Marc Lépine : Tuerie de l'École polytechnique de Montréal .

22/11/2011 19:20 par TueursEnSerie

  • Marc Lépine : Tuerie de l'École polytechnique de Montréal .

    Marc Lépine : Tuerie de l'École polytechnique de Montréal .

    22/11/2011 19:20 par TueursEnSerie

Plaque sur le mur extérieur de

 l'École polytechnique commémorant les

14 victimes de la tuerie:

 

 

 hebergeur image

 

 

La tuerie de l'École polytechnique est une tuerie en milieu scolaire qui eut lieu le 6 décembre 1989 à l'École polytechnique de Montréal, au Québec (Canada). Marc Lépine, âgé de vingt-cinq ans, ouvrit le feu sur vingt-huit personnes, en tuant quatorze (toutes des femmes) et en blessant quatorze autres (4 hommes et 10 femmes), avant de se suicider. Les crimes furent perpétrés en moins de vingt minutes à l'aide d'un fusil semi-automatique obtenu légalement.

 

 ________

 

Déroulement du drame :

 

 Le 6 décembre 1989, peu après seize heures, Marc Lépine arriva à l'École polytechnique de Montréal armé d'un fusil et d'un couteau1. Il connaissait les lieux, il y avait été vu au moins sept fois la semaine précédant l'évènement.

 

Extérieur de l'École polytechnique de Montréal : 

 


hebergeur image

 

 

Lépine s'assit plusieurs minutes dans le bureau d'enregistrement situé au deuxième étage. Il fut aperçu fouillant dans un sac en plastique, ne parlant à personne, même lorsqu'un membre du personnel lui offrit son aide. Il quitta le bureau et fut ensuite vu dans d'autres parties du bâtiment, avant d'entrer dans une classe d'ingénierie mécanique au deuxième étage. Cette classe était composée, vers 17 h 10, d'environ soixante étudiants. Après s'être approché de l'étudiant qui effectuait une présentation, il demanda à tout le monde d'arrêter ce qu'ils faisaient. Puis, il ordonna aux hommes et aux femmes de se séparer en deux groupes distincts de chaque côté de la salle. Croyant à une blague, personne ne bougea sur le moment, jusqu'à ce que Lépine tire un coup de feu au plafond. Il sépara alors les neuf femmes de la cinquantaine d'hommes présents et ordonna à ceux-ci de partir. Il demanda ensuite aux femmes restantes si elles savaient ou non pourquoi elles étaient là, et lorsqu'une d'elles répondit « non », il répliqua : « Je combats le féminisme ». L'étudiante Nathalie Provost répondit, « Écoutez, nous sommes juste des femmes étudiant l'ingénierie, pas forcément des féministes prêtes à marcher dans les rues criant que nous sommes contre les hommes, juste des étudiantes cherchant à mener une vie normale ». Ce à quoi Lépine rétorqua : « Vous êtes des femmes, vous allez devenir des ingénieures. Vous n'êtes toutes qu'un tas de féministes, je hais les féministes ». Il ouvrit ensuite le feu sur les étudiantes de gauche à droite, en tua six et en blessa trois, dont Nathalie Provost. Avant de quitter la salle, il écrivit le mot « shit » deux fois sur le projet d'un étudiant. Lépine continua son attaque dans le couloir du deuxième étage et blessa trois étudiants avant d'entrer dans une autre salle, où il tenta, à deux reprises, de tuer une étudiante. Conscient qu'il était arrivé à court de munitions, il entra dans l'escalier de secours pour recharger son arme. Il retourna ensuite vers la salle qu'il avait quittée, mais les étudiants avaient déjà bloqué la porte ; ne parvenant pas à la déverrouiller malgré ses trois coups tirés sur celle-ci, il se déplaça le long du couloir, tirant sur ceux qu'il croisait. Il blessa une personne avant de se rendre vers le bureau du service financier, où il tua une femme d'une balle tirée à travers la vitre de la porte qu'elle venait juste de verrouiller. Il se rendit ensuite dans la cafétéria du premier étage, dans laquelle une centaine de personnes étaient rassemblées. Les employés de la cafétéria fermèrent la grille des cuisines de sorte que la plupart des étudiants (certains n'étant même pas de Polytechnique) n'eurent pas d'autres choix que de courir la longueur de la cafétéria vers les sorties, une ligne de visée parfaite pour Lépine. Une femme joua la morte sur le plancher et il tira sur la femme à côté de celle-ci. La foule se dispersa après qu'il eut tué une femme se trouvant près de la cuisine et blessé un autre étudiant. Puis, en entrant dans une pièce de stockage, Lépine tua deux femmes qui s'y étaient réfugiées. Il ordonna par la suite à des étudiants cachés sous une table de se montrer. Ceux-ci acceptèrent et furent ainsi épargnés. Lépine monta alors par un escalier mécanique au troisième étage, et dans le couloir, blessa une femme et deux hommes. Il entra ensuite dans une classe et demanda aux trois étudiants effectuant une présentation de « dégager », tout en blessant Maryse Leclair qui se tenait sur la petite estrade à l'avant de la classe. Il ouvrit le feu sur la première rangée, tuant deux femmes tentant de s'échapper, tandis que les autres plongèrent sous leurs bureaux. Lépine tira par la suite vers quelques étudiantes se tenant là, en blessant trois et en tuant une autre. Il rechargea son arme et se rendit, à nouveau, à l'avant de la classe, tirant par intermittence dans toutes les directions. À ce moment, Maryse Leclair, blessée, demande de l'aide. Lépine avança vers elle et, après avoir dégainé son couteau de chasse, la poignarde à trois reprises, l'achevant. Il enleva alors sa casquette, entoura son arme de son manteau, et s'exclama : « Oh, shit! », avant de se suicider d'une balle dans la tête, une vingtaine de minutes après avoir débuté son massacre. Il ne restait que six balles dans la boîte qu'il avait transportée. Lépine venait de tuer quatorze jeunes femmes, douze étudiantes en ingénierie, une étudiante infirmière et une employée de l'université, et blesser quatorze autres personnes, dont quatre hommes.

 

La salle de classe du troisième étage de l'École polytechnique où l'attaque se termina :

 hebergeur image

 

 

___________

 

Funérailles :

 

 Le gouvernement du Québec et la Ville de Montréal déclarèrent trois jours de deuil national6. Des funérailles communes pour neuf des quatorze femmes assassinées se déroulèrent à la basilique Notre-Dame de Montréal le 11 décembre 1989. La gouverneure générale du Canada Jeanne Sauvé, le premier ministre du Canada Brian Mulroney, le premier ministre du Québec Robert Bourassa et le maire de Montréal Jean Doré assistèrent à celles-ci, tout comme des milliers d'autres personnes en deuil.

 

_____________

 

 Le meurtrier :

 

Marc Lépine, né Gamil Gharbi le 26 octobre 1964 à Montréal au Québec, et décédé dans cette même ville le 6 décembre 1989 était un tueur de masse québécois auteur de la tuerie de l'École Polytechnique de Montréal survenue le 6 décembre 1989. Ce jour là, il abat quatorze femmes, dont treize étudiantes et une secrétaire et se suicide ensuite, laissant une lettre1 dans laquelle il explique son acte par des motifs antiféministes.

 

_________________

 

Biographie :

 

 Marc Lépine est né d'une mère québécoise et d'un père algérien, Rachid Liass Gharbi. Celui-ci ne considérait pas les hommes et les femmes égaux et a abusé physiquement et mentalement de sa femme et de son fils Marc. Lorsqu'il a sept ans, ses parents se séparent et il vit ensuite avec sa mère. Durant l'hiver 1980-1981, il tente d'entrer dans les Forces armées canadiennes, mais, selon sa lettre de suicide, il n'est pas admis en raison de son attitude « antisociale ». En 1982, il remplace son nom pour celui de Marc Lépine. Il débute ses études collégiales en sciences pures en 1982, mais change après la première année pour un programme de technologie de l'électronique qu'il abandonne au dernier semestre sans donner d'explication. Lépine est admis à l'École Polytechnique de Montréal en 1986, à la condition qu'il complète deux cours supplémentaires au collège. Il en complète un des deux durant l'hiver 1989. La brève biographie que la police a publiée de lui après les événements le décrit comme un être intelligent, mais troublé.

 

___________

 

Armes du crime :

 

 Lépine avait acheté le 21 novembre 1989 une carabine semi-automatique Ruger Mini-14 dans un magasin de Montréal prétextant au vendeur vouloir l’utiliser pour la chasse au petit gibie. Il possédait aussi sur lui, le jour du drame, un couteau de chasse dont il a fait usage.

 

____________

 

 Lettre d'adieu  ( voir fin de l article ):

 

 La poche interne de la veste de Marc Lépine contenait sa lettre de suicide ainsi que deux autres lettres destinées à des amis, toutes datées du jour du massacre. Des détails concernant cette lettre furent révélés par la police deux jours après les événements, mais le texte complet ne fut pas divulgué. Les médias essayèrent, en vertu d'une loi canadienne, de forcer la police à diffuser cette lettre, sans succès. Un an après le massacre, un communiqué de trois pages concernant Marc Lépine fut divulgué à la journaliste et féministe Francine Pelletier. Il spécifiait que la lettre de suicide de Lépine revendiquait des motifs politiques à ses actes et accusait les féministes d'avoir ruiné sa vie. La lettre comprenait une liste de dix-neuf femmes québécoises, considérées comme féministes, qu'il voulait présumément tuer, mais n'aurait pas eu le temps. La liste incluait Francine Pelletier elle-même, tout comme une politicienne, une personnalité télévisuelle, une leader d'opinion et six autres policiers qui avaient attiré l'attention de Lépine en jouant dans la même équipe de volley ball. La lettre (sans la liste de femmes) fut finalement publiée dans le journal La Presse, dans lequel Pelletier était alors éditorialiste. Lépine avait écrit qu'il se considérait comme rationnel et qu'il tenait les féministes responsables d'avoir ruiné sa vie. Il mettait en exergue les raisons de l'attaque, comme la colère envers les féministes qui cherchaient à « conserver les avantages des femmes [...] tout en s’accaparant de ceux des hommes. » Il mentionnait aussi Denis Lortie, membre des Forces armées canadiennes qui tua trois fonctionnaires et en blessa treize autres dans une attaque à main armée dans l' Assemblée nationale du Québec le 7 mai 1984. Le texte de la lettre est maintenant disponible.

 

_____________

 

Répercussions a la recherche d'une raison:

 

 Mémorial au parc Minto à Ottawa.

 


 hebergeur image

 

Le sexe des victimes de Lépine, les paroles de ce dernier durant la tuerie de même que sa lettre d'adieu ont fait que cet événement fut qualifié par beaucoup de groupes féministes, ainsi que d'officiels, comme étant une attaque antiféministe. Le massacre a profondément troublé les Canadiens. Le gouvernement, craignant qu'un débat large à propos de cette tuerie cause de la douleur aux familles et mène à un accroissement de la violence antiféministe, ne demanda pas d'enquête publique sur le drame. Les médias, des personnalités du monde universitaire, des organisations de défenses des femmes et les familles des victimes ont protesté contre cette décision et ont dénoncé le manque d'informations livrées au public. Malgré cela, la lettre de suicide de Marc Lépine, ainsi que le rapport de police détaillé des événements, ne furent jamais publiés officiellement(bien que le rapport de police fut utilisé par le coroner pour son propre rapport. Sa mère s'est demandée plus tard si l'attaque n'était pas dirigée contre elle, ayant travaillé après sa séparation, avec le père de Lépine. D'autres personnes, notamment la journaliste Barbara Frum, ont questionné les motivations politiques de Lépine en disant que la population « diminuait » la tragédie « en suggérant qu'il s'agissait simplement d'un acte contre un groupe ». Comme l'avait prévu Marc Lépine dans sa lettre, plusieurs ont avancé qu'il ne s'agissait que de l'acte d'un fou. Un psychiatre s'étant entretenu avec la famille et des amis de Lépine et examiné ses écrits, a noté que le suicide était la principale motivation de Lépine et qu'il avait choisi une façon spécifique de le faire : se tuer après avoir tué d'autres personnes est un signe de trouble de la personnalité. D'autres psychiatres ont mis l'accent sur les sévices qu'il avait subis durant son enfance, suggérant que les coups qu'il avait reçus lui ont peut-être affligé des blessures au cerveau, ou l'ont rendu psychotique, lui faisant perdre le contact avec la réalité en essayant d'effacer de sa mémoire les souvenirs brutaux de son père. Une théorie différente avance que les violences qu'il a subies durant son enfance l'ont mené à se victimiser relativement aux défaites de sa vie. D'autres ont effectué une analyse plus large, voyant les actions de Lépine comme le résultat de changements sociaux qui ont augmenté la pauvreté et l'isolation des individus. Notons que l'intérêt de Lépine pour les films d'action suggère que la violence dans les médias ait pu influencer ses gestes. Le 16 septembre 2006, trois jours après la fusillade au collège Dawson, la chroniqueuse du journal quotidien canadien Globe and Mail Jan Wong souleva une controverse en publiant un article laissant entendre que Marc Lépine, ainsi que les auteurs des tueries scolaires du collège Dawson et de l'Université Concordia, ont pu être aliénés à la société québécoise parce qu'ils n'étaient pas des « pures laines » québécois. Le Conseil de presse du Québec a, par la suite, blâmé la journaliste pour cet article.

