il prend l'express 343 Bordeaux-Vintimille de 22 h 27.
Vers minuit, trois voyageurs allant à Aubagne
passer les tests d'engagement dans la Légion étrangère,
Anselmo Elviro-Vidal, 26 ans,
Marc Béani, 20 ans, et
Xavier Blondel, 24 ans, se déplacent dans le train
et jettent un œil dans les compartiments,
Elviro-Vidal tombe sur Grimzi qui porte un baladeur, il l'attrape,
le jette dans le couloir et le roue de coups.
Le contrôleur Vincent Pérez intervient et le change de wagon,
mais les trois reviennent une nouvelle fois et l'agressent de nouveau.
Grimzi résiste, supplie et hurle,
mais les autres voyageurs n'interviennent pas.
Il sera jeté du train par Elviro-Vidal près de Castelsarrasin à 0 h 20.
___________
Le procès :
Le procès des trois meurtriers s'est tenu, à Montauban,
devant la cour d'assises de Tarn-et-Garonne,
à partir du 22 janvier 1986.
Des manifestations sont organisées par le MRAP
et l'Amicale des Algériens en Europe pour protester contre ce crime.
Le 25 janvier 1986, Anselmo Elviro-Vidal et Marc Béani
ont été condamnés à perpétuité,
des circonstances atténuantes ont été accordée à Xavier Blondel,
qui a été condamné à quatorze ans de réclusion criminelle.
Suite à un vice de forme Marc Beani a été condamné en 1987,
lors d'un deuxième procès,
à vingt ans de réclusion par la cour d'assises de la Haute-Garonne.