 

_________________

 


Beth Alber, Marker of Change,

mémorial à Vancouver consisté de quatorze bancs

ressemblant à des cercueils.

 


 hebergeur image

 

______________

 

Actions :

 

 L'incident amena le gouvernement canadien à durcir les lois sur le contrôle des armes à feu au Canada. Le comportement de la police vis-à-vis des tirs d'arme à feu changea elle aussi, ce qui permit plus tard de minimiser le nombre de victimes lors de la fusillade au collège Dawson, une autre tuerie en milieu scolaire québécois. L'anniversaire de la tuerie est devenu la journée nationale de commémoration et d'action contre la violence faite aux femmes.

 

 __________

 

Les victimes de la tuerie :

 

 Nef pour quatorze reines par Rose-Marie E.

 Goulet, située à la place du 6-Décembre-1989,

mémorial marquant la tuerie de la Polytechnique,

 situé dans le quartier Côte-des-Neiges/Notre-Dame-de-Grâce à

Montréal.

 



hebergeur image

 

Geneviève Bergeron (née en 1968), étudiante en génie civil.

 Hélène Colgan (née en 1966), étudiante en génie mécanique.

 Nathalie Croteau (née en 1966), étudiante en génie mécanique.

Barbara Daigneault (née en 1967), étudiante en génie mécanique. Anne-Marie Edward (née en 1968), étudiante en génie chimique.

 Maud Haviernick (née en 1960), étudiante en génie des matériaux.

 Barbara Klucznik-Widajewicz (née en 1958), étudiante infirmière.

 Maryse Laganière (née en 1964), employée au département des finances.

Maryse Leclair (née en 1966), étudiante en génie des matériaux.

Anne-Marie Lemay (née en 1967), étudiante en génie mécanique.

Sonia Pelletier (née en 1961), étudiante en génie mécanique.

Michèle Richard (née en 1968), étudiante en génie des matériaux.

 Annie St-Arneault (née en 1966), étudiante en génie mécanique.

Annie Turcotte (née en 1969), étudiante en génie des matériaux.

 Au moins quatre personnes se sont suicidées à la suite de cet événement.

 

 _______________

 

Lettre de Marc Lépine .

 

 Excusez les fautes.

J'avais 15 minutes pour l'écrire (Voir aussi Annexe) Veillez noter que si je me suicide aujourd'hui 89/12/06 ce n'est pas pour des raisons économiques (car j'ai attendu d'avoir épuisé tout mes moyens financiers refusant même de l'emploi) mais bien pour des raisons politiques.

 Car j'ai décidé d'envoyer Ad Patres les féministes qui m'ont toujours gaché la vie.

Depuis 7 ans que la vie ne m'apporte plus de joie et étant totalement blasé, j'ai décidé de mettre des bâtons dans les roues à ces viragos.

J'avais déjà essayés dans ma jeunesse de m'engager dans les Forces comme élève-officier, ce qui m'aurais permit de possiblement pénétrer dans l'arsenal et de procédé Lortie dans une rassia.

 Ils m'ont refusé because associàl.

 J'ai donc attendu jusqu'a ce jour pour mettre à exécution mes projets. Entre temps, j'ai continué mes études au grès du vent car elles ne m'ont jamais intéressée sachant mon destin à l'avance.

 Ce qui ne m'a pas empécher d'avoir de très bonnes notes malgré ma théorie de travaux non remis ainsi que la carence d'étude avant les examens.

Même si l'épitète Tireur Fou va m'être attribué dans les médias, je me considère comme un érudit rationnel que seul la venu de la Faucheuse on amméné à posé des gestes extrèmistes.

Car pourquoi persévéré à exister si ce n'est que faire plaisir au gouvernement.

Etant plûtot passéiste (Exception la science) de nature, les féministes ont toujours eux le dont de me faire rager.

Elles veulent conserver les avantages des femmes (ex. assurances moins cher, congé de maternité prolongé précédé d'un retrait préventif, etc.) tout en s'accaparant de ceux des hommes.

 Ainsi c'est une vérité de la palice que si les Jeux olympiques enlevaient la distinction Homme/Femme, il n'y aurait de Femmes que dans les compétitions gracieuses.

Donc les féministes ne se battent pas pour enlever cette barrière.

 Elles sont tellement opportunistes qu'elles ne négligent pas de profiter des connaissances accumuler par les hommes au cours de l'histoire.

 Elles essai toutefois de travestir celles-ci toute les fois qu'elles le peuvent.

Ainsi l'autre jour j'ai entendu qu'on honoraient les canadiens et canadiennes qui ont combattus au front pendant les guerres mondiales.

Comment expliquer cela alors que les femmes n'étaient pas autorisés à aller au front???

Va-t-on entendre parler des légionnaires et galériennes de César qui naturellement occuperont 50% des effectifs de l'histoire malgré qu'elles n'a jamais exister.

 Un vrai Casus Belli.

 Désoler pour cette trop compendieuse lettre.

Marc Lépine

 Annexe

( Suit une liste de 19 noms )

 Ont toutes Failli disparaitre aujourd'hui.

 Le manque de temps (car je m'y suis mis trop tard) à permis que ces féministes radicals survives.

 

 Alea Jacta Est.

Russell Williams ( Russ Sovka ) .

22/11/2011 18:40 par TueursEnSerie

  • Russell Williams ( Russ Sovka ) .

    Russell Williams ( Russ Sovka ) .

    22/11/2011 18:40 par TueursEnSerie

Surnom Russ Sovka

 Naissance 7 mars 1963

 Bromsgrove

 Worcestershire

Origine Royaume-Uni (Angleterre)

Allégeance Forces Canadiennes (Canada)

Arme Force aérienne du Canada Grade Colonel

 (dégradé en 2010)

Années de service 1987 - 2010

Commandement BFC Trenton,

Camp Mirage

Distinctions Décoration des Forces canadiennes

(distinction retirée)

Médaille du service en Asie du Sud-Ouest

(distinction retirée)

Autres fonctions Pilote

 

 


David Russel Williams, né 7 mars 1963 à Bromsgrove, est un tueur en série et violeur en série canadien. Au moment de son arrestation, Williams était colonel au sein de la force aérienne des Forces canadiennes. Il a été condamné à la prison à vie. De juillet 2009 jusqu'à son arrestation en février 2010, il commande la base des Forces canadiennes Trenton, la plus importante base aérienne canadienne, qui sert notamment de plaque tournante pour toutes les opérations de transport aérien militaire au Canada. Williams est également un pilote décoré qui a, entre autres, piloté la Reine Élisabeth II et le Prince Philip, le gouverneur général du Canada, le premier ministre du Canada, ainsi que plusieurs autres dignitaires au cours de sa carrière. Le 8 février 2010, après son arrestation et sa mise en accusation, Williams est démis de ses fonctions de commandant de la base de Trenton. Williams est formellement accusé par le procureur de la Couronne en vertu des dispositions prévues au code criminel du Canada, accusations reposant sur des preuves recueillies par la Police provinciale de l'Ontario, assistée par la Gendarmerie royale du Canada et le Service national des enquêtes des Forces canadiennes : Deux chefs d'accusations de meurtre au premier degré Deux chefs d'accusations de séquestration Deux chefs d'accusations d'introduction par effraction et agression sexuelles Par la suite, 82 chefs d'accusations additionnels d'introduction par effraction ont été ajoutées à la poursuite. Le 21 octobre 2010, Williams est condamné a deux sentences de prison à vie pour meurtres au premier degré, deux sentences de dix ans de prison pour agressions sexuelles et 82 sentences d'un an de prison pour cambriolage. Toutes les sentences seront purgées en parallèle. Williams ne pourra pas demander de libération conditionnelle avant vingt-cinq ans, de plus, il ne sera pas éligible à une demande hâtive, en vertu de l'article §745.6 du Code criminel du Canada. Williams purgera sa peine au pénitencier fédéral de Kingston, en Ontario. Williams était détenu au Centre de détention de Quinte, à Napanee (Ontario), en attendant la conclusion des procédures intentées contre lui. Jusqu'au 18 octobre 2010, Williams était resté un officier commissionné des Forces Canadiennes, toutefois, après le verdict de culpabilité rendu le 19 octobre, le chef d'état-major de la défense, Walter Natynczyk a indiqué que les FC ont commencé le processus pour expulser Williams le plus rapidement possible. De plus, le Lieutenant-Général André Deschamps, chef d'état-major de l'Armée de l'Air, a déclaré que le colonel serait dépouillé de son rang et de ses médailles, cependant, il conservera sa pension.

 

 __________

 

Vie personnelle :

 

 Russell Williams est né à Bromsgrove, en Angleterre, de Cédric David Williams et Christine Nonie Williams, avant que la famille ne déménage à Chalk River en Ontario, où son père fut engagé comme métallurgiste pour le Laboratoire de Chalk River, un laboratoire de recherche nucléaire. Après avoir déménagé à Chalk River, les Williams rencontre une autre famille, les Sovkas, avec qui ils se lient d'amitié. Puis, le père, David Williams, eut une histoire avec Lynette Sovka. Nonie Williams entame alors des procédures de divorces contre son époux, et 4 mois après le divorce, en 1970, se marie avec le Dr Jerry Sovka. À cette époque, le jeune Williams avait 6 ans. Durant cette époque, il prit le nom de famille de son beau-père, Sovka, et déménage à Scarborough, également en Ontario. En 1979, la famille reconstituée Sovka déménage en Corée du Sud, pour un projet nucléaire sur lequel travaillait le Dr Jerry Sovka, cependant Williams continue ses études au Canada, complétant ses deux dernières années d'école secondaire au Upper Canada College de Toronto. En 1991, Williams se marie à Mary Elizabeth Harriman, une directrice associée de la Fondation des maladies du cœur. Le couple s'installe à Orléans, une banlieue d'Ottawa, en juillet 2006. À cette époque, Williams était posté au Quartier-Général de la Défense Nationale. En avril 2010, 2 mois après son arrestation, Williams, alors incarcéré au Centre de détention de Quinte, tente de s'enlever la vie en s'enfonçant un rouleau de papier toilette rempli de carton et de papier d'aluminium dans la gorge.

 

 ___________

 

Service militaire :

 

 Williams est un officier décoré de la Médaille de service en Asie du Sud-Ouest pour la guerre en Afghanistan et la Décoration des Forces Canadiennes, il était vu comme un modèle au cours de ses 23 années de carrière. Williams s'enrôle en 1987, après être sorti de l'Université de Toronto avec un diplôme en économie et science politique. Il reçoit ses ailes de pilote en 1990, et est muté à la 3ème école d'entraînement de vol des Forces Canadiennes, basée à Portage la Prairie au Manitoba, où il sert pendant 2 ans comme instructeur. Promu capitaine en 1992, Williams est muté au 434ème Escadron de Support de Combat, à Shearwater, en Nouvelle-Écosse, où il pilote un CC-144 Challenger équipé en guerre électronique et surveillance côtière. Plus tard, il est transféré au 412ème Escadron de Transport, où il transporte des dignitaires, toujours à bord de l'avion Challenger. Williams est promu major en novembre 1999, et est muté à la Direction Générale des Carrières Militaires, à Ottawa, où il servira en tant que gestionnaire de carrière pour les pilotes. Il obtient une Maîtrise en Études Militaires en 2005, avec une thèse de 55 pages qui défendait la guerre en Irak, après lequel il reçoit le grade de Colonel et est nommé commandant du 437ème Escadron de Transport Husky, une unité responsable pour la logistique longue-distance et le transport exécutif, qui opère avec le CC-150 Polaris (Airbus A310). En 2005 et 2006, Williams commande également le Camp Mirage, une base secrète située aux Émirats Arabes Unis et où se déroulent les opérations de soutien à la mission canadienne en Afghanistan. Dès juillet 2006, il est muté à la Direction des Requièrements Aériens, où il servira comme directeur de projet pour le programme stratégique (CC-177 Globemaster) et tactique (CC-130J SuperHercules), ainsi que pour le projet de remplacement de l'aéronef de recherche et sauvetage CC-115 Buffalo. Puis, il apprend le français à l'École des Langues des Forces Canadiennes, à Gatineau pendant 6 mois durant laquelle il fut promu Colonel. En juillet 2009, il prend les commandes du 8e Escadre Trenton et de la BFC Trenton. Situé dans le comté de Quinte, en Ontario, la base est surtout connue par les canadiens comme point d'arrivée pour les dépouilles des militaires morts au combat en Afghanistan, et est le point de départ de l'Autoroute des Héros, une section de l'Autoroute 401 entre Trenton et les bureaux du coroner à Toronto, ainsi nommée en 2007 en leur mémoire. Le colonel Williams est décrit comme étant un pilote "d'élite" et une "étoile montante" des forces armées. Il pilote entre autres pour la Reine Elizabeth II et le Duc d'Édimbourg, le Premier ministre du Canada, le gouverneur-général du Canada, et bien d'autres dignitaires. En février 2010, après son arrestation, Williams est démis du commandement de la base pendant les procédures judiciaires. Jusqu'au 18 octobre 2010, Williams était toujours un officier des forces canadiennes et collectait toujours un salaire estimé entre 128 220 et 143 400 $ par année. Toutefois, le 19 octobre, après être reconnu coupable, des procédures d'expulsion ont été entamées, et Williams fait face à un déshonneur militaire et à une demande de remboursement de salaire perçu depuis février 2010.

 

________________

 

Enquête et arrestation :

 

 Jessica Lloyd, 27 ans, disparait le 28 janvier 2010. Les enquêteurs identifient des traces de pneus laissées dans la neige près de la résidence de Lloyd. Exactement une semaine après sa disparition, la police provinciale de l'Ontario enquête auprès des automobilistes de l'autoroute près de sa maison, dans l'espoir d'identifier le véhicule utilisé. L'opération est un succès, car un officier reconnait les pneus de la Nissan Pathfinder du colonel Williams. Le 7 février 2010, Williams est arrêté dans l'ouest de Quinte après 10 jours de recherche. Après une interrogation de neuf heures durant laquelle il confesse tous ses crimes, tôt le lendemain matin il amène les enquêteurs à la dépouille de sa victime, à moins de 13 minutes de son lieu de résidence. Le colonel est aussi accusé du meurtre de la caporale Marie-France Comeau, qui avait été retrouvée morte chez elle fin novembre 2009. En plus des accusations d'homicides, Williams est accusé d'effraction à domicile, de séquestration, et d'agressions sexuelles sur deux autres femmes près de Tweed, toujours en Ontario. Williams est formellement accusé par la Couronne le 8 février 2010. Les forces canadiennes annoncèrent le même jour qu'un commandant par intérim le remplacerait (Dave Cochrane, désigné 11 jours plus tard), et sa biographie est retirée du site du Ministère de la Défense nationale le lendemain. Quelques heures à peine après l'annonce de l'arrestation de Williams, des services de police à travers le pays ont rouvert des dossiers d'homicides non-résolus impliquant des jeunes femmes dans les endroits où Williams avait résidé, dans l'espoir de le relier à ces crimes. Ils auraient agis en fonction d'un témoignage complet de Williams. Une semaine après son arrestation, la police indique avoir identifié une empreinte de sa botte dans l'un de ces homicides. En plus des 4 premiers incidents, l'enquête se porte aussi sur 48 vols de lingerie féminine, remontant à 2006.

 

______________

 

 Procès et détention :

 

 Le 22 juillet 2010, Williams comparait par vidéo-conférence depuis le Centre de détention de Quinte devant la Cour de Justice de l'Ontario, à Belleville. Il est convenu que sa prochaine comparution serait le 26 août 2010. Williams décline aussi son droit à l'enquête préliminaire, et par conséquent sa prochaine comparution est fixé à la Cour Supérieure de Justice de l'Ontario pour le 7 octobre 2010. L'avocat de Williams indique que son client allait plaider coupable des 82 chefs d'accusation pesant contre lui. Le 18 octobre 2010, Williams plaide coupable de tous les chefs. Le premier jour des procédures, il est révélé des détails sur des crimes sexuels qu'il a commis, soulignant entre autres des tendances pédophiles. Le 21 octobre 2010, Williams est condamné a deux peines de prison à vie pour meurtres au premier degré, deux sentences de 10 ans de prison pour agressions sexuelles, et 82 sentences d'un an de prison pour cambriolage. Toutes les sentences seront purgées en parallèle et Williams ne pourra pas demander de libération conditionnelle avant 25 ans. Williams purgera sa peine au pénitencier fédéral de Kingston, en Ontario. En novembre, les Forces canadiennes brûlent l'uniforme de Williams, un geste symbolique qualifié de « sans précédent » par d'anciens militaires.

 

hebergeur image

Valery Fabrikant .

22/11/2011 18:18 par TueursEnSerie

  • Valery Fabrikant .

    Valery Fabrikant .

    22/11/2011 18:18 par TueursEnSerie

Valery Fabrikant (né le 28 janvier 1940 à Minsk, URSS - )

 est un ancien professeur en génie mécanique à l'Université Concordia de Montréal, au Canada.

Il est l'auteur de la fusillade survenue dans cet établissement le 24 août 1992, il purge actuellement une peine d'emprisonnement à perpétuité pour le meurtre de quatre collègues.

_____________

 

 Biographie :

 

 Valéry Fabrikant est né le 28 décembre 1939 à Minsk, capitale de la Biélorussie, d’une famille d’origine juive. Son père, Isaac Fabrikant, était médecin et faisait de la recherche sur la tuberculose, laquelle était, à l’époque, aussi importante que peut l’être aujourd’hui la recherche sur le SIDA. Spécialiste dans son domaine, il a publié, avant la guerre, un livre sur la tuberculose. La mère de Valéry, Pesya Yudelevna, occupait un emploi en tenue de livre, jusqu’à ce que la famille déménage en Allemagne en 1946. Dès le déclenchement de la Grande Guerre Patriotique, le 22 juin 1941, Isaac Fabrikant a été enrôlé dans l’armée et y a servi à titre de médecin militaire. C’est ainsi, en vertu de son statut professionnel, qu’on lui a conféré le grade de lieutenant-colonel de l’armée russe. Lorsque la guerre s’est terminée, en 1945, il servait à Berlin où sa famille l’a rejoint en 1946. C’est là que Valéry a commencé à fréquenter l’école primaire. Malgré le fait que la guerre était terminée et qu’il désirait retourner à la vie civile, Isaac Fabrikant n’a pu obtenir la permission de quitter l’armée. Sa famille est donc restée en Allemagne jusqu’à ce que le lieutenant-colonel Fabrikant soit transféré, en 1949, à Ivanovo au nord- ouest de Moscou. Bien qu’il soit né en réalité le 28 décembre 1939, la date de naissance inscrite sur le certificat de naissance de Valéry Fabrikant est le 28 janvier 1940. Cela s’explique par l’anecdote suivante. Pendant la guerre, tous les documents relatifs à la naissance de Valéry ont été perdus. Lorsqu’un nouveau certificat de naissance a été émis, la mère de Valéry, qui voulait retarder d’un an l’enrôlement obligatoire de ses fils, a changé la date de naissance de décembre 1939 à janvier 1940, soit un mois plus tard, mais dans l’année civile suivante. Elle a fait de même pour l’année de naissance du frère de Valéry. C’est ainsi que Valéry et son frère ont pu profiter d’une année additionnelle avant d’être enrôlés dans l’armée. Bien que vivant en URSS, la famille Fabrikant n’a jamais vraiment adhéré à l’idéologie communiste. Contrairement à ce qui peut avoir été dit, le Dr Isaac Fabrikant n’a jamais été un communiste fervent. Au contraire, il a toujours été très critique face au régime communiste. Son attitude et son idéologie ont d’ailleurs joué un rôle important dans ce que devait être plus tard son fils Valéry. Ce dernier, en effet, dès son jeune âge, a quitté le Komsomol (Ligue des jeunes communistes), chose qui était à peu près impensable et que très peu de jeunes osaient faire à l’époque. Les dossiers scolaires indiquent que Valéry Fabrikant excellait dans tous ses cours, tant au primaire et au secondaire qu’à l’Institut d’Énergie d’Ivanovo où il a terminé son cours d’ingénierie mécanique avec la mention honneur. Un jour, alors qu’il était étudiant au collège, ses parents l’entendirent parler de sujets politiques avec sa petite amie. Ils sont devenus livides et, dès qu’elle fut partie, l’avertirent qu’elle était une informatrice du KGB. Valéry savait bien que le frère de son amie travaillait pour le KGB, mais elle lui avait dit qu’il était en Sibérie et qu’ils ne se parlaient pas. Valéry ne pouvait croire qu’une jeune fille avec qui il entretenait une relation amoureuse puisse informer le KGB à son sujet. Il ne porta donc pas attention aux avertissements de ses parents et le regrettera, comme nous le verrons plus tard. Ayant déjà écrit trois documents de recherche alors qu’il était étudiant à Ivanovo, il sera accepté au programme de second cycle de l’Institut d’Énergie de Moscou, sans avoir à compléter les examens usuels d’admission. Il étudiera et complètera son doctorat sous la direction de l’un des ingénieurs les plus reconnus de Russie, le Dr. V.V. Bolotin. Pendant ses études, il habite avec trois autres étudiants dans un petit logement de deux pièces. Lorsque son frère fait sa demande d’admission au programme de deuxième cycle à l’Institut, sa demande est refusée, malgré le fait que ses notes sont supérieures à celles de tous les autres candidats. Indigné, ne voyant à ce refus aucune raison valable, Valéry Fabrikant accuse l’Institut d’antisémitisme. C’est alors que le professeur Bolotin le convoque à son bureau et lui déclare sans détour que s’il ne se tait pas, il n’aura d’autre choix que de l’expulser. En 1966, Valéry complète son doctorat en génie mécanique avec la mention honneur. Il est alors âgé de 26 ans et cherche un emploi dans ce domaine. Il n’est pas question cependant pour lui de travailler à Moscou. La loi en vigueur à l’époque, en effet, interdit d’embaucher à Moscou un non-résident de cette ville. De plus, tous les nouveaux diplômés doivent, pendant au moins deux ans, accepter le travail qu’on leur propose, généralement dans un endroit éloigné, sinon les autorités refusent de leur remettre leur diplôme. C’est ainsi que Valéry accepte un poste d’enseignement à l’Institut de Technologie Aéronautique de Rybinsk, une ville située à un peu moins de 300 km au nord de Moscou. À l’Institut de Technologie Aéronautique, Fabrikant mentionne à l’occasion à ses étudiants que le Parti communiste et le régime communiste ne sont pas ce qu’il y a de mieux dans le monde et qu’ils ne doivent pas croire les yeux fermés tout ce qu’ils lisent dans les journaux, mais plutôt utiliser leur propre intelligence pour parvenir à leurs propres conclusions. C’est à cette époque que Fabrikant rencontre pour la première fois Galina, une jeune étudiante qui deviendra éventuellement son épouse. Deux ans après son entrée à l’Institut, suite à une décision rendue le 3 juillet 1969 par le caucus du Parti Communiste de l’Institut, Valéry Fabrikant était congédié. Se doutant qu’il y avait plus dans son renvoi que les motifs officiellement invoqués et que le KGB avait sûrement un mot à dire dans cette affaire, Fabrikant s’est rendu, quelques jours plus tard, aux bureaux du KGB et a demandé de rencontrer le chef du KGB de Rybinsk. Il a été reçu par son assistant qui, loin de nier l’implication de KGB dans son renvoi, lui a expliqué que son congédiement n’était pas motivé seulement par quelques remarques faites pendant ses cours, mais par une longue suite de comportements similaires. Ce qui a le plus étonné Fabrikant lors de cette entrevue fut l’extraordinaire efficacité du service de renseignement du KGB. Ils connaissaient parfaitement bien des actions et paroles dont il ne se souvenait plus lui-même. Il était absolument étonné de tout ce qu’ils connaissaient dans les moindres détails à son sujet… Et tout était vrai! Ils savaient, entre autres, qu’il avait pendant ses études à Moscou accusé l’Institut d’ingénierie électrique d’antisémitisme, lorsqu’ils ont refusé d’accepter son frère au deuxième cycle. Mais la plus grande surprise de Valéry fut lorsqu’il entendit sortir de la bouche de cet officier du KGB des paroles qu’il n’avait dites à personne, sinon à la jeune fille qu’il fréquentait alors qu’il était au collège. C’est alors qu’il comprit à quel point il avait été naïf dans son ignorance du domaine des relations humaines et stupide d’avoir négligé ainsi la sagesse de ses parents. En quittant les bureaux du KGB, Fabrikant se dit que le KGB était bien le seul organisme en Union soviétique à fonctionner avec l’efficacité et la précision d’une horloge suisse. Il ne comprenait pas cependant pourquoi un si haut gardé du KGB avait pris la peine de passer plusieurs heures à parler ainsi avec lui. Ce n’est que quelques années plus tard qu’il en comprendra la raison. Ayant perdu en 1969 son emploi à l’Institut de Technologie Aéronautique de Rybinsk, il se trouva un nouvel emploi comme programmeur-analyse à la Manufacture de Moteur Aéronautique de Rybinsk. À sa grande surprise, à peine un an plus tard, en 1970, on l’invitait à occuper un poste d’Instructeur en Mécanique théorique à l’Institut Polytechnique d’Oulianovsk (Simbirsk). Il était bien connu, en effet, qu’une personne congédiée pour des raisons politiques ne pouvait jamais être réintégrée dans un poste d’enseignement. Dans sa naïveté, Valéry pensait que c’était à cause de ses qualités exceptionnelles d’enseignant qu’on lui avait accordé cette faveur. Il avait appris en effet que, quelques mois après son départ, un sondage avait été effectué auprès des étudiants de l’Institut technologique d’où il avait été congédié et qu’à la question : « Qui selon vous est le meilleur enseignant? » une majorité d’étudiants avaient inscrit son nom bien qu’ils savaient qu’il n’enseignait plus là et qu’il avait été congédié pour motifs d’instabilité politique. Selon les dossiers de l’Institut Polytechnique d’Oulianovsk, Valéry Fabrikant était un homme de sciences brillant. Deux ans plus tard, en 1972, il était promu Professeur titulaire. Ce n’est qu’en 1973, cependant, qu’il comprit les véritables raisons de sa réinsertion dans le corps enseignant. Cette année-là, il fut approché par le KGB d’Oulianovsk qui lui suggéra de devenir un de leurs informateurs. L’officier qui le rencontra lui promit que, s’il acceptait de collaborer avec eux, il aurait une brillante carrière. Il lui mentionna même que sa promotion d’agrégé était un acompte pour ses « futurs services ». Sans le menacer ouvertement, il lui rappela que, s’il refusait, le fait d’avoir déjà été congédié pour des raisons politiques ne lui permettrait plus de continuer à occuper un poste d’enseignement. Il n’y a pas de permanence dans les universités soviétiques. Les contrats de tous les professeurs doivent être renouvelés tous les quatre ans par le Conseil d’Éducation (Learned Council). Ce renouvellement est habituellement automatique, sauf pour ceux qui sont jugés politiquement douteux. Cette procédure a été mise en place par les autorités soviétiques afin de se débarrasser de ceux qui ne sont pas politiquement fiables, sans avoir à leur reprocher quoi que ce soit. Une telle décision est sans appel, sauf dans les cas d’irrégularité procédurale. À cette même époque, le renouvellement du contrat d’un professeur venait d’être refusé sans que rien ne lui soit reproché et le bruit courait à l’effet que cette décision était politique. Il n’y avait aucun doute dans l’esprit de Fabrikant qu’il était le prochain sur la liste s’il ne quittait pas de lui-même. En 1973, Valéry Fabrikant a donc quitté son emploi de Professeur agrégé à Institut Polytechnique d’Oulianovsk. Le prix que dut payer Fabrikant pour rester fidèle à ses principes d’honnêteté et refuser de collaborer avec le KGB fut particulièrement élevé. Les portes d’une carrière académique lui étaient désormais définitivement fermées. Il réussit cependant à dénicher un emploi comme chercheur à l’Institut de Systèmes de Contrôle Automatisés d’Ivanovo. Efim Scheinberg, le premier patron de Fabrikant, était une personne excentrique et querelleuse qui maîtrisait l’art de se mettre à dos quiconque travaillait dans sa division, de sorte que tous les employés de cette division furent éventuellement transférés dans une autre division, incluant Fabrikant, et que Scheinberg se retrouva à la tête d’une division qui ne comptait plus aucun employé. Chacun était surpris de cette situation et se demandait pourquoi Scheinberg n’était pas congédié ou rétrogradé. Une rumeur circulait à l’effet qu’il était un informateur du KGB et que c’est pour cette raison qu’il était traité si « gentiment ». Fabrikant fut donc transféré dans une division où il occupa un poste de programmeur. Selon son nouveau chef de division, Igor Liakishev, Fabrikant était un scientifique compétent. En 1976, alors qu’il occupait son dernier emploi à Ivanovo, Valéry Fabrikant, âgé alors de 36 ans, épouse Galina, la jeune femme qui avait été son étudiante à Rybinsk dix ans auparavant. Selon un couple d’amis des Fabrikant, les Golod, Valéry n’était pas du genre enclin à s’adonner à de nombreuses activités sociales. Sa vie était entièrement centrée autour de son travail et de sa famille. « En autant qu’il avait une chaise, ses deux ordinateurs et une table de travail dans sa chambre, il était heureux », déclarera Inessa Golod. Fabrikant affirmera lui-même que son travail et sa famille ont toujours été pour lui toute sa vie. « Si on m’avait laissé seul, ajoute-t-il, personne ne serait mort et je ne serais pas maintenant en prison. » La famille étant très importante pour Fabrikant, ce dernier avait un vif désir d’avoir des enfants. Quelque temps après son mariage, n’ayant toujours pas d’enfant, Valéry a décidé de consulter une clinique médicale à cet effet. Un test de sperme fut alors effectué par le Dr Galina Osokina. Lorsque Fabrikant reçut les résultats du test indiquant qu’il était infertile, il constata que le test n’avait pas été fait selon les normes et que les résultats étaient par conséquent erronés. Le système soviétique ne permettait pas de consulter un autre médecin que celui qui vous était assigné en fonction de l’adresse de votre domicile. Il était donc impossible pour Fabrikant d’obtenir un nouveau test par un autre médecin. Il retourna donc à la clinique pour y rencontrer le Dr Osokina et lui montrer, livre médical à l’appui, comment les tests devaient être faits. Face au refus de cette dernière de reprendre ses tests, il porta plainte au département de la santé à l’effet qu’elle était incompétente. Valéry Fabrikant se rappelle le cas d’un garçon de 10 ans qui est décédé au Canada à cause de l’ignorance d’un médecin qui n’a pas su détecter une appendicite. Les docteurs ignorants ne sont pas seulement au Canada, affirme-t-il, il y en a un grand nombre en Union soviétique. Et pour appuyer ses dires, il souligne le fait qu’il s’est marié au Canada le 23 décembre 1981 et que son fils est né le 21 septembre 1982. Quelle meilleure preuve peut-on avoir, demande-t-il, de l’ignorance de ce médecin russe et du fait qu’il avait, lui, raison? À l’Institut d’Ivanovo, malgré le fait qu’il occupait un poste hiérarchiquement peu élevé, Valéry Fabrikant jouissait d’un salaire nettement supérieur à la moyenne. En fait, son salaire était équivalent à celui du directeur de l’Institut. Cette anomalie était due au fait que l’échelle salariale était calculée en fonction du degré d’éducation et qu’il possédait un doctorat en sciences, ce que même le directeur de l’Institut ne possédait pas. Fabrikant était conscient que cette situation était propice à susciter de la jalousie à son égard. Le poste qu’il occupait était sujet à renouvellement tous les quatre ans, bien que ce renouvellement soit généralement fait de façon automatique. Pour refuser de renouveler un tel contrat, un vote de plus de 50% des 15 membres inscrits du Conseil supérieur de l’établissement était requis. En 1978, fait quasiment sans précédent, une majorité des membres présents du Conseil supérieur de l’Institut vota en faveur du non renouvellement de son contrat, quoique des contrats d’employés beaucoup moins compétents aient été renouvelés sans problème. Fabrikant était convaincu que la majorité des membres du Conseil étaient des informateurs du KGB (sinon ils n’auraient jamais pu atteindre un poste si important). Il vit donc dans ce geste une nouvelle manœuvre du KGB pour lui faire comprendre qu’ils avaient le pouvoir de l’atteindre peut importe où il irait et qu’il avait tout intérêt à accepter de devenir informateur pour eux. Le KGB savait qu’une perte d’emploi l’atteindrait sérieusement et le placerait dans une situation où il ne lui resterait plus d’autre option que d’accepter de collaborer avec eux. Ce n’est cependant pas ce qui se produisit. Le fait que le directeur de l’Institut, plusieurs mois après le vote, n’ait toujours pris aucune mesure de congédiement à son égard devint rapidement pour Fabrikant une confirmation que ses soupçons étaient exacts et que le but du KGB n’était pas réellement de le congédier. Fabrikant décida donc de passer à l’action et de pousser le directeur de l’Institut à appliquer la résolution de congédiement qui avait été votée. Fabrikant adopta cette ligne de conduite pour deux raisons. Tout d’abord, il voulait montrer au KGB qu’il n’avait pas peur d’eux. Deuxièmement, il avait déjà résolu que, s’il ne pouvait obtenir justice dans un cas aussi flagrant, il quitterait le pays. En effet, la décision de le congédier avait été adoptée par une majorité des membres du Conseil présents, mais non, comme le prévoyait le règlement, des membres inscrits, plusieurs membres étant absents lors de la tenue du vote. Cette décision était donc illégale, ayant été prise à l’encontre de la règle de procédure établie. Étant donné qu’il considération déjà la possibilité de quitter le pays, Fabrikant voulait, de plus, éviter à sa famille des représailles advenant une telle éventualité. En effet, la population russe savait très bien que la majorité de ceux qui quittaient le pays le faisaient non pas parce qu’ils étaient maltraités, mais pour des raisons économiques, afin de profiter des salaires supérieurs versés à l’Ouest. Ceux qui quittaient le pays étaient par conséquent très mal vus. Ils étaient considérés comme des traitres et leur famille qui restait derrière en subissait les contrecoups. Il était donc important pour Fabrikant de démontrer à la communauté qu’il subissait une telle injustice qu’il ne lui restait plus d’autre choix que de quitter le pays. Il pensait surtout à sa mère et à sa femme qui ne pourraient quitter le pays avec lui. L’idée qu’on pourrait penser qu’il avait quitté le pays dans le seul but de profiter d’un meilleur salaire le troublait aussi profondément, puisqu’une telle attitude était complètement opposée à ses principes moraux. Après plusieurs mois de pression, le Directeur l’a finalement officiellement congédié. Suite à ce congédiement, Valéry logea une plainte à Moscou contre le service du KGB d’Ivanovo. Il se rendit aussi personnellement à Moscou, au Comité Central du Parti Communiste, et demanda de rencontrer le Secrétaire responsable de l’industrie légère. Il rencontra son adjoint et lui décrit ce qui s’était passé. Le Secrétaire adjoint lui promit de faire enquête. Au cours de cette rencontre il avait laissé à Fabrikant l’impression qu’il sentait que le KGB d’Ivanovo avait commis une stupidité et cherchait un moyen de sauver la face. Peu de temps après son retour de Moscou, on a d’ailleurs offert à Fabrikant d’être réembauché au même salaire, à titre d’Ingénieur sénior, ce qu’il a refusé. Cette offre était loin d’être humiliante, au contraire. À titre d’Ingénieur sénior il n’aurait normalement pas eu droit à l’imposante surprime qu’il recevait à cause de son diplôme scientifique. On faisait donc une exception à la règle pour lui. De plus, s’il acceptait cette offre, il obtenait un emploi à vie, puisque le poste d’Ingénieur sénior était un poste permanent et non sujet à révision tous les quatre ans comme celui de Chercheur. Il s’agissait en fait, selon lui, d’une admission indirecte d’avoir mal agi à son égard. Suite à son renvoi, Valéry Fabrikant décida donc d’intenter une action civile pour motif de vice de procédure, demandant à être réintégré à son poste original. Il invoquait le fait qu’une majorité des membres présents seulement avait voté pour son renvoi et non une majorité des membres inscrits. Le procès eut lieu en décembre 1978 devant la juge Kovaleva qui rejeta son action. Ce jugement confirma la décision de Fabrikant de quitter l’Union soviétique. En vertu des lois d’immigration en vigueur en Union soviétique, aucune personne possédant une autorisation sécuritaire ne pouvait quitter l’Union soviétique. Malheureusement, Galina, l’épouse de Fabrikant, possédait une telle autorisation. Il lui était donc impossible de quitter l’Union soviétique avec son mari. De plus, une personne mariée ne pouvait quitter l’Union soviétique sans son époux. Bien qu’ils fussent toujours amoureux, Galina et Fabrikant ont donc été obligés de divorcer pour que Valéry puisse quitter l’Union soviétique. Ce fut une situation très éprouvante et bien triste pour ce couple qui s’aimait toujours. Pour pouvoir émigrer, Fabrikant devait obtenir un visa d’émigration. Sa demande fut accordée relativement rapidement après son divorce, si l’on tient compte du fait que la loi, qui exigeait qu’une telle demande soit répondue dans les 30 jours, était rarement respectée. Une fois ses bagages enregistrés à Moscou, Fabrikant prit le train pour quitter l’Union soviétique. Galina tint à l’accompagner le plus longtemps possible. Ils réservèrent donc une cabine pour deux, avec toilette et douche – une marque de confort qu’on ne retrouve pas dans les trains en Amérique – et firent le chemin ensemble jusqu`à Brest. C’est là qu’ils se séparèrent, Galina promettant de s’occuper de la mère de Valéry en son absence. Le fait de l’avoir ainsi accompagné jusqu’à Brest fut, pour Fabrikant, une grande marque de considération et de courage de la part de Galina. Il immigre au Canada en 1979 et entre dans l'enseignement à l'Université Concordia en 1980, où il devient professeur agrégé au département de génie mécanique en 1990. Il étudie la théorie de l'élasticité, portant sur l'étude des contraintes qui s'exercent sur un milieu continu solide lorsqu'il est sollicité ou déformé. Il publiera des ouvrages (sur les thèmes de la mécanique de la rupture, la théorie du potentiel, ou encore la mécanique du contact) de génie mécanique en 1985 et 1989. Au plan personnel, il était marié, et il est père de deux enfants. À Concordia, Fabrikant se plaint de s'être fait refuser la titularisation à quatre reprises, accuse ses employeurs de chercher à le congédier, et s'oppose fermement à la pratique de créditer certaines personnes en tant que co-auteurs de publications auxquelles elles n'ont pas vraiment contribué. En 1992, il poursuit en justice deux collègues pour que leurs noms soient retirés de publications qu'il avait lui-même écrites dans les années 1980. Fabrikant devait d'ailleurs comparaître le 25 août 1992, soit le lendemain de ce qui allait devenir le jour de la fusillade, pour outrage au tribunal. Lors d'une audience précédente en Cour supérieure du Québec, il avait accusé le juge en chef Allan B. Gold, chancelier de l'université Concordia de choisir « ses juges les plus corrompus » pour entendre sa cause1. Au début des années 1990, Fabrikant est victime d'une crise cardiaque. Les choses s'enveniment à son retour après sa convalescence, et culminent avec la tuerie du 24 août.

 

_________

 

Tuerie de l'Université Concordia :

 

 La fusillade orchestrée par Valery Fabrikant survient au neuvième étage de l'Université Concordia, au pavillon Henry F. Hall, le 24 août 1992.

 Les victimes sont les professeurs Matthew Douglas (66 ans), Michael Hogben (52 ans) et Jaan Saber (46 ans), ainsi que le titulaire de la chaire de génie électrique et informatique, Phoivos Ziogas (48 ans).

Une secrétaire, Elizabeth Horwood, sera aussi blessée par balles. Valery Fabrikant avait essayé par plusieurs moyens d'obtenir des armes à feu, impliquant l'université Concordia.

Cette dernière refusera de lui signer une recommandation pour l'obtention d'un permis de transport d'arme à autorisation restreinte, pour le tir à la cible. Dans une lettre envoyée à la Sûreté du Québec et datée du 14 juillet 1992, soit six semaines avant la tuerie, le vice-recteur aux services de l'université explique le refus en invoquant le règlement de l'établissement sur le port d'arme, et indique qu'en raison des différends entre le professeur et son employeur « l'université a toutes les raisons de s'inquiéter de l'obtention par M. Fabrikant d'un permis de port d'arme . Des trois armes utilisées par Fabrikant lors de la fusillade, une première fut achetée par l'enseignant le 13 août 1992, et les deux autres l'ont été par son épouse le jour même du massacre, le 24 août. Valery Fabrikant avait passé avec succès son examen d'initiation aux armes de poing en novembre 1991, et son épouse en juillet de l'année suivante. L'homme était également inscrit dans un club de tir.

 

____________

 

Procès :

 

 Valery Fabrikant s'est représenté lui-même à son procès pour le meurtre de 4 collègues. En cour, il fait preuve d'un comportement jugé excentrique lors des audiences. Le juge suspend alors les procédures pour exiger un examen des facultés intellectuelles de l'accusé, et après qu'il eut été déclaré sain d'esprit, Fabrikant tenta de se défendre pendant cinq mois. Le juge arrêta cependant la procédure et les membres du jury se trouvèrent dans l'obligation de le prononcer coupable de meurtre au premier degré. Il a été condamné à une peine d'emprisonnement à perpétuité. Bien que deux psychiatres aient témoigné favorablement envers lui, l'accusé disait se sentir insulté par ces experts et demanda à rencontrer le docteur Louis Morissette, de l'Institut Philippe-Pinel. Morissette arriva à une position contraire aux deux spécialistes ayant précédemment rencontré Fabrikant. Le psychiatre nota entre autres que les rapports précédant le retour au travail du professeur, en 1992 après une crise cardiaque, avaient toujours fait état de la satisfaction des étudiants de Fabrikant, ainsi que de ses collègues de travail. Il déclara que Fabrikant n'était pas, à son avis, apte à subir un procès, qu'il souffrait de plus qu'un simple trouble de la personnalité, et qu'il devrait être traité par la médication appropriée (chose que le principal intéressé refusait).

 

 ___________

 

Conséquences de la fusillade :

 

 Certains des professeurs qui ont survécu à l'affaire Fabrikant ont vu leur comptes gelés par le Conseil de recherche en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG) suite à une enquête sur les allégations de Fabrikant.

 

______________

 

Autres procédures judiciaires :

 

 En 2000, Valery Fabrikant a été déclaré plaideur quérulent parce qu'il a accumulé les recours futiles et mal fondés en grand nombre devant les tribunaux. Le 5 novembre 2007, Valery Fabrikant se représente en Cour supérieure du Québec pour l'audition d'une plainte déposée avant la tuerie de 1992 (donc avant qu'il ne soit déclaré plaideur quérulent). Il réclame alors près de 600 000 $ en dommage et intérêts à d'anciens collègues de l'Université Concordia qui auraient « profité injustement » de ses travaux et « extorqué » ses documents. Comme à son habitude, Fabrikant - qui se représente sans avocat encore une fois - met à rude épreuve la patience des avocats de la défense et le juge Gilles Hébert. Le 13 novembre, le juge Gilles Hébert se récuse de la cause civile. Il affirme ne plus être en mesure de faire preuve d'impartialité, n'en pouvant plus de supporter les insultes et les récriminations de l'accusé. De sa cellule, Fabrikant accueille la décision en applaudissant. Le 20 novembre, la juge Nicole Morneau reprend les procédures là où son collègue les a abandonnées. Moins d'une semaine après la reprise du procès, le 26 novembre 2007, la juge met fin abruptement au procès en se référant à l'article 75.1 du Code de procédure civile du Québec pour justifier sa décision. Elle estime la cause frivole et sans fondement.

 

______________

 

Aujourd'hui :

 

 Valery Fabrikant purge actuellement sa peine au pénitencier Archambault à Sainte-Anne-des-Plaines, Québec.

Il ne peut être libéré sur parole avant le 24 août 2017.

 L'ancien professeur continue ses recherches académiques de la prison. Il a publié dans le IMA Journal of Applied Mathematics en 20062.

 L'adresse de l'auteur était la suivante : Prisonnier ##167932D, Prison Archambault, Ste-Anne-des-Plaines, Quebec, Canada J0N 1H0.

Il utilise couramment Internet par l'entremise de son fils, notamment Usenet où il argumente en faveur de la théorie du complot.

Ivan Robert Marko Milat .( The Backpacker Killer et The Backpacker Murderer ) .

22/11/2011 17:58 par TueursEnSerie

  • Ivan Robert Marko Milat .( The Backpacker Killer  et  The Backpacker Murderer ) .

    Ivan Robert Marko Milat .( The Backpacker Killer et The Backpacker Murderer ) .

    22/11/2011 17:58 par TueursEnSerie

hebergeur image 

 

Nom de naissance : Ivan Robert Marko Milat

 Surnom(s) : Le Routard Tueur

                  (The Backpacker Killer)

                 Le Routard Meurtrier

                       (The Backpacker Murderer)

Naissance : 27 décembre 1944 (66 ans)

          Guildford

           Nouvelle-Galles du Sud

             (Australie)

Condamnation : 27 juillet 1996

 Sentence : Prison à perpétuité

         Meurtres

Nombre de victimes : 7

 Période : 1989 – 1993

Pays : Australie

État(s) : Nouvelle-Galles du Sud

Arrestation : 22 mai 1994

 

Ivan Robert Marko Milat aussi dit

« The Backpacker Killer » et « The Backpacker Murderer »,

 né le 27 décembre 1944 à Guildford en Nouvelle-Galles du Sud en Australie, est un tueur en série australien responsable des

meurtres de 7 personnes dont cinq étaient

des routards internationaux d'où le nom qui fut donné à cette affaire :

 « Les meurtres des routards ».

Milat fut reconnu coupable des meurtres et

sert actuellement 7 condamnations de peine de prison

à perpétuité plus 18 ans consécutifs. 

____________________________

 

Victimes : 


Deborah Everistovai :

 


 hebergeur image

 

 

Gabor Kurt Neugebauer:

 


 hebergeur image

 

 

Simone Schmidltovai:

 


 hebergeur image

Armes : 


hebergeur image

Robert Andrew Berdella ( Bob ).

11/11/2011 21:52 par TueursEnSerie

  • Robert Andrew  Berdella ( Bob ).

    Robert Andrew Berdella ( Bob ).

    11/11/2011 21:52 par TueursEnSerie

Nom de naissance : Robert Andrew Berdella

Surnom(s) : Bob

 Naissance : 31 janvier 1949

              Cuyahoga Falls

      Ohio

         (États-Unis)

Décès : 8 octobre 1992

 (à 43 ans) (États-Unis)

Cause du décès : Crise cardiaque

Sentence : Prison à perpétuité

   Meurtres

 Nombre de victimes : +6

 Période : 6 juillet 1984 – 5 août 1987

 Pays : États-Unis

État(s) : Kansas City

       Missouri

Arrestation : 2 avril 1988

 

 

 Robert Andrew « Bob » Berdella né le 31 janvier 1949 à Cuyahoga Falls dans l'Ohio aux États-Unis et mort le 8 octobre 1992, était un tueur en série américain de Kansas City (Missouri) qui viola, tortura et tua au moins six hommes entre 1984 et 1987.

 

___________

 

Biographie :

 

 Berdella a étudié au Kansas City Art Institute de 1967 à 1969. Pendant cette période, il fut condamné avec sursis pour avoir vendu des amphétamines. Il fut ensuite arrêté pour possession de LSD et de marijuana, mais les accusations furent abandonnées faute de preuves. En 1969, il acheta la maison au 4315 Charlotte, qui sera la scène de ses crimes. Il travailla comme chef et fini par ouvrir le Bob’s Bizarre Bazaar, une boutique d'articles fantaisies qui vendait aussi des articles pour les pratiques occultes.

 

________

 

Meurtres :

 

 Berdella a été appréhendé le 4 avril 1988, après qu'une victime, qu'il avait torturée pendant une semaine, sauta, nue, du deuxième étage de sa maison. À ce moment-là, il avait déjà enlevé et torturé au moins six jeunes hommes, et le Département de Police de Kansas City le suspectait dans deux autres disparitions. Berdella tenait un journal détaillé sur les tortures qu'il faisait subir à ses victimes mais aussi des polaroïds de celles-ci. Un grand nombre d'images furent récupérés par le Département de Police de Kansas City, et restèrent en leur possession. Il a déclaré qu'il essayait « d'aider » certaines de ses victimes en leur donnant des antibiotiques après les avoir torturées. Il essaya d'arracher un œil à une de ses victimes « pour voir ce qui se produirait ». Il enterra un crâne d'une de ses victimes dans son jardin, et jeta les restes des corps démembrés aux ordures. La police ne récupéra jamais les corps et les laissa à la décharge. Quelques mois avant son arrestation, Berdella fut ramené chez lui par les clients du bar qu'il fréquentait, car il était trop ivre pour conduire. Sur le chemin, Berdella raconta des histoires au sujet des jeunes hommes qu'il avait enlevé et torturé pendant les mois précédents. Personne ne le prit au sérieux vu son état d'ébriété. Il déclara que le film L'Obsédé de William Wyler, tiré du roman du même nom de John Fowles, dans lequel le protagoniste enlève et emprisonne une jeune femme, l'avait inspiré pendant son adolescence.

___________

 

Victimes :

 

 Jerry Howell, 20 ans disparu le 5 juillet 1984

 

Robert Sheldon, 18 ans disparu le 19 avril 1985

 

 Mark Wallace, 20 ans disparu le 22 juin 1985

 

 James Ferris, 20 ans disparu le 26 septembre 1985

 

 Todd Stoops, 21 ans disparu le 17 juin 1986

 

 Larry Pearson, 20 ans disparu le 9 juillet 1987

 

 ____________

 

Mort :

 

 Robert Berdella mourut en 1992 d'une crise cardiaque, après avoir écrit une lettre au ministère pour se plaindre que l'administration pénitentiaire ne lui donnait pas ses médicaments pour le cœur.

 


________

 

 

Scène de crime & victimes :

 

 

 


hebergeur image




 hebergeur image



 hebergeur image



 hebergeur image




 hebergeur image



hebergeur image




 hebergeur image




 hebergeur image




 hebergeur image




 hebergeur image




 hebergeur image

Keith Hunter Jesperson .( The Happy Face Killer ) .

11/11/2011 21:28 par TueursEnSerie

  • Keith Hunter Jesperson .( The Happy Face Killer ) .

    Keith Hunter Jesperson .( The Happy Face Killer ) .

    11/11/2011 21:28 par TueursEnSerie

Nom de naissance : Keith Hunter Jesperson

Surnom(s) : The Happy Face Killer

           (Le Tueur au Smiley)

Naissance : 6 avril 1955 (56 ans)

          Chilliwack

             Colombie-Britannique

          (Canada)

Sentence : Prison à perpétuité

     Meurtres

Nombre de victimes : 8

 Période : 23 juin 1990 – 10 mars 1995

Pays : Canada

État(s) : Californie

       Floride

         Nebraska

     Oregon

        Washington

    Wyoming

Arrestation : 30 mars 1995

 

 

Keith Hunter Jesperson dit également

 « The Happy Face Killer »

(dû au fait que sur les lettres qu'il envoyait à la police et aux procureurs, il y avait toujours un smiley),

né le 6 avril 1955 à Chilliwack en Colombie-Britannique, au Canada, est un tueur en série canadien ayant opéré aux États-Unis.

 

_____________

 

Biographie :

 

 Jesperson a eu une enfance violente et troublée sous le joug d'un père alcoolique et dominateur.

Traité comme un paria par sa propre famille et taquiné par les autres enfants pour sa grande taille à un jeune âge, Jesperson était un enfant solitaire qui a montré une propension à torturer et tuer des animaux.

 Malgré qu'il ait eu constamment des ennuis dans sa jeunesse, dont deux fois tenté de tuer des enfants qui lui avait causé des ennuis, Jesperson eut un diplôme d'études secondaires, a obtenu un emploi comme chauffeur de camion, s'est marié et a eu trois enfants.

En 1990, après 15 ans de mariage, Jesperson divorça et vit son rêve de devenir policier dans la Gendarmerie royale du Canada stoppé après une blessure.

C'est après son retour à la conduite de camions, que Jesperson a commencé à tuer.

Jesperson est connu pour avoir tué huit femmes au cours de cinq ans.

 La strangulation a été sa méthode préférée, la même méthode qu'il a souvent utilisé pour tuer les animaux étant enfant.

Après que le corps de sa première victime, Taunja Bennett, a été trouvé, l'attention des médias s'est tournée vers Laverne Pavlinac, une femme qui a faussement avoué avoir tué Bennett avec son petit ami violent.

Jesperson a été bouleversé parce qu'il ne recevait pas l'attention qu'il voulait, il dessina alors un visage souriant sur le mur salle d'une salle de bain où il a écrit une confession anonyme pour l'assassinat, à des centaines de miles de la scène du crime.

Parce qu'il n'obtint pas de réponse, il commença à écrire des lettres aux médias et aux procureurs.

Plusieurs de ses victimes étaient des prostituées et des SDF sans aucun lien avec lui, mais sa victime finale fut depuis assez longtemps sa petite amie.

 Cette connexion est finalement ce qui a conduit à sa chute.

Bien que Jesperson ait affirmé avoir tué jusqu'à 160 personnes, seulement huit meurtres ont été confirmés.


John Martin Crawford .( The Lady Killer ) .

11/11/2011 21:14 par TueursEnSerie

  • John Martin Crawford .( The Lady Killer ) .

    John Martin Crawford .( The Lady Killer ) .

    11/11/2011 21:14 par TueursEnSerie

Surnom(s) : The Lady Killer

(Le Tueur de Femmes)

Sentence : Prison à perpétuité

     Meurtres

Nombre de victimes : 4

Période : 1992 – 1993

Pays : Canada

 Arrestation : 1993

 

 

 

John Martin Crawford dit « The Lady Killer », est un tueur en série canadien.

 

 _____________

 

 

 Crimes :

 

 Crawford a été condamné en 1981 à 10 ans de prison pour homicide involontaire dans le meurtre de Mary Jane Serloin, à Lethbridge, en Alberta.

Alors que sous surveillance policière, Crawford agressa sexuellement Thérèse Kematch, qui avait été elle-même arrêtée, tandis que Crawford ne l'était pas.

 Crawford a été reconnu coupable en 1996 du meurtre de trois femmes autochtones de Saskatoon en 1992 : Eva Taysup, Shelley Napope et Calinda Waterhen.

Crawford purge actuellement trois peines de prison à perpétuité dans le pénitencier de la Saskatchewan.

 

 ___________

 

Réaction des médias :

 

 Un livre, écrit par Warren Goulding , traite du fait que Crawford a commis des crimes sur des personnes marginalisées et d'origine indienne, cela dans l'indifférence totale de la population canadienne et que les médias ont joué un rôle dans ce que Crawford a fait.

 


Victimes :

 


hebergeur image



 hebergeur image



 hebergeur image

Sid Ahmed Rezala . ( Le Tueur des Trains ) .

02/11/2011 22:26 par TueursEnSerie

  • Sid Ahmed Rezala . ( Le Tueur des Trains ) .

    Sid Ahmed Rezala . ( Le Tueur des Trains ) .

    02/11/2011 22:26 par TueursEnSerie

Surnom(s) :

 Le Tueur des Trains

Naissance : 13 mai 1979 El-Biar

    (Algérie)

Décès : 28 juin 2000 (à 21 ans)

Lisbonne

(Portugal)

Cause du décès : Suicide

      Meurtres

 Nombre de victimes : 3

Période : 13 octobre 1999 – 14 décembre 1999

Pays : France

 État(s) : Limoges

              Amiens

           Calais

Arrestation : 11 janvier 2000

 

 

___________

 

 

Sid Ahmed Rezala (El-Biar, Algérie, 13 mai 1979 - Lisbonne, Portugal, 28 juin 2000), surnommé le Tueur des Trains1, est un tueur en série français2, auteur présumé de trois meurtres de femmes commis en France entre octobre et décembre 1999. Réfugié au Portugal, il se suicide avant son extradition et son procès.

 

_________

 

 Résumé des faits :

 

 Sid Ahmed Rezala naît en Algérie et grandit à Birkhadem, dans la banlieue d'Alger, où il mène une scolarité plutôt normale. Arrivée en France durant l'été 1994, la famille Rezala s'installe à Marseille, fuyant les violences qui touchaient le pays à l'époque. Sid Ahmed quitte l'école la même année, en quatrième, et en 1995, il est pour la première fois fiché comme délinquant. Commence alors presque aussitôt sa descente aux enfers : fugues, consommation de drogue et d'alcools forts, vols de voiture et vols à la roulotte, dégradations, actes de violence et de délinquance divers et son premier viol en février 1995 : il n'a pas encore seize ans. Dans l'un des sous-sols de la gare Saint-Charles de Marseille où il a l'habitude de traîner, il viole un adolescent de treize ans et demi, le menaçant d'un couteau : le 7 décembre 1995, il est condamné par le tribunal pour enfants de Marseille à quatre années de prison dont dix-huit mois ferme et trente mois de mise à l’épreuve. Son ADN sera également prélevé pour analyse. Incarcéré à la prison de Luynes (Bouches-du-Rhône), il se montre très agressif envers le personnel. Entre deux crises d'épilepsie, Sid Ahmed détruit plusieurs fois sa cellule et n'échappent pas aux divers sanctions disciplinaires. Dès sa sortie fin 1996, il retombe dans l'errance et la délinquance, et il est condamné à cent heures de travail d'intérêt général pour avoir volé une montre aux abords de la gare Saint-Charles puis, en février 1999, il est de nouveau condamné à de la prison ferme pour l'agression d'un vigile SNCF avec arme blanche. En détention provisoire pour cette agression depuis mai 1998, toujours à la prison de Luynes, des codétenus se seraient plaints d'abus sexuels commis par Rezala mais ces affaires seront classées sans suite, faute de preuves. Les surveillants l'ont classé « sujet à risque » : « Il était très agressif envers le personnel, n'acceptait aucune remontrance, il était dangereux, imprévisible, toujours à fleur de peau », raconte un gardien. À mon avis, il ne relevait pas de l'emprisonnement classique, la prison ne pouvait rien pour lui car il lui manque des tas de cases. ». Il sort de prison le 29 juin 1999 et se rend à Amiens pour rendre visite à son ex-compagne de vingt ans avec qui il a eu une petite fille née en 1998. Cette dernière l'a cependant quitté alors que Sid était toujours en détention, quand elle a su qu'il avait violé un codétenu à la maison d'arrêt de Luynes où Rezala a eu deux affaires de violences sexuelles, qui n'ont pas été instruites : dans un cas, la victime a retiré sa plainte ; dans l'autre, les éléments étaient jugés insuffisants. À Amiens, il entame une vague formation dans l'hôtellerie. Il avait également tenté, sans succès, de rentrer dans la Légion étrangère, à Aubagne. Cependant, il reste toujours aussi instable et continue ses errances dans les trains de toute la France (il est d'ailleurs verbalisé quarante-deux fois pour ne pas avoir acheté de billet de transport), vivant d'expédients, de vols à l'arraché, de deal8 et de la prostitution. Sid Ahmed Rezala est suspecté d'au moins trois meurtres de jeunes femmes : s'il refuse de les reconnaître sur son procès verbal face à la police, il les avoue plus tard à Aziz Zemouri, journaliste du Figaro Magazine. Ce dernier parvient à entrer facilement en contact avec Rezala, se faisant passer pour le beau-frère de ce dernier auprès des gardes portugais. Il raconte également son viol subi à l'âge de 9 ans en Algérie : « Je me suis fait violer à l'âge de 9 ans par des jeunes du quartier, ils sont tous passé sur moi, ils étaient sept ou huit, ils avaient entre 20 et 30 ans. En Algérie, quand ça t'arrive, tu ne peux en parler à personne. Si tu portes plainte, c'est la honte. Mais ça se passe plus souvent qu'on croit dans les quartiers. ».

 

_________

 

Les victimes de Rezala :

 

 « Souvent je ne sais plus ce qui m'arrive.

J'ai l'impression d'être dans une voiture qui roule à 200 à l'heure et que la personne à côté de moi veut me pousser dehors.

 Alors c'est elle ou moi. »

Sid Ahmed Rezala .
 

Isabel Peake :

 Isabel Peake, jeune britannique de vingt ans étudiant en France, assassinée le 13 octobre 1999 dans le train Limoges-Paris alors qu'elle compte se rendre en Angleterre. Selon des témoins, elle rencontre Rezala en gare de Limoges. Dans le train, ce dernier tente vainement de la violer avant de la jeter, probablement toujours vivante, par la fenêtre du train en marche (roulant à près de 150 km/h). Isabel Peake meurt sur le coup, sa tête heurtant un pylône. Son corps désarticulé est retrouvé à la Gare de Chabenet du côté de Châteauroux. Les résultats de l'autopsie, difficile à cause de la violence du choc et l'état du cadavre, ne permettent pas de savoir, entre autres, si la victime a eu des rapports sexuels juste avant de mourir. À propos d'Isabel Peake, Rezala raconte : « Elle était très douce. On a sympathisé à la gare de Limoges, il était 3 heures du mat'. Elle allait à Paris, elle devait rejoindre son mec en Angleterre, elle voulait l'appeler. Elle m'a demandé mon portable, je lui ai prêté. J'ai toujours aidé les autres. Si tu a froid, je peux enlevé ma chemise et te la donner. Mes parents m'ont appris. Elle a téléphoné à son mec, elle a tiré sur mon joint. J'ai encore vu ce flash... ».

 

Émilie Bazin:

 

 Émilie Bazin, jeune étudiante de vingt ans qui aurait eu une brève aventure avec Rezala en octobre 1999 et dont le corps a été retrouvé le 17 décembre de la même année dans une cave d'Amiens, au 56 rue Jules-Lefebvre, sous le propre petit appartement de Rezala. Ce dernier laisse ses traces : dans la cave, un mégot de cigarette à rouler et du sperme sur le corps de la victime ; dans l'appartement, du sang de la victime sur les murs. La victime a certainement été frappée avant d'être étranglée avec une chemise en jean retrouvée autour du cou du cadavre. Une voisine et amie de Rezala, logeant à l'étage du dessus, dira plus tard avoir entendu des cris et des coups vers 22h/22h30 ; d'autres témoins disent avoir entendu vers minuit du bruit dans les escaliers comme si l'on descendait une grosse malle (certainement Rezala descendant le cadavre). L'autopsie réalisée sur le cadavre de la victime conclura au fait qu'elle était morte étranglée et que son agresseur avait eu une relation sexuelle avec elle. Sur ce meurtre qu'il avoue plus tard de sa prison portugaise, il dit à Aziz Zemouri du Figaro Magazine :

 « J'ai fait la connaissance d'Émilie à l'université d'Amiens. Je vendais du shit. (...) Elle sortait avec deux mecs. Il y en avait un, c'était un gros. Une fois, je l'ai vu pleurer, ça m'a fait pitié. J'étais en train de connaître la même situation avec Nadia (sa femme). À elle, je ne pouvais pas lui faire du mal. Il pleurait parce qu'il souffrait avec Émilie. (...) Je l'ai tué pour venger son mec. Trente secondes avant, je ne savais pas que j'allais la tuer. C'est un flash, tu la vois morte, c'est comme un ordre qu'on te donne en image et après, tu l'exécutes. ». 

__________

 

Corinne Caillaux :

 

 Corinne Caillaux, une mère de famille de trente-six ans originaire du nord de la France, découverte morte par des contrôleurs SNCF dans les toilettes du train de nuit Calais-Vintimille, le 14 décembre 1999, vers 3 heures du matin, au niveau de la gare de triage de Perrigny. Son corps est lacéré de quatorze coups de couteaux, au visage, dans le cou, sur l'abdomen et dans le dos. Rezala, qui est descendu en gare de Dijon à 02h39 du matin, a été verbalisé quelques heures plus tôt pour défaut de billet. Sa casquette souillée de sang est retrouvé près du cadavre de la victime. Sur ce meurtre qu'il avoue également plus tard de sa prison, il dit :

 « ...de la pure folie... je voulais juste la voler. Elle était avec son petit chien. Je ne sais pas ce qui m'a pris... je n’ai pas vu qu'elle avait un gamin, parce que je n’aurais rien fait c’est sûr... dans le train j’étais défoncé. À l’époque, je buvais deux litres de Jack Daniel's par jour, mélangé à du « shit », et je prenais aussi des cachets... ».

__________

 

 L'Ennemi Public N°1 :

 

 Le 15 décembre 1999, se sachant recherché comme témoin dans l'affaire Corinne Caillaux en voyant sa photo dans les journaux (alors que la Police avait demandé aux journalistes de ne pas diffuser tout de suite la photo du témoin-suspect), il quitte le domicile familial de Marseille et fuit en train pour l'Espagne : on le recherche sur Marseille et dans toute la France, mais également en Belgique (pays natal de sa mère) et dans treize autres pays européens ainsi que dans les trois pays du Maghreb, via Interpol. Cependant, des dysfonctionnements judiciaires et des tensions, entre autres, entre les enquêteurs de Dijon et ceux de Marseille nuisent sérieusement à l'enquête et permettent à Sid Ahmed, au physique passe-partout, de s'échapper. En outre, le 13 novembre 1999, un mois avant le meurtre de Corinne Caillaux, il avait déjà été interpellé par les services de douanes, près de Pontarlier, dans le train Genève-Paris, avec vingt grammes de cannabis, un poignard et une bombe lacrymogène. Placé en garde à vue quelques heures, il avait été remis en liberté sur instruction du parquet, son identité n’ayant pas été signalée au fichier des personnes recherchées, et alors que son ADN est connu depuis 1995. Une jeune Nordiste de 18 ans, qui avait voyagé sur le train Paris Vintimille, reconnait Sid Ahmed Rezala dans le journal "La Voix du Nord", comme un flirt qu'elle a eu dans ce même train, étant sûre et certaine de le connaître, elle entra en contact avec la gendarmerie de Landrecies (Nord), qui doutait de son témoignage où après vérifications et expertises (Il lui avait offert sa casquette en sortant du train, dans laquelle les gendarmes ont trouvé des cheveux) ses dires seront reconnus. Elle sera placée sous haute surveillance, la gendarmerie ayant de forte présomptions que Rezala voulait entrer en contact avec elle. La panique gagne vite les voyageurs prenant les trains de nuit et l'« Ennemi public N°1 » est aperçu (à tort) par des témoins partout dans l'Hexagone ainsi qu'en Espagne. Le 20 décembre, un Français vivant en Espagne croit le reconnaître avec une Golf blanche dans une station-service à Murcie. Le 26, deux jeunes voyageuses assurent l'avoir vu descendre du « Hendaye-Nice » à Nîmes. La nuit du 28 au 29, sur le « Nice-Genève », deux voyageurs croient se bagarrer avec lui. Le 24 décembre, la famille Rezala est placée en garde-à-vue. Le 28 décembre, les parents de Rezala appellent à sa reddition, sans succès. En Espagne, Rezala est arrêté pour vol pendant la semaine de Noël et placé en garde-à-vue avant d'être relâché après trois jours de détention, sur décision d'un juge. Sid Ahmed Rezala avait été arrêté à Madrid pour un vol à l'étalage. Il était pourtant déjà à l'époque sous surveillance, via Interpol, dans tous les pays européens de l'espace Schengen. Un porte-parole du ministère espagnol de l'Intérieur de l'époque avait rappelé, sous le sceau de l'anonymat, que les délinquants cachaient souvent leur identité au moment de leur arrestation. Selon lui, un individu aurait pu être arrêté puis relâché sur décision d'un juge avant que l'identité ait été vérifiable auprès d'Interpol. En janvier 2000, repéré à cause de ses appels téléphoniques vers la France, il est localisé au Portugal, dans la banlieue de Lisbonne; le 11 janvier, il est arrêté par la police française et portugaise alors qu'il s'apprêtait à se rendre à Madrid pour s'envoler vers les îles Canaries, billet en poche. Il était arrivé au Portugal le 27 décembre, en clandestin, à la gare Santa Apolonia de Lisbonne, et se faisait passer pour un certain "Aki", un algérien sans papiers de 22 ans. Il sera recueilli par un certain Armando, un homosexuel de 42 ans avec qui Rezala aura une courte liaison. Emprisonné au Portugal, il refuse son extradition vers la France où il risque la perpétuité. Or le Portugal est à l'époque le pays d'Europe le moins répressif, la demande d'extradition est rejetée parce que la Constitution portugaise (article 33.4) interdit l'extradition de suspects risquant la perpétuité, à moins que l'État requétant fournisse des garanties suffisantes qu'une telle condamnation ne sera pas appliquée. Cependant, en mars 2000, la cour d'appel de Lisbonne autorise son extradition vers la France, après que la Chancellerie eut fourni une lettre indiquant que Rezala ne risquait pas la perpétuité (étant accusé d'homicide volontaire, non d'assassinat, il risquait 30 ans). La décision est confirmée par la Tribunal suprême de justice portugais le 24 mai, mais Rezala porte le cas devant la Cour constitutionnelle portugaise, qui dispose de 80 jours pour statuer. Mercredi 28 juin 2000, vers 23 heures : en plein Euro 2000 et alors que la prison-hôpital de Caxias où Rezala est incarcéré est en fête (le Portugal joue ce soir-là son match de demi-finales contre l'équipe de France), il se suicide en mettant le feu à sa cellule, à l'aide de son matelas, sans avoir été jugé et condamné : l'affaire Rezala est ainsi close. Peu de temps auparavant, dans l'une de ses lettres adressées à ses parents, Sid Ahmed Rezala écrivait :

« J'ai tout perdu dans la vie,

il me reste qu'à la rendre au créateur ».

 Le 10 novembre 2004, le mari (veuf) de Corinne Caillaux obtient la condamnation de la SNCF pour « manquement à ses obligations de sécurité »: l'entreprise publique devra lui verser quelque 223 000 € d'indemnisation à titre de dédommagements.

Nadir Sedrati .( Le dépeceur du canal ) .

02/11/2011 22:13 par TueursEnSerie

  • Nadir Sedrati .( Le dépeceur du canal ) .

    Nadir Sedrati .( Le dépeceur du canal ) .

    02/11/2011 22:13 par TueursEnSerie

Nadir Sedrati

(surnommé également le dépeceur du canal)

est un tueur en série français né en 1938 de parents algériens et condamné pour les assassinats de trois personnes commis en 1999.

 Les divers morceaux de deux corps (le troisième corps n'a jamais été retrouvé) ont été jetés dans le canal de la Marne au Rhin, près de Nancy.

 Dans son parcours judiciaire il a été mêlé a cinq disparitions et condamné pour 3 meurtres.

 

 ______________

 

 Crimes et châtiment :

 

 Nadir Sedrati a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une peine de sûreté de 20 ans en 2002 et en 2003 la Cour d'Appel l'a condamné à la même peine, cette fois-ci assortie d'une peine de sûreté de 22 ans.

 

______________

 

Le premier corps :

 

En mai 1999, un pêcheur découvre un pied droit humain dans le canal de Nancy.

 Il prévient de suite la Police fluviale qui arrive sur les lieux ; au départ la police pense que le pied a été sectionné à cause d'une hélice à bateau. Puis le lendemain une tête humaine complètement putréfiée et méconnaissable est repêchée à 500 mètres de l'endroit où le pied droit avait été découvert.

 Quelques jours plus tard ce sont des os, un sternum, des côtes ainsi qu'une troisième rotule (c'est-à-dire qu'il y a une deuxième victime) qui sont repêchés dans les environs du canal.

Le lendemain c'est une main qui est découverte à proximité du canal de Nancy ; enfin une semaine après la première découverte (le pied droit humain) c'est le pied gauche qui est repêché par la Police Fluviale.

 Le médecin légiste en charge de rassembler les divers morceaux de corps humain constatent que les membres ont été sectionnés de manière chirurgicale et exclut l'hypothèse d'un accident : il s'agirait donc d'un homicide.

 Les policiers ne peuvent pas prélever une empreinte digitale sur la main retrouvée car elle est dans un tel état de décomposition qu'ils ne peuvent effectuer ce type d'analyse.

Les policiers de la Brigade Fluviale envoient la main à analyser à Paris où se trouve la seule section de recherche apte à résoudre ce type de problème. Quelques semaines plus tard le laboratoire réussit à mettre un nom sur la main retrouvée : le cadavre du canal est celui de Hans Gassen, un Allemand qui a purgé une peine de prison et qui est sorti depuis quelques mois.

Les policiers apprennent que Gassen vivait chez Hans Muller, un autre Allemand lui aussi ex-prisonnier.

 D'ailleurs les policiers découvrent que Muller a signalé la disparition de Gassen le 21 mai 1999, 1 semaine avant la découverte du corps dépecé de ce dernier dans le canal.

Muller raconte qu'il a signalé la disparition de Gassen 24 heures après ne plus avoir eu de nouvelles de ce dernier car tous deux s'appelaient plusieurs fois par jour et que Gassen devait lui donner des nouvelles, ce qu'il n'a pas fait.

Les policiers apprennent par la même occasion que Hans Gassen recevait beaucoup d'appels téléphoniques de deux endroits : un foyer à Nancy et un appartement près de Nancy.

Au cours d'une perquisition dans les deux endroits les policiers découvrent qu'un certain Philippe Grossiord appelait régulièrement Gassen et que ce Grossiord n'est qu'un alias utilisé par un certain Nadir Sedrati pour éviter d'être appréhendé.

 Nadir Sedrati est lui aussi bien connu des services de police car il a été arrêté pour escroquerie et usurpation d'identité et qu'il a partagé la même cellule que Gassen et de Muller. Sedrati est sorti de prison en mars 1999.

 Muller et Sedrati sont tous deux arrêtés pour une confrontation. Muller déclare que Hans Gassen est parti de chez lui à 4 h du matin car il avait un rendez-vous le 21 mai.

 Gassen devait le rappeler mais il ne l'a jamais fait. Les appels téléphoniques prouvent bien que Hans Muller était chez lui au moment de la disparition de son ami, ce qui innocente Muller.

Quant à Nadir Sedrati il raconte que c'est Muller qui a tué Gassen au cours d'une dispute qui a mal tourné : il déclare que Muller, Gassen, deux Hollandais et deux Marocains étaient chez lui pour discuter affaire (un supposé trafic) et que lui était parti car cette affaire ne le concernait pas , au préalable il a entendu Gassen et Muller se disputer violemment et vu Muller tuer Gassen.

 Les policiers français et allemands ne le croient pas et perquisitionnent chez Nadir Sedrati.

Dans son appartement ils découvrent un broyeur à végétaux, un couteau de cuisine, une scie de boucher et plusieurs tâches brunâtres sur le sol, l'évier et sur la broyeuse à végétaux.

Les policiers pensent à du sang mais n'ont aucune preuve qu'il s'agisse de cela. De plus en fouillant davantage dans l'appartement ils se rendent compte qu'un sac est dissimulé dans un coussin.

Ce sac contient un bocal rempli d'une poudre blanche et les policiers croient qu'il s'agit de drogue (cocaïne ou héroïne).

Quelques semaines plus tard les policiers apprennent que la poudre blanche prélevée chez Sedrati est du cyanure, ce qui laisse entendre que Sedrati aurait empoisonné Gassen avec du cyanure (les policiers découvrent également que Nadir Sedrati a acheté les 20 kg de cyanure sous l'identité d'un certain Joel Royer).

Les policiers commencent à entrevoir le scénario qui a pu se passer chez Sedrati : Gassen avait rendez-vous avec Philippe Grossiord mais c'est Nadir Sedrati qui l'a reçu.

Sedrati a dû dire à Gassen qu'il devait attendre Grossiord; ce dernier tardant à venir Sedrati aurait proposé à Gassen une tasse de café mélangée avec du cyanure. Gassen suffoque, s'évanouit et quelqu'un (sans doute Nadir Sedrati) aurait dépecé le corps de Gassen dont les divers morceaux ont été jetés dans le canal.

Mais ce qui intrigue les policiers c'est la tête de Gassen qui était dans un état de décomposition avancée.

Ils pensent que la tête a été jetée dans le canal il y a 6 semaines alors que Gassen est mort il y a 2 à 3 semaines.

En fouillant de nouveau dans l'appartement de Sedrati ils découvrent au sous-sol de la chaux et apprennent que la chaux permet de retarder l'identification d'un corps lorsqu'un membre du corps humain est plongée dans ce produit, d'où la tête de Gassen qui semble plus putréfiée que les autres membres retrouvés.

 Nadir Sedrati est déferré devant le Juge d'instruction et est écroué par la suite.

Il clame son innocence et les policiers découvrent que Sedrati n'avait aucun mobile apparent pour tuer Hans Gassen si ce n'est l'argent car Sedrati a dérobé la carte bancaire de la victime pour effectuer quelques retraits (300Fr).

Le deuxième corps[modifier] Les policiers doivent désormais résoudre le mystère de la troisième rotule retrouvée en même temps que les morceaux de Gassen.

Ils apprennent que Gérard Steil et Norbert Ronfort, deux autres taulards qui connaissaient aussi Nadir Sedrati, ont disparu depuis le printemps 1999.

 Les policiers pensent que Steil ou Ronfort est la deuxième victime retrouvée dans le canal.

Pour cela ils décident de faire appel à la famille des deux disparus pour prélever un échantillon ADN.

Cela s'avère compliqué mais les policiers réussissent tout de même à récolter l'ADN de deux personnes (un proche de Gérard Steil et un proche de Norbert Ronfort).

En attendant les résultats l'enquête permet d'établir que Gérard Steil est sorti de prison en octobre 1998 et qu'il a trouvé du travail pour 6 mois à Strasbourg en tant que chauffeur-livreur et loge dans un foyer à Strasbourg.

 Son contrat arrivant bientôt à échéance Steil pense trouver du travail car un certain Philippe Grossiord l'a contacté pour du travail au sein de sa société Inter Europe Diffusion.

Gérard Steil fait le voyage en train de Strasbourg à Nancy pour l'entretien d'embauche qu'il doit avoir avec Grossiord et doit être de retour à Strasbourg le lundi matin.

Steil arrive à la société Inter Europe Diffusion qui s'avère être une société fictive inventée par Philippe Grossiord (alias Nadir Sedrati).

 Le siège de la société se trouve en effet dans une pièce se situant à l'arrière de l'appartement de Nadir Sedrati.

 Puis Nadir Sedrati appelle le foyer dans lequel loge Steil et dit que Gérard Steil ne reviendra pas car il a commencé son travail au sein de la société.

Les policiers en concluent très rapidement que Sedrati a tué Steil.

En revanche le mobile de ce crime est inconnu mais les policiers pensent que le seul intérêt pour Sedrati à avoir tué Gérard Steil était la maigre pension de retraite que touchait Steil.

D'ailleurs la deuxième rotule appartient à Gérard Steil et les policiers ainsi que la Brigade Fluviale de Nancy décident de draguer tout le canal pour essayer de retrouver les éventuels restes de Steil.

En novembre 1999 des restes sont repêchés dans le canal et appartiennent effectivement à Gérard Steil.

 

_______________

 

Une troisième victime ? :

 

 Par ailleurs Norbert Ronfort, une autre connaissance de Nadir Sedrati également disparue tout comme Gérard Steil, est sorti de prison début 1999 et avait un projet : reprendre contact avec sa famille et acheter un camping-car.

Les policiers apprennent aussi que Ronfort avait parlé de ses projets à Nadir Sedrati et qu'il avait reçu un appel téléphonique de la société Inter Europe Diffusion.

La société se vantait de vendre des campings-car et, attiré par l'offre d'un certain Philippe Grossiord, Norbert Ronfort avait accepté de le rencontrer pour acquérir le camping-car.

Depuis cette conversation Norbert Ronfort a disparu et son corps n'a toujours pas été retrouvé.

 Nadir Sedrati est inculpé pour l'homicide volontaire de Hans Gassen, de Gérard Steil et de Norbert Ronfort même si le corps de ce dernier n'a pas été retrouvé.

 

_____________

 

Procès :

 

 Le procès de Nadir Sedrati s'ouvre en avril 2002 et doit durer plusieurs jours.

Nadir Sedrati, assez sûr de lui, clame toujours son innocence. Puis au cours de ce procès la broyeuse à végétaux retrouvée chez Sedrati est présentée dans la Cour d'Assises pour être examinée.

En vérité la broyeuse à végétaux ne contient rien qui pourrait accabler Nadir Sedrati : en effet aucun morceau de corps humain n'a été retrouvé dans la broyeuse.

Personne ne sait donc si la broyeuse a pu servir ou non à dépecer Hans Gassen ou Gérard Steil.

En revanche le sang retrouvé sur le lino et sur l'évier permettent d'affirmer que Nadir Sedrati a tué sa victime ou ses victimes dans la cuisine.

A l'issue du procès Nadir Sedrati est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une peine de sûreté de 20 ans.

Nadir Sedrati décide de faire appel de la décision.

 

___________

 

 Second procès :

 

 Le deuxième procès en appel de Nadir Sedrati s'ouvre en mai 2003. Dans ce deuxième procès Nadir Sedrati parait fatigué et triste.

 Puis un coup de théâtre survient : une femme emprisonnée qui connait Norbert Ronfort affirme l'avoir vu en 2000 (soit 1 an après l'arrestation de Nadir Sedrati).

Un huissier est assermenté pour aller interroger cette femme sur ce qu'elle sait.

La jeune femme affirme de nouveau connaitre Norbert Ronfort et qu'elle l'a croisé en 2000.

Son témoignage parait cohérent et de bonne foi.

L'esprit de Norbert Ronfort plane alors sur le procès de Nadir Sedrati.

Les experts psychiatres déclarent que Nadir Sedrati est le genre de personnes qui pourrait récidiver à tout moment.

D'ailleurs il a usurpé l'identité de deux autres personnes aujourd'hui disparues (une disparue en 1985 et une autre en 1995) et est accusé de les avoir assassinées.

Les corps de ces deux personnes n'ont jamais été retrouvées.

 Les jurés n'ont pas pris en compte le témoignage de la femme emprisonnée et ont condamné Nadir Sedrati à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une peine de sûreté de 22 ans.

 Nadir Sedrati décide de se pourvoir

en Cassation mais son pourvoi est rejeté en octobre 2003.

Affaire Habib Grimzi .

02/11/2011 21:57 par TueursEnSerie

 

L'affaire Habib Grimzi est une affaire criminelle au cours de laquelle,

 le 14 novembre 1983, Habib Grimzi est assassiné

 par défenestration du train Bordeaux-Vintimille

par trois candidats à l'engagement à la Légion étrangère,

pour des motifs racistes.


_____________

 

 Résumé des faits :

 

 Habib Grimzi, touriste algérien de 26 ans en visite en France,

 quitte Florence, sa correspondante et amie, pour rentrer en Algérie.

 Il prend l'express 343 Bordeaux-Vintimille de 22 h 27.

Vers minuit, trois voyageurs allant à Aubagne

 passer les tests d'engagement dans la Légion étrangère,

 Anselmo Elviro-Vidal, 26 ans,

 Marc Béani, 20 ans, et

Xavier Blondel, 24 ans, se déplacent dans le train

 et jettent un œil dans les compartiments,

Elviro-Vidal tombe sur Grimzi qui porte un baladeur, il l'attrape,

 le jette dans le couloir et le roue de coups.

Le contrôleur Vincent Pérez intervient et le change de wagon,

 mais les trois reviennent une nouvelle fois et l'agressent de nouveau.

Grimzi résiste, supplie et hurle,

 mais les autres voyageurs n'interviennent pas.

 Il sera jeté du train par Elviro-Vidal près de Castelsarrasin à 0 h 20. 


___________

 

Le procès :

 

 Le procès des trois meurtriers s'est tenu, à Montauban,

 devant la cour d'assises de Tarn-et-Garonne,

 à partir du 22 janvier 1986.

 Des manifestations sont organisées par le MRAP

et l'Amicale des Algériens en Europe pour protester contre ce crime.

 Le 25 janvier 1986, Anselmo Elviro-Vidal et Marc Béani

ont été condamnés à perpétuité,

des circonstances atténuantes ont été accordée à Xavier Blondel,

qui a été condamné à quatorze ans de réclusion criminelle.

Suite à un vice de forme Marc Beani a été condamné en 1987,

 lors d'un deuxième procès,

 à vingt ans de réclusion par la cour d'assises de la Haute-Garonne